BRANN BERGEN - MARSEILLE : 0-1
But : Be. Cheyrou (40e)
Il faudrait une catastrophe à l'Olympique de Marseille pour ne pas disputer la Ligue des Champions pour la seconde année consécutive. Et ce, car un match retour au Vélodrome avec un but d'avance semble être un avantage largement suffisant pour assurer sa place parmi les 32 heureux élus de la phase finale de la C1. Un optimisme qui peut être permis en majeure partie due à la faiblesse de l'opposition proposée par Brann Bergen.
Un match présenté comme "piège" que Gerets choisissait d'aborder avec prudence, ajoutant un milieu défensif (Cheyrou) aux dépens d'un attaquant (Cissé) par rapport au onze aligné à Rennes. Un système payant. Même si les Phocéens ont mis quarante minutes avant de décanter la situation. S'ils monopolisaient - parfois à outrance - la possession de balle, Ben Arfa et consorts ont eu besoin d'une phase de rodage pour transformer leurs maladresses dans les trente derniers mètres en menaces concrètes. Et c'est justement la star montante venue de Lyon qui débloque la situation sur un exploit individuel. Parti de la droite de la surface, le milieu offensif efface trois défenseurs avant de servir Cheyrou dont la reprise à la "Madjer" fit mouche (0-1, 40e).
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Une maîtrise olympienne
Menée, Brann Bergen se retrouve vite embarrassée. La formation coachée par Mons Ivar Mjelde, larguée en championnat, a passé le reste de la partie à se demander de quelle manière elle pouvait contrecarrer les plans d'un OM impressionnant de maîtrise. Sa défense avec deux rideaux défensifs dans les trente derniers mètres explose sous les accélérations de Koné et Ben Arfa (dans un rôle d'électron libre) et se laisse surprendre par Cheyrou, souvent présent dans les intervalles. Marseille insiste mais ne concrétise pas. Niang (61e), Cissé (85e) et Kaboré (90e) n'ont pu qu'effleurer l'idée d'un break d'avance.
Si l'arrière garde scandinave a souffert, celle de Marseille s'est rassurée après le naufrage défensif essuyé à Rennes (4-4). Une défense composée sans Erbate, coupable désigné des erreurs de Bretagne et suppléé en Norvège par Zubar, qui offrait un bilan satisfaisant à Eric Gerets. Un bilan qui a bien failli être terni dans le temps additionnel lorsque, sur coup-franc, Vaagan Moen trouvait le haut de la transversale (90e+2). Plus tôt, c'est un sauvetage d'Hilton devant Karadas qui préservait l'essentiel (75e). Quelques frayeurs qui n'empêchaient pas la logique du terrain de s'afficher au tableau d'affichage lors du coup de sifflet final. Même si l'OM aurait pu (dû ?) gagner plus largement en Norvège, la qualification demeure en excellente voie.
LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)
"On a certainement fait sinon le plus dur, du moins une bonne partie du chemin. Nous avons réussi à marquer, ce qui était notre objectif, sans prendre un but. Et nous avons eu environ 60% de possession du ballon. L'adversaire a couru derrière le ballon la plupart du temps. Je suis donc très satisfait de ce résultat, même si je regrette que nous n'ayons pas pu donner plus souvent le ballon en profondeur. Concernant Zubar, je suis plus satisfait pour lui que pour moi. Car cela fait un moment que je répète, avec Cup (Dominique Cuperly, son adjoint, ndlr) qu'il a tout pour devenir un grand stoppeur. Je l'ai vu jouer avec beaucoup de confiance, face à un joueur plus grand. Face à un grand gabarit, c'était d'ailleurs un choix logique de le titulariser. Cela ne veut pas dire du tout qu'on ne reverra plus Erbate (titulaire à Rennes, ndlr). Au contraire, il va avoir beaucoup plus de chance de jouer."
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