MARSEILLE - BRANN BERGEN : 2-1
Buts : Niang (66e, 90+1) pour Marseille - Sigurdsson (75e) pour Bergen

Pas de tourisme à l'aller. Pas de fioriture au retour. Voilà comment Marseille a obtenu en deux temps, trois mouvements son billet pour le tour principal de la Ligue des Champions, aux dépens des Norvégiens de Bergen. Pour la première fois depuis les saisons 1991/1992 et 1992/1993 (ndlr : Marseille a été exclu de la C1 en 1993/1994), l'OM disputera deux fois consécutivement la phase de poules, avec les grands d'Europe. Une satisfaction à la fois financière et sportive, dont le club ne pouvait se passer.
Mais si la qualification est là, tout n'a pourtant pas été positif dans ce match. Dans un contexte difficile, suite à la mort de deux supporters marseillais samedi dernier, les Olympiens ont mis du temps avant d'entrer dans la rencontre. La pression du contexte, ou du résultat, les a empêchés de se libérer d'entrée face à une formation très regroupée en défense. C'est d'ailleurs Steve Mandanda qui s'est illustré en premier, signe que les premières minutes ont plutôt été à l'avantage des Norvégiens, en repoussant une frappe puissante de Huseklepp (7e). Le couperet est passé tout près. Les joueurs d'Eric Gerets en avaient sans doute besoin pour se réveiller. Car par la suite, ce sont bien les partenaires d'Hatem Ben Arfa qui ont pris les choses en main. Avec un Karim Ziani à la baguette, l'un des hommes en forme en ce début de saison, l'OM a multiplié les offensives, souvent désordonnées toutefois.
Niang ou l'opportunisme récompensé
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Car avec Ben Arfa et Ziani aux commandes, Marseille s'est entêté à vouloir passer dans l'axe. Pas forcément la bonne tactique face à une formation beaucoup plus préoccupée par ses tâches défensives que par son souci d'aller de l'avant pour rattraper son but de retard. Taye Taiwo a cru pourtant forcer le verrou à deux reprises (15e et 19e). Sans succès. Ziani, décidément omniprésent, n'a pas connu plus de réussite (30e et 57e). Et c'est finalement sur un coup du sort que l'OM a trouvé l'ouverture, grâce à l'opportuniste Mamadou Niang. Relativement discret jusque-là, le Sénégalais a exploité une énorme erreur de la défense adverse pour aller ouvrir le score dans le but vide (1-0, 66e). Eric Gerets et les siens n'en demandaient pas tant. Mais tant qu'à faire, autant en profiter.
L'OM s'est tout de même fait peur. La faute à Sigurdsson (1-1, 75e), auteur de l'égalisation. Le Vélodrome a tremblé durant un quart d'heure et a finalement été libéré dans le temps additionnel. L'indispensable Niang y est allé de son doublé, sur un copié-collé de son premier but (2-1, 90e). Cette fois, plus rien ne pouvait leur arriver. La qualification en poche, les joueurs ont alors pu aller saluer leurs supporters, plus que jamais soudés, dans la joie comme dans la douleur. Il y a des soirs comme ça où la victoire, aussi importante soit-elle, n'a pas vraiment la même valeur.
LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)
"Tout le monde rêvait, attendait cette qualification. Je l'ai senti aussi du côté de Julien (Fournier, ndlr), le responsable des finances... C'est bien, ça veut dire qu'on est là. On savait que le résultat du match aller pouvait être un piège, donc on ne voulait pas prendre tous les risques. Tactiquement, on a joué extrêmement mal la première mi-temps. Il y a eu beaucoup d'erreurs. On s'est mis la misère nous-mêmes. Je me suis énervé sur le banc. En seconde mi-temps heureusement, on a mieux fait notre job. Mais dans la seule demi-occasion qu'ils ont eue, ils ont marqué un but, donc finalement on peut être content d'avoir gagné le match."
Le tirage au sort de la Ligue des Champions sera à suivre sur notre site en LIVE VIDEO dès 18 heures, jeudi.
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