REAL MADRID - LIVERPOOL : 0-1
But : Benayoun (82e)

Une série a pris fin, et l'autre, peut-être pas. Dans les deux cas, au détriment du Real Madrid. Après neuf victoires en affichant une force de frappe impressionnante, l'équipe de Juande Ramos s'est inclinée dans son antre. Et voit, comme lors des quatre dernières années, l'élimination se profiler dès les huitièmes de finale. Les Merengue, aux commandes durant la majeure partie de la première mi-temps, ont relâché l'étreinte en seconde période, face à un onze de Liverpool habitué à faire bloc. Et habitué, un peu plus tôt dans la saison, à frapper dans les dernières minutes pour arracher la victoire. Sur la pelouse de Santiago Bernabeu, les Reds ont renoué avec cette tendance. Malgré l'absence de Steven Gerrard, revenu seulement sur le banc, et entré, pour le principe, à la 88e minute.

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Comme si Rafa Benitez, en effectuant ce changement juste après le but signé Yossi Benayoun (82e), voulait rappeler qu'il était en train d'obtenir cette victoire sans son joueur majeur. Et sans Fernando Torres, remplacé juste après l'heure de jeu, étant en apparence mal remis d'un contact à une cheville. Avant de céder sa place à Ryan Babel, "El Kid" s'était signalé sur une action qui permet souvent à Liverpool d'empocher la mise : un ballon en profondeur pour l'avant-centre, en duel avec le gardien. Sauf que Torres, dans un angle fermé sur la droite, a trouvé face à lui un excellent réflexe d'Iker Casillas (20e), son compère champion d'Europe avec la Seleccion l'an dernier. Peu sollicité, le gardien madrilène a assisté de loin aux quelques occasions manquées par ses coéquipiers, durant une première mi-temps à sens unique, mais dans une impasse.

A peine cinq minutes de jeu pour Gerrard

Seule l'activité d'Arjen Robben - d'abord placé côté droit avant de venir sur l'aile gauche avec l'entrée de Guti et un passage en 4-3-3, et son association avec Sergio Ramos ont permis à Madrid de trouver des brèches dans le bloc adverse. Raul, servi dans la surface mais dans une position délicate, et surtout sur son pied droit, n'a pu en profiter (5e). Higuain, après un corner de Robben et une tête de Ramos, non plus, car hors-jeu avant de tromper Pepe Reina à bout portant (29e). Ce but refusé, à la demi-heure de jeu, a constitué la dernière véritable alerte pour les Reds, avant un ultime rush de Robben, auteur d'un tir en force sorti par Reina (71e). Malgré un ballon très souvent dans leurs pieds, les Madrilènes n'ont pu trouver des positions de frappes intéressantes, ne trouvant pas le cadre, ou seulement Reina sur ses appuis.

Liverpool ne s'est pas embarrassé de tout ça. Le club de la Mersey, fidèle à la patte de Benitez, a avant tout fait valoir une organisation tactique parfaite. Et a fini par emmener le onze adverse dans son rythme, dénué de variations, laissant la part belle aux placements soignés et non pas aux prises de risque. Un registre que Liverpool a maîtrisé. Pas le Real. À cause d'une petite faute inutile, aux conséquences lourdes. Au duel avec Dirk Kuyt côté droit, Gabi Heinze s'est servi du bras. Le coup franc de Fabio Aurelio a trouvé la tête de Benayoun, oublié et parfaitement venu couper au point de penalty (0-1, 82e). Titulaire en remplacement de Gerrard, l'Israélien a pris le relai dans le rôle de buteur-sauveur, même si un score de parité n'aurait pas compromis les chances de Liverpool. Avec ce but, en revanche, les Reds, toujours invaincus à Anfield cette saison, se sont rapprochés des quarts de finale. Ils ont atteint ce stade de l'épreuve lors des deux dernières éditions. La série ne semble donc pas prendre fin.

LA DECLA : Jamie Carragher (défenseur de Liverpool)

"C'est exactement ce que nous étions venus chercher: un but à l'extérieur sans en prendre. Mais ce n'est que la mi-temps. Ils savent ce qu'ils ont besoin de réussir. La base de notre jeu, c'est notre organisation. Nous sommes probablement une des équipes les mieux organisées en Europe. Cela s'est vu ce soir. Marquer à l'extérieur en Europe est crucial. (Sur les rumeurs de limogeage de l'entraîneur Rafael Benitez:) J'ai reçu un message à ce propos. Mais Liverpool est depuis des années une source de rumeurs. Ce n'en est qu'une de plus. Il n'y a rien de vrai là-dedans."

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