Victoire de l'OM en Ligue des champions 1993 : Basile Boli dévoile l'origine du but

Boli dévoile le secret du but de 1993
Par Eurosport

Le 21/05/2013 à 12:42Mis à jour Le 21/05/2013 à 21:54

A cinq jours des vingt ans de la victoire de l’OM en Ligue des champions, Basile Boli a révélé, dans deux entretiens de presse, le making of du but de Munich. Boli révèle notamment à France Football qu'Abedi Pelé, le joueur qui a frappé le corner, lui avait dit exactement que faire en cas de corner...

Le titre de l’OM en Ligue des champions n’a pas tout à fait vingt ans. L’anniversaire sera consommé samedi. Mais la presse française s’est déjà emparée du sujet ces derniers jours, au point de consacrer à la victoire de Marseille contre l’AC Milan (1-0) des dizaines de pages gavées de témoignages inédits sur la seule victoire française en C1 dans l’histoire. Basile Boli, interrogé par L’Equipe Magazine puis France Football, a notamment dévoilé la conversation qui est à la racine de l’unique but du match. Un corner d’Abedi Pelé à la 43e minute dévié par le crâne du défenseur central et patron de défense qu’il était alors. Un but entré dans l’histoire.

Que Boli n’aurait pas dû être là, blessé au genou, qu’il a failli ne pas débuter ou sortie au bout d’un quart d’heure, c’était déjà connu. Qu’il n’y avait pas véritablement corner sur l’action à l’origine du coup de pied de coin, tout le monde l’admis. Mais le pacte fraternel qu’il avait scellé avec Abedi Pelé avant la rencontre n’avait jamais été dévoilé. "Je voulais que ça reste entre lui et moi mais… révèle Boli dans France Football sans finir sa phrase, ému. J’ai gardé ça au fond de moi pendant vingt ans : le match d’Abedi, la volonté d’Abedi, les yeux d’Abedi… »

Boli considère le milieu ghanéen comme "un vrai sorcier", pour la quasi prémonition qu’il a partagée avec lui. "'Eh Base, pas la peine d’aller au second poteau, tu as vu comme ils sont grands'! Je l’écoutais d’une oreille. Il ajoute : 'Fais semblant d’aller au second mais va au premier'. Je te jure ; regarde les images. Quand il récupère la balle, qu’il lève les yeux, ses putains de deux yeux- là me rentrent dans le cerveau comme ça : woooooffff. 'Tu as compris ce que je te disais tout à l’heure?' Et là je me dis : 'Si je ne le fais pas, il va gueuler'. Et ce vieux con, rancunier en plus, quand il gueule, il ne fait pas semblant. Donc je vais essayer de faire ce qu’il dit, et si le ballon ne vient pas, je m’en fous" .

Le ballon viendra… Et Boli explique qu'il l'aura à peine regardé. La victoire en C1, c’est simple comme un serment entre deux frères.

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