En toute logique et de toute beauté. Toulouse va retrouver la Ligue 1, deux ans après l'avoir quitté, quelques mois après l'avoir de nouveau touché du doigt lors des barrages contre Nantes. Ce lundi contre Niort, les joueurs de Philippe Montanier n'ont font aucun doute sur le sort de la rencontre et de la soirée, avec une victoire 2-0. Ce succès, le 22e en 35 journées, est synonyme de montée déjà validée mathématiquement à trois journées de la fin de la saison.
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Cela valait bien un envahissement de terrain comme ultime frisson. Au moment d'assurer son retour dans l'élite, le TFC aurait eu de quoi trembler. Et même de voir en un filet cassé avant même le coup d'envoi, ou encore la blessure prématurée de son buteur Rhys Healey dès la 20e minute des signes d'une possible guigne comme les Violets en ont trop connu ces derniers mois.
Au lieu de cela, les locaux n'ont pas mis longtemps à chasser le mauvais œil par leur habituel flamboyance. Sur un très bon service en retrait d'Issiaga Sylla, le capitaine Brecht Dejaegere n'a plus eu qu'à ajuster tranquillement le gardien niortais Mathieu Michel, bien attentif jusque-là (21e). A l'exception d'une rare frayeur sur une incompréhension entre Anthony Rouault et le gardien Maxime Dupé à la demi-heure, les Toulousains sont restés maîtres de leurs émotions, et de leur destin.

Et le Stadium explosa

En contrôle, Toulouse a toutefois pris son temps avant de se mettre complètement à l'abri face à des visiteurs tout sauf décevants, et vainqueurs lors du match aller pour l'une des trois seules défaites toulousaines de l'exercice. Porté par leurs 24 000 supporters en totale fusion, le leader a finalement forcé la décision sur un caviar exceptionnel livré par le meilleur passeur de Ligue 2 Branco van den Boomen, auteur de sa 20e offrande – record égalé dans l'Hexagone – pour Ado Onaiwu, le remplaçant de Healey (78e).
La Stadium a pu laisser exploser sa joie, une libération même après le crève-cœur d'une saison 2020 complètement manquée et conclue dans le silence contraint par le Covid-19. Le club, un historique du football français a été racheté par des investisseurs américains et s'est réinventé. Le TFC, c'est un savant mélange entre un centre de formation de qualité et des joueurs étrangers pour la majorité sortis de nulle part, ou plutôt des datas chères au président Damien Comolli.

Branco Van den Boomen, gachette hors pair et homem fort de Toulouse cette saison

Crédit: Imago

Le plus gros budget de la division a tenu son rang et va désormais se lancer dans une dernière quête, celle du titre, qui tend les bras aux Toulousains, qui comptent huit points d'avance sur Ajaccio, leur dauphin. Un succès à Rodez lundi prochain scellerait la belle aventure, qui pourrait se ponctuer de nombreux records. Avec ses 80 buts, le TFC restera déjà comme l'attaque la plus prolifique depuis 1998-1999 et la formule à une poule unique en Ligue 2. Avec +50, sa différence de buts est à la hauteur de celle de Reims, qui s'était fait la référence des rouleaux compresseurs des annales de la division lors de son sacre en 2018.
La Ville rose espère désormais voir son club se pérenniser en Ligue 1. Avant, peut-être, d'en retrouver les sommets. "Il n'y a pas de raison qu'on ne soit pas en haut du classement de la Ligue 1. Je ne parle pas de places européennes, mais du top 6-8" avait avancé le Président Comolli au moment de sa prise de pouvoir. Il ne lui aura fallu que deux ans pour tenir la première partie de sa promesse.
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