Avec deux buts à remonter, Chelsea n'a plus le choix : les Blues devront faire le jeu et surtout se montrer efficaces en phase offensive. Si Paris "n'est pas venu pour subir", d'après Laurent Blanc, ils devront tout de même faire face à une équipe qui aura des arguments à faire valoir quand il s'agit d'attaquer. Lors du match aller, les problèmes des Parisiens ont commencé dès que leur pressing sur John Terry ou Gary Cahill a commencé à se relâcher. Car si Chelsea parvient à atteindre le milieu de terrain, son quatuor offensif peut alors prendre les choses en main et le contrôle du ballon. 
Quasi inamovible lorsque l'équipe défend, le 4-2-3-1 s'articule en effet de plusieurs manières dès que la première relance est effectuée. Si le double pivot devant la défense ne bouge pas, ce sont les membres du quatuor offensif qui apportent de la variété dans les mouvements et la construction. Positionné derrière l'attaquant, Oscar est le véritable meneur de jeu de l'équipe. En décrochant au milieu de terrain, le jeune Brésilien de 22 ans est celui qui est chargé de mettre toute l'équipe dans le sens du jeu. Au match aller, il est ainsi redescendu plusieurs fois pour aider David Luiz et Ramires à se défaire du pressing de la paire Matuidi-Verratti. Il faisait ainsi le lien entre la défense centrale (Cahill-Terry) et le reste de l'attaque. Willian et Hazard peuvent aussi faire ce travail, Oscar restant alors dans son rôle de relais dans le camp adverse. 

Toute l'équipe s'anime

Ligue des champions
Chelsea en appelle à l'esprit de Naples
07/04/2014 À 22:09
Autour de ces décrochages dans l'entrejeu, c'est toute l'équipe qui s'anime. En abandonnant sa position avancée, Oscar peut soit briser le pressing adverse, soit créer un espace plein axe - dans le cas où il est suivi par son adversaire direct - qui va profiter à Hazard ou Willian. Les deux ailiers repiquent en effet dès que possible pour se rendre disponibles entre les lignes adverses. Leurs déplacements vers l'axe sont compensés par les montées des latéraux (Azpilicueta à gauche, Ivanovic à droite). L'équipe entre alors dans la deuxième phase de son attaque, celle de l'accélération. 
Appels en profondeur, entreprises individuelles, combinaisons sur les ailes, les quatre attaquants des Blues savent à peu près tout faire, chacun d'entre eux ayant évidemment son domaine de prédilection : Hazard percute, Oscar et Willian aiment travailler entre les lignes et l'avant-centre est là pour les accompagner dans les 20 derniers mètres. La qualité d'Eto'o dans les petits espaces fait de lui le complément idéal des trois créateurs dans la zone de vérité, lorsque Chelsea est dans la position de l'équipe dominante.

Chelsea's Eden Hazard controls the ball during their Champions League soccer match against Galatasaray at Stamford Bridge in London March 18, 2014.

Crédit: Reuters

Chargés de soutenir les quatre attaquants, les deux milieux de terrain axiaux peuvent aussi entrer en scène dans le dernier tiers du terrain. En cherchant à faire la différence sur l'aile gauche, Hazard peut par exemple entraîner le déplacement de plusieurs adversaires vers sa zone. Si le ballon ressort du couloir, des joueurs comme Lampard (par la passe) ou Ramires (balle au pied - suspendu ce soir toutefois) peuvent faire la différence en s'infiltrant dans les intervalles qui se sont créés dans l'axe. A l'instar d'Ivanovic et Azpilicueta, qui ne montent que très rarement en même temps, les milieux se livrent l'un après l'autre. Quand l'un accompagne les attaques, le second reste en couverture... et se retrouve dans la peau de celui chargé de déclencher le pressing si la balle est perdue. 
Car défendre les attaques placées de Chelsea est une chose, réussir à relancer ensuite en est une autre. Laisser les Blues faire le jeu, c'est prendre le risque d'encaisser une énorme pression sitôt le ballon récupéré dans ses propres 30 mètres. Les Parisiens en ont d'ailleurs fait l'expérience au Parc des Princes, en étant incapables de sortir de leur moitié de terrain pendant le temps fort des Londoniens. A ce niveau, les premières minutes de jeu seront primordiales : les Blues n'ont plus aucune raison de calculer et l'absence d'Ibrahimovic - le danger n°1 entre les lignes - va leur offrir la possibilité de mettre encore plus de pression sur la relance parisienne. 

Un 9, un vrai cette fois

Ces ballons - récupérés haut dans le camp adverse - se transforment naturellement en munitions pour les attaquants. Seul joueur "dispensé" de pressing, Hazard est le premier joueur recherché pour attaquer la défense balle au pied. Les partenaires du Belge ne sont toutefois pas en reste : à l'aller, les Brésiliens Willian et Oscar s'étaient ainsi illustrés sur l'action amenant le penalty de l'égalisation : le premier avait remonté la balle sur l'aile droite, et le second avait obtenu le penalty en poussant Thiago Silva à la faute. L'ancien joueur du Shakhtar Donetsk était aussi l'auteur du caviar pour Hazard en fin de première période, qui avait tiré sur le poteau de Sirigu. 
Malgré ces opportunités, les Blues ont manqué d'un véritable attaquant au match aller, capable de faire les bons appels sitôt le ballon récupéré dans le camp adverse. Avec deux buts à remonter, José Mourinho ne devrait pas renouveler l'expérience et aligner un véritable n°9 ce soir. Que ce soit Samuel Eto'o ou Fernando Torres, Chelsea aura forcément un atout supplémentaire à faire valoir pour transformer les ballons gagnés en occasions de but. Bref, que ce soit sur jeu placé ou attaque rapide, les Londoniens auront sans doute plus d'atouts à faire valoir à Stamford Bridge qu'il y a une semaine. 

Frank Lampard, le milieu de terrain de Chelsea - Premier League 2013-2014

Crédit: AFP

Pour le PSG, il s'agira donc d'éviter au maximum de recréer les conditions de la première période du match aller. A ce niveau, l'impact des attaquants sera primordial. Défensivement, ils devront maintenir le pressing le plus longtemps et le plus haut possible possible pour couper la première passe, celle qui fait la liaison entre la défense et le milieu de terrain et qui permet aux Blues d'installer leur jeu. 
L'absence d'Ibrahimovic, et donc la présence de Cavani, à la pointe de l'attaque apparaît ici comme un mal pour un bien pour les Parisiens. L'Uruguayen est en effet beaucoup plus capable de multiplier les efforts, là où Zlatan ne presse que par séquences. Offensivement, ses premiers soutiens (Lavezzi, Lucas Moura ? Pastore ?) auront aussi un rôle capital : déjouer le pressing des Blues en offrant des solutions à leurs milieux de terrain, et prendre le dessus sur leurs adversaires directs afin de faire parler la poudre en contre-attaque. 
Ligue des champions
Blanc a un plan, il ne changera rien
07/04/2014 À 18:17
Ligue des champions
Mauricio, il est temps de libérer Léo !
IL Y A 6 HEURES