CLARENCE SEEDORF, tout semble aller pour le mieux en ce qui vous concerne ces derniers temps. Cette finale de Ligue des Champions face à Liverpool s'annonce bien ?

C.S. : Oui, je me sens très bien et en bonne forme physique. Mais on travaille beaucoup pour en être là et jouer ce match si important.

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Vous disputez certainement votre meilleure saison en Ligue des Champions. Est-ce l'expérience qui vous permet de vous transcender lors des grands rendez-vous ?

C.S. : Oui, je pense que je réalise mon meilleur parcours en Ligue des Champions. Et ce n'est pas seulement à cause de l'expérience. C'est peut-être le bon moment, le bon match... Tous les ans, je fais en sorte d'améliorer mon jeu. On apprend sans cesse. Je pense également que l'équipe et l'environnement me permettent de mettre mon jeu en avant. Avec chance, ça a été le cas pendant les moments cruciaux de la saison, notamment en Ligue des Champions.

Est-ce à cause du départ d'Andreï Shevchenko que Kaka et vous avez pris de l'ampleur dans le jeu, notamment dans le secteur offensif ?

C.S. : Bien sûr. Les mécanismes et le football d'une équipe changent lorsque les joueurs changent. Nous avons dû évoluer et nous l'avons fait. Kaka marque plus de buts, je suis plus décisif également cette année. Je pense que c'est une évolution assez naturelle.

Venons-en à la finale. L'affiche ne pouvait être plus belle pour vous. Liverpool est pour le Milan AC un adversaire à part depuis 2005...

C.S. : Pour moi, c'est la même chose. Je veux juste jouer la finale et remporter le trophée. Maintenant, il est vrai que Liverpool donne une dimension supplémentaire à ce match. Mais pour moi, une finale se suffit à elle-même.

Si vous pouviez rejouer la finale de la Ligue des Champions 2005, que changeriez-vous pour inverser le dénouement en votre faveur ?

C.S. : Je ne changerais rien. La victoire des joueurs de Liverpool il y a deux ans leur appartient définitivement. Aujourd'hui, la seule chose que nous pouvons faire est de gagner le match de mercredi. Jouer contre Liverpool est une chance pour nos supporters d'effacer le mauvais et douloureux souvenir du passé. Mais je pense qu'il ne faut pas tout mélanger, notamment les sentiments. Nous devons juste nous concentrer sur ce match. Il y a deux ans, nous avions globalement dominé les 120 minutes de la partie. Il faudra essayer d'en faire autant cette fois.

Si jamais vous deviez disputer une nouvelle séance de tirs au but à l'issue de la rencontre, iriez-vous en tirer un ?

C.S. : Je ne crois pas que nous en arriverons là.

Vous avez gagné vos trois C1 face à des équipes italiennes, pensez-vous gagner la quatrième contre un club anglais ?

C.S. : Je ne suis pas superstitieux (sourire).

Vous avez gagné énormément de titres durant votre carrière. Quelle serait la fin rêvée ?

C.S. : Ce que j'aimerais, c'est continuer à être à mon meilleur niveau jusqu'à la fin de ma carrière. Jouer à mon maximum jusqu'au terme. Je me rends compte de ce que j'ai fait. Mais le passé reste le passé et je suis conscient des efforts qu'il faut consentir pour jouer une finale. C'est extraordinaire. Quand j'arrêterai de jouer, j'aurai suffisamment de temps pour me retourner sur ma carrière, me rendre compte de ce que j'ai réalisé et m'en réjouir.

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