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Les Reds à boulets rouges

Les Reds à boulets rouges
Par Eurosport

Le 06/11/2007 à 18:00Mis à jour

Contraint de l'emporter pour encore se qualifier, Liverpool a rempli son contrat au-delà de ses espérances face à de bien pâles Stambouliotes (8-0). Mais en dépit de cette victoire record, les hommes de Rafael Benitez devront remporter leurs deux prochain

LIVERPOOL-BESIKTAS : 8-0
Buts : Crouch (19e, 89e), Benayoun (33e, 53e, 56e), Gerrard (69e), Babel (78e, 81e) pour Liverpool

Le temps d'une soirée, Anfield a retrouvé son statut d'antre mythique, au firmament d'une scène européenne qui lui a donné ses lettres de noblesse. Le temps d'une soirée, Rafael Benitez a oublié la routine d'un quotidien morose, engluant ses Reds à une modeste septième place de Premier League après une collection de matchs nul invraisemblable (6 en 11 rencontres). Le temps d'une soirée, les Reds ont pris un bol d'air pour abandonner leur peu glorieuse lanterne rouge du groupe A et chavirer au son du "You'll never walk alone" et autres chants fleurissant du côté de la Mersey.

Pâtissant d'un départ catastrophique (un point en trois journées), les vice-champions d'Europe devaient l'emporter pour encore rêver à un huitième de finale de Ligue des Champions. Pari gagné. Avec la manière et un score fleuve record qui surpasse le 7-0 établi quinze jours plus tôt par Arsenal aux dépens du Slavia Prague. Pourtant, rien ou presque ne laissait augurer un tel état de grâce. Sans Fernando Torres ou Pennant, les Reds multipliaient les sorties sans génie, manquant cruellement de fluidité dans leurs offensives et de solidarité défensive, bien à l'image de leur revers humiliant sur les bords du Bosphore, précisément face au Besiktas (2-1).

Le triplé de Benayoun

A défaut de vitesse, Benitez a joué la carte Peter Crouch, titularisé pour la seconde fois seulement de la saison. Un coup de poker payant. Dès l'entame, les Reds, par de longues ouvertures en profondeur, s'en remettent au jeu de tête du géant anglais, tout près d'offrir à Voronin un but précoce salvateur (4e). Appliqués, les Anglais, par les débordements d'Arbeloa côté droit, se rassurent peu à peu et trouvent même la transversale sur une reprise de Benayoun (13e). Mais Crouch aura plus de succès. Au milieu de trois Stambouliotes, l'avant-centre de Liverpool parvient à se faufiler avant de tromper Arikan en deux temps (1-0, 19e).

Le Besiktas tente bien de réagir mais ni Ozkan sur coup-franc (26e), ni Bobo sur un pressing efficace (32e) ne parviennent à troubler la marche en avant des Reds. Profitant d'un bon débordement de Voronin, Benayoun, d'une superbe demi-volée, aggrave le score (2-0, 33e). L'Israélien, qui n'avait encore jamais marqué à Anfield, aura l'honneur rare de réaliser un coup du chapeau pour son coup d'essai, en suivant une frappe puissante de Riise repoussée par le portier stambouliote (3-0, 53e) puis en poussant au fond des filets un coup-franc de Gerrard mal négocié par Arikan (4-0, 56e).

Dès lors, les Reds s'envolent dans une autre dimension. Grâce à un une-deux spectaculaire avec Voronin, Gerrard retrouve le chemin du but (5-0, 69e), avant que Babel, entré à la place de Fabio Aurelio (63e) ne réalise son show. Une talonnade digne d'un Rabah Madjer d'abord (6-0, 78e) puis un contre heureux sur un dégagement de Toraman ensuite (7-0, 81e). Sur un centre de Kewell, le remplaçant aura même l'occasion d'imiter Benayoun mais la transversale en décidera autrement (84e). Qu'importe.

Crouch, l'homme par qui le succès est arrivé, aura le plaisir de clôturer le score d'une tête rageuse (8-0, 89e). Fort de cette victoire flamboyante, les Reds mettent fin à deux mois de disette à Anfield et se relance dans cette Ligue des Champions, qu'ils espèrent remporter pour la sixième fois de leur histoire. Mais avant de rêver, les hommes de Rafael Benitez devront remporter leurs deux prochains rendez-vous européens. Leur prochain contrat.

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