Spécialiste : Qui a des connaissances approfondies dans une branche particulière d'un métier, d'un sujet. Le métier ? Entraîneur. Le sujet ? La plus prestigieuse des compétitions européennes. Tout est pesé, analysé, décortiqué. La méthode de beaucoup d'entraîneurs poussée à l'extrême par Rafael Benitez, un amoureux du détail. Aux commandes de Liverpool depuis quatre saisons désormais, il a fait des Reds une machine à gagner sur le continent : une victoire en 2005, une finale en 2007. Pour lui, briller sur la scène européenne est une obligation pour faire oublier que son équipe ne pèse plus en Angleterre. Parmi le "Big Four", Liverpool est le seul club à n'avoir jamais été en mesure de remporter le titre cette année.
L'Europe l'a couronné
Qu'importe, Benitez a toujours fait de la C1 sa priorité absolue. L'Europe a fait Benitez roi. Et il le sait. "Je ne m'inquiète pas vraiment de savoir comment notre saison sera jugée. Ce qui m'intéresse davantage est de voir comment mon équipe peut progresser en Ligue des Champions. Je pense qu'il est important pour nous d'avoir assuré notre quatrième place en Championnat. C'est ce qui a été la clé les années précédentes. Désormais nous devons essayer de franchir l'obstacle des demi-finales." Les choses sont donc claires pour Rafa : l'objectif est la 4e place qualificative pour la C1, il ne s'en cache pas.
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Ballack, enfin
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Cette obsession aux grandes oreilles pourrait coûter cher au technicien espagnol. Car si ses patrons américains lui ont alloué une copieuse enveloppe de 60 millions d'euros, l'objectif initial visait la Premier League. Sevré du titre national depuis 1990, Liverpool commence à s'impatienter. Et les relations de Benitez avec ses dirigeants n'ont cessé de se détériorer à mesure que le trio Manchester-Chelsea-Arsenal s'envolait au classement. L'ancien coach de Valence maintient son cap malgré tout, protégé par son immense cote d'amour auprès des supporters, comme en témoignent leurs processions aux accents quasi-religieux, son portrait en tête, aux abords d'Anfield jours de match.
Spécialiste des fins de saison
Pour autant, à l'image de son club, Benitez jouera gros ce mercredi face à Chelsea. Car à force de tout miser sur la C1, les Reds s'exposent à une sévère déconvenue que le match nul du match aller (1-1) a rendue plus tangible encore. Mais Benitez a deux atouts dans sa manche. Spécialiste de la condition physique, l'Espagnol est l'entraîneur des fins de saison. Après un début souvent poussif, qui aurait encore pu leur coûter l'élimination en poules cette année, ses équipes finissent souvent fort. Mais le maître tacticien s'appuiera aussi et surtout sur son expérience face aux Blues.
Bourreau des Londoniens, il les a déjà sortis à deux reprises de la course à la finale de la C1. "Je sais que Benitez sait comment jouer les grosses équipes. Et je l'apprécie en tant qu'homme et en tant qu'entraîneur", se méfie Avram Grant. Reste un obstacle majeur qui résiste à la science de l'Espagnol : sous l'ère Benitez, les Reds n'ont jamais marqué à Stamford Bridge. Pourtant, ce mercredi, ils seront dans l'obligation de contredire cette statistique sous peine de voir s'envoler la finale. Sûr que Benitez s'est penché sur la question. Il en va de sa réputation de spécialiste.
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