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Lens sans les ors

Lens sans les ors
Par Eurosport

Le 01/08/2008 à 00:00Mis à jour

Relégué, le Racing Club de Lens a perdu une grande partie de ses meilleurs joueurs à l'intersaison mais sera le grand favori du Championnat de France de Ligue 2 qui s'ouvre ce soir. Les Nordistes espèrent imiter Nantes qui n'a passé qu'une saison à l'étag

LE FAVORI : LENS
Côte : *****

Si l'image n'était pas éculée, on pourrait avancer que le Racing Club de Lens va devoir aller au charbon cette saison. Relégué en Ligue 2 après un exercice cauchemardesque, le club de Gervais Martel espère se refaire une santé en 2008/2009 et, plus que tout, retrouver sa place parmi l'élite dès le printemps prochain. Pour ce faire, les Sang et Or vont devoir batailler dans un championnat qu'ils n'avaient plus l'habitude de fréquenter.

Pour mener à bien cette mission, Jean-Guy Wallemme, qui a succédé à Jean-Pierre Papin, va s'appuyer sur un groupe qui a perdu une partie de ses cadres à l'intersaison (Bisevac, Carrière, Hilton, Monterrubio...) et qui est allé piocher chez le voisin valenciennois des joueurs susceptibles de mener à bien l'opération remontée (Chelle, Doumeng, Roudet). Sur le papier, les pensionnaires de Félix-Bollaert ont les moyens de leurs ambitions. A confirmer sur le terrain.

Rescapé de la saison dernière, Vedran Runje n'est pas inquiet. "Il y a toujours un traumatisme, mais c'est comme ça que l'on voit qui est assez grand et compétiteur pour assumer le challenge ! Le prochain match, c'est Lens-Dijon. Ce ne sera pas Lyon, assume-t-il sur le site du RCL. Mais, géographiquement, ce pas loin non plus... Les nouveaux amènent un bon état d'esprit, d'autres restent et ceux qui veulent partir, travaillent quand même."

LES PRETENDANTS AU PODIUM :
Côte : ***

STRASBOURG : Les Alsaciens connaissent la recette. En 2002 et 2007, Strasbourg avait retrouvé l'élite sitôt après être descendu dans l'antichambre de la L1. Une remontée express, c'est l'objectif avoué des hommes de Jean-Marc Furlan cette saison. Le coach a été maintenu malgré un parcours chaotique en 2007/2008. Une série record de 12 défaites consécutives a plombé l'avenir du RCS en L1. Direction l'étage inférieur malgré un début de championnat encourageant (4e après 5 journées). A l'été, les dirigeants ont entamé une impressionnante opération dégraissage.

Les transferts des jeunes perles (Bellaïd, Gameiro, Mouloungui) ont permis à Strasbourg de remplir les caisses et certains contrats (Johansen, Dos Santos, Camadini) n'ont pas été renouvelés. Le club de Philippe Ginestet a misé sur des joueurs rompus aux joutes de L2 et du National pour se renforcer (Correia, Marcos entre autres) et comptera sur ses tauliers (Cohade, Paisley, Ducrocq, Fanchone, Lacour). Reste à savoir quel visage présentera Strasbourg : celui séduisant et offensif de l'été dernier ou celui frileux de la fin de saison dernière ?

METZ : Après une saison en enfer, Metz retrouve son jardin. Celui qui l'avait couronné champion en 2006/2007 après un exercice parfaitement maîtrisé. Depuis, Metz a vécu l'une des pires saisons de son histoire : 24 défaites, 64 buts encaissés et seulement 24 points d'engrangés. Seul motif d'espoir, le sursaut de fin de saison et l'arrivée d'Yvon Pouliquen qui a redonné confiance à un groupe moribond. Reste que Metz a payé au prix fort sa descente.

Exit les Pjanic, Aguirre, Diop. Les Grenats, en grande difficulté financière, avaient besoin de liquidités. Les Mosellans restent malgré tout compétitifs avec quelques guerriers (Cardy, François, Rocchi, Strasser, Vivian), des jeunes talents (Bourgeois, Delle) et des attaquants rôdés aux joutes de l'antichambre (Gueye, Cissé, Chapuis). Sur le papier, l'effectif est l'un des plus redoutables de Ligue 2. Mais Metz saura-t-il se relever de sa saison cauchemar ?

TROYES : Traumatisé. Le club de l'Aube est marqué au fer rouge par sa série de 11 matches sans victoire qui a clôturé le précédent exercice. Troyes a longtemps eu la faveur des pronostics comptant jusqu'à 12 points d'avance sur Grenoble. Mais la fin de saison fut calamiteuse. Une panne sèche qui a coûté l'accession à l'ESTAC et sa place à Denis Troch. Pour se refaire une santé, Troyes a pioché dans l'effectif d'Amiens. Ainsi, Ludovic Batelli, ancien coach des Picards, a pris la succession de Troch.

Pour pallier au départ du prolifique duo Noro-Danic (16 buts à eux deux la saison dernière), leurs deux créateurs partis en Ligue 1, les Aubois ont enrôlé deux anciens Amiénois, et non des moindres. Fabrice Fiorèse et Titi Buengo, quatrième meilleur buteur de L2 l'an dernier, sont venus grossir les rangs d'une formation ambitieuse. Troyes vise la Ligue 1 et rien d'autre. Les Aubois en ont les moyens. A condition d'être régulier jusqu'au bout...

LES OUTSIDERS :
Côte : **

Derrière les équipes attendues, d'autres formations pourraient tirer leur épingle du jeu. Montpellier, l'éternel outsider, veut enfin conclure. Depuis leur relégation en 2004, les Héraultais n'ont jamais pris part à la lutte pour la montée. Incapables de s'adapter au style de jeu estampillé L2. Leur dernier exercice fut plutôt encourageant (8e). Avec Jourdren, Souleymane Camara, Ouadah ou encore Lacombe, le club de Louis Nicollin a des arguments pour se distinguer.

Tout comme Sedan qui a terminé au pied du podium l'an dernier, à cinq points de Grenoble. Reste que les Sangliers ont entamé un véritable lifting. Landry Chauvin, ancien coach de la réserve rennaise, a pris les rênes d'une équipe largement remaniée. Amalfitano ou Sartre s'en sont allés, David Suarez et Alexis Allart ont posé leurs valises dans les Ardennes. L'objectif affichée : retrouver l'élite. Mais les places seront chères et la concurrence promet d'être coriace.

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