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Nés à Wembley

Nés à Wembley
Par Eurosport

Le 27/05/2011 à 19:09Mis à jour Le 28/05/2011 à 10:13

C’est sur le pré londonien qu’ils ont remporté leur première coupe aux grandes oreilles. Samedi soir, Manchester United et le FC Barcelone tenteront de décrocher une quatrième victoire en Ligue des Champions à Wembley, une enceinte à part pour les deux clubs les plus forts du moment.

1968 : MANCHESTER, DIX ANS APRES
Manchester United bat Benfica : 4-1

C'est l'histoire d'une revanche. Sur le sort et la fatalité. Dix ans après le crash de Munich, qui avait décimé Manchester United et ses "Babes", Matt Bubsy a atteint le sommet de sa carrière footballistique. L'Ecossais, lointain prédécesseur de Sir Alex Ferguson, qui avait reçu l'extrême onction après le drame de 1958 et passé neuf semaines à l'hôpital, avouera même à chaud avoir vécu le "moment le plus magnifique de (sa) vie entière" en remportant la Coupe d'Europe des Clubs Champions, au détriment de Benfica (4-1, ap).

PA Photos

1992 : BARCELONE VAINC LE SIGNE INDIEN
Barcelone bat la Sampdoria de Gênes : 1-0

Longtemps, le FC Barcelone s'est cru maudit. Durant des décennies, le club catalan et ses socios ont pensé qu'il n'y arriveraient jamais. Comprenez, il y avait eu 1961. Sur la route de la finale, les Catalans avaient éliminé le Real Madrid, quintuple champion d’Europe en titre. Alors forcément… A Berne, Benfica en décida pourtant autrement (3-2). Puis il y a eu Séville, vingt-cinq ans plus tard. Ce soir-là, le diable portait des gants et s'appelait Helmuth Duckadam. Véritable mur humain, le gardien du Steaua Bucarest avait sorti les quatre tirs au but catalans et offert la C1 aux Roumains, où officiait un milieu cérébral, Laszlo Bölöni. Six petites années après, quand les Barcelonais pénètrent sur la pelouse de Wembley, parés d'une tunique orange censée exorciser la malédiction, tout le monde a encore en tête cette funeste soirée. Les acteurs ont certes changé mais la cicatrice est béante. "On est arrivé deux heures avant le coup d'envoi, se souvient Ferrer, membre de la Dream Team de Cruyff. On était tous très tendus. Je revois encore Julio Salinas qui était comme un fou. Il ne savait pas quoi faire. On n'avait qu'une hâte, que les choses commencent."

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