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Fair-play financier : Les 4 phrases qui démontrent que le PSG le prend très mal

Fair-play financier : Les 4 phrases qui démontrent que le PSG le prend très mal

Le 17/05/2014 à 10:34Mis à jour Le 17/05/2014 à 11:32

Le PSG a mal digéré les sanctions de l'UEFA au titre du fair-play financier. Analyse d'un communiqué tout en sous-entendus.

  • "Après mûre réflexion"
  • "Le Paris Saint-Germain a pris la décision d’accepter les mesures qui lui sont imposées en dépit du réel handicap qu’elles constituent dans sa possibilité de lutter à armes égales avec les meilleures équipes européennes."

Le PSG accepte, il ne peut pas faire autrement, mais regrette le caractère injuste de la décision de l'UEFA. Il se pose ici en victime et se demande pourquoi lui et pas les autres. Mais il dit surtout à l'UEFA qu'elle détourne l'objectif de sa mesure. Paris conteste l'objectif politique du fair-play financier à savoir l'équité sportive et reproche à l'instance de faire le contraire de ce qu'elle revendique.

  • "Le Paris Saint-Germain déplore cependant que, bien  que validé, le contrat de partenariat avec Qatar Tourism Authority (QTA) n’ait pas été pris en compte pour la totalité de sa valeur. Il réaffirme sa confiance dans le fait que ce type de contrat innovant qui relève du Nation Branding permettrait d’accroître l’attractivité des ligues nationales et européennes"

Le contrat entre le PSG et Qatar Tourism Authority a été dévalué par l'UEFA passant de 200 à 100 millions d'euros. Mais Paris, en dépit des sanctions de l'UEFA, persiste dans sa stratégie. Dans ce communiqué, le PSG affirme qu'il ne changera pas de feuille de route. Avant toute chose, il ne veut pas paraître affaibli par les décisions de l'instance européenne. Paris tient à son concept novateur, le Nation Branding, autrement dit la promotion d’un pays par le sport. Le PSG ne se contente pas d'avoir des ambitions mais un nouveau modèle économique. En réaffirmant sa foi en son projet, il fait passer l'UEFA pour un organisme rétrograde.

Nasser Al-Khelaïfi, Jean-Claude Blanc, 2014

Nasser Al-Khelaïfi, Jean-Claude Blanc, 2014Panoramic

  • "Nous continuerons à investir (…) tout en restant, comme nous le sommes aujourd'hui, un Club sans aucune dette."

Ne vous fiez pas à la construction de la phrase. Le plus important vient à la fin. L'air de rien, le PSG balance un missile à l'UEFA qui a choisi de fermer les yeux sur les dettes colossales de certains clubs, espagnols pour ne pas les citer. Par cette formule, Paris rappelle que, lui, n'a pas d'ardoise de 500 millions d'euros comme l'Atlético Madrid ou le Real. En creux, Paris pose une question : pourquoi s’attaquer aux clubs aux finances saines, ceux qui ont les moyens d’investir, plutôt qu’à ceux qui dépensent sans compter et sans avoir les moyens de rembourser ?

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