LYON - ANDERLECHT : 5-1
Buts : Pjanic (10e), Lopez (15e, sp), Bastos (40e) et Gomis (42e, 63e) pour l'OL - Suarez (58e) pour Anderlecht
La première confrontation de l'OL avec Anderlecht était attendue - à la vue de son enjeu - comme l'une des rencontres clé de ce début de saison qui pouvait répondre à cette question : que vaut l'équipe lyonnaise version 2009-2010 ? En atomisant Anderlecht (5-1) et en confirmant le potentiel de son armada offensive, l'équipe de Claude Puel a largement atténué les craintes qu'elle suscite depuis la perte de "son" titre national. A court terme, ce large succès permet à Lyon de songer très sérieusement à une 10e participation consécutive à la phase de poules de la Ligue des Champions avant son déplacement en Belgique mardi.
La venue du club belge a inspiré tactiquement Claude Puel. Le technicien rhodanien a choisi de glisser Lisandro Lopez sur le flanc gauche, au sein d'une organisation en 4-2-3-1 avec Gomis comme seul attaquant de pointe. Au c&oeligur de cette disposition, Pjanic s'est vu offrir une opportunité en or de marquer des points précieux après une saison amère. Une chance que le Bosniaque a su saisir. Sans traîner. Dans une des positions préférentielles de Juninho sur coup-franc, Pjanic a débloqué le compteur lyonnais en plaçant un coup-franc à 20 mètres sous la transversale de Proto (1-0, 10e). Ce dernier, guère irréprochable sur cette ouverture du score, ne savait pas encore que ce n'était que le début d'une soirée cauchemar...
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Les recrues lyonnaises au rendez-vous
L'OL a eu le mérite de concrétiser une excellente entame de partie qui lui a permis de démontrer sa supériorité sur le plan technique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les nouvelles recrues rhodaniennes ont largement influé sur la domination de leur équipe. Cissokho a donné le ton en distillant un centre idéal pour Gomis dont la déviation aérienne a frôlé le cadre (3e). Mais le plus impressionnant a de nouveau été Lisandro Lopez, très actif sur tous les fronts, se chargeant de doubler la mise sur un penalty qu'il a lui-même provoqué (2-0, 15e s.p) puis en se muant passeur décisif pour Gomis (4-0, 42e). Entre temps, une frappe magnifique de Michel Bastos du gauche s'était chargée de mettre Gerland en ébullition (3-0, 40e).
L'opposition d'Anderlecht, pourtant auteur d'un début de saison réussi en championnat, n'a jamais vraiment été un souci majeur pour les Lyonnais. Déjà dominée sur le terrain, l'équipe belge a eu le tort de perdre le fil mentalement en se prenant à l'arbitrage de M. Stark, en raison d'une faute pourtant inexistante de Lloris sur Suarez (14e). A la sortie des vestiaires, les hommes d'Ariel Jacobs ont montré un visage plus séduisant pour tirer profit de la fébrilité de la défense lyonnaise.
Car si l'attaque de l'OL est enthousiasmante, l'arrière-garde reste le maillon faible de la formation de Puel. Suarez en a profité pour redonner espoir aux siens en résistant à Bodmer et Lloris (4-1, 58e). Heureusement pour Lyon, une contre-attaque conclue par une ouverture de Bastos vers Gomis (5-1, 63e) lui a permis de retrouver de la sérénité. Et le droit pour Cesar Delgado de gaspiller des opportunités d'aggraver le score en fin de match (78e, 86, 90e) sans que cela soit lourd de conséquences. Sauf cataclysme, l'OL sera bien présent à la rentrée de la C1 en septembre. Lors de ce match aller, Lyon a en tout cas montré qu'il a toujours des arguments de poids pour faire preuve d'ambition. A condition d'y gommer ses faiblesses défensives.
LA DECLA : Claude Puel (entraîneur de Lyon)
Nous avons livré une grosse première période. Nous avons très bien débuté le match avec beaucoup de qualité technique. Tous les joueurs ont élevé leur niveau de jeu. Nous avons eu le bonheur d'ouvrir la marque rapidement. Nous avons pu assurer notre collectif et continuer de la même manière. Nous avons donné une bonne production face à une équipe de qualité que l'on sentait souvent dangereuse. Nous avons fait une première période quasi parfaite. La seconde a été pas mal dans la gestion même si je regrette le but concédé et le 6e but que nous n'avons pas su mettre qui aurait pu asseoir le score définitivement. Il faut prendre le match retour avec sérieux car Anderlecht a l'équipe qui se prête à l'exploit dans son petit stade. La qualification n'est pas encore acquise. Nous montons en puissance. Ce soir, il y avait de la qualité et beaucoup de continuité dans notre jeu, sauf en fin de partie car nous devons être plus tueurs.
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