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Nancy et Sochaux rétrogradés en National 1 par la DNCG

Nancy et Sochaux rétrogradés en National 1 par la DNCG
Par Eurosport

Le 12/06/2019 à 21:01Mis à jour Le 12/06/2019 à 22:20

LIGUE 2 - Coup de théâtre en Ligue 2. Sauvés sur le terrain, l'AS Nancy-Lorraine et le FC Sochaux viennent d'être officiellement rétrogradés en National 1 par la DNCG, le gendarme financier du football français.

Nancy, 14e de L2, et Sochaux, 16e de L2, qui croyaient avoir acquis leur maintien sportif sur le terrain, n'ont pas passé le cap du gendarme financier du football français (DNCG) qui les a rétrogradés en National 1, l'échelon inférieur, a indiqué mercredi la Ligue (LFP). Sochaux et Nancy ont indiqué faire appel. Les clubs avaient six jours pour interjeter appel après notification de la décision. Il sera examiné par la commission fédérale d'appel de la DNCG (cour qui relève de la Fédération, et non plus de la Ligue comme en première instance).

Le Gazélec Ajaccio et Béziers sauvés ?

Ces rétrogradations, si elles sont confirmées en appel, pourraient faire l'affaire du Gazélec Ajaccio, 18e et barragiste, et du 19e de L2, Béziers. Sous réserve que ces derniers clubs passent eux aussi l'examen de la DNCG. Sochaux est en plein tourment actuellement. La société chinoise Tech Pro Technology, qui avait racheté le club à Peugeot en 2015, s'est en effet engagée à le vendre au groupe chinois Nenking, ou plus exactement à sa filiale Phoenix Time Holdings Limited. Ce qui avait renforcé le flou autour de l'avenir du club.

Li Wing Sang, ancien PDG de Tech Pro qui a cédé la présidence de Sochaux début mai, avait en effet emprunté de l'argent à cette société chinoise afin de financer le budget du club franc-comtois cette saison. Contacté par l'AFP, le FCSM n'avait pas souhaité commenter cette information révélée par l'Est Républicain. Par ailleurs, interrogée sur un éventuel retour de Peugeot au FC Sochaux, la responsable des partenariats de la marque au Lion, Isabel Salas Mendez, avait déclaré sur Europe 1, fin mai, que "le football (était) un sport qui n'(allait) pas trop avec (leurs) valeurs". "Il véhicule des valeurs populaires, et nous, on essaye de monter en gamme", avait-elle déclaré.

Propos polémiques de Peugeot

Ces propos avaient déclenché la polémique et Peugeot avait présenté ses excuses. "La marque comprend l'émotion suscitée par cette maladresse, c'est pourquoi Jean-Philippe Imparato (directeur de la marque) s'est aussitôt excusé au nom de la marque sur Twitter, des excuses que nous renouvelons", avait indiqué le constructeur à l'AFP. Les supporters du FC Sochaux appelaient à un retour de Peugeot, propriétaire historique et fondateur du club, pour tenter de sortir la formation de l'ornière.

Wing Sang Li, ancien propriétaire du FC Sochaux

Wing Sang Li, ancien propriétaire du FC SochauxGetty Images

Peugeot a indiqué regretter la "mauvaise perception" du mot "populaire" qui, selon eux, "n'était pas employé dans un sens péjoratif". Il en va de même pour l'idée de "monter en gamme": "chez Peugeot, monter en gamme, ça veut dire qu'on entend offrir le meilleur à tout nos clients", assure le constructeur. Concernant la stratégie de sponsoring, Peugeot a décidé de "concentrer les ressources sur le tennis", pour une "meilleure efficacité marketing et une cohérence sur le plan international".

Il faut aussi rappeler que le match Sochaux-Grenoble (de même que Rodez-Lyon Duchère en National), joué le 17 mai en dernière journée de championnat, fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte à Paris. Le parquet de Paris a ouvert le 6 juin une enquête préliminaire pour "escroquerie en bande organisée", "corruption active et passive", "blanchiment aggravé" et "association de malfaiteurs délictuelle", confiée au Service central des courses et jeux (SCCJ) de la police judiciaire.

Soupçon sur un match, la justice enquête

Le 17 mai, le FC Sochaux Montbéliard devait remporter ce dernier match de la saison pour se maintenir en Ligue 2. Il s'était finalement imposé contre le Grenoble Foot 38 sur le score de 1 à 0 lors d'un match joué à huis clos. Mais le 23 mai, le journaliste indépendant Romain Molina avait publié une vidéo sur YouTube affirmant avoir appris, quatre jours avant les rencontres incriminées, qu'"il va y avoir des matches arrangés".

Il déclarait ensuite que ses informateurs lui avaient désigné les deux matches en question, lui fournissant à l'avance les résultats et les écarts de but exacts. Le journaliste affirmait avoir prévenu les autorités, s'inquiétant de l'influence possibles de paris sportifs en ligne depuis l'étranger, les deux matches n'étant pas ouverts aux paris en France. Le quotidien L'Equipe rapporte que, selon l'Autorité de la régulation des jeux en ligne (Arjel), ces deux matches "n'ont pas suscité de prises de paris anormales à l'étranger". "Ca fait dix jours qu'il y a des bruits, le club n'a pas réagi et ne réagira pas sur ce sujet", avait-on fait savoir du côté de Sochaux.

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