Marco Verratti a fait son retour dans l'effectif parisien pour le déplacement à Manchester dans un groupe élargi qui lui offre un espoir : celui de participer au quart de finale retour face à Manchester City, ce soir à l'Etihad (aller : 2-2). Mais est-il vraiment raisonnable de précipiter le retour de l'Italien ? Laurent Blanc ne peut-il pas faire confiance à Angel Di Maria ? L'Argentin a ce qu'il faut pour régler les problèmes rencontrés par le PSG lors du match aller.
Il y a une semaine, on l'avait surtout vu dans un rôle d'ailier beaucoup trop classique, qui ne lui permet pas d'exprimer toutes ses qualités. Ce premier match ne doit toutefois pas inquiéter quant au rendement de Di Maria à l'Etihad Stadium. Car, contre Chelsea au tour précédent, l'Argentin avait déjà livré une prestation d'ensemble moyenne au Parc des Princes (malgré une passe décisive).

Angel di Maria lors de Paris Saint-Germain - Manchester City en Ligue des champions le 6 avril 2016

Crédit: AFP

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Trois semaines plus tard, il avait pesé de tout son poids sur le match retour. Et ce jour-là, justement, il avait pris les commandes dans l'entrejeu. Plus que le simple ailier qu'utilisait Van Gaal la saison dernière à Manchester United, on avait retrouvé 90 minutes durant le Di Maria de la Decima madrilène : celui qui redescendait chercher les ballons, n’hésitait pas à occuper l’axe et mettait son équipe dans le bon sens. Il avait ainsi repris en partie le rôle laissé vacant par Verratti pendant son indisponibilité.

Trouver de la verticalité pour casser les lignes

Lors du match aller contre City, le PSG a d'abord péché au milieu de terrain, pourtant son point fort depuis le début de saison. Excepté Motta en de trop rares occasions, les Parisiens ont été incapables de verticaliser le jeu et exploiter les espaces (pourtant existants) entre les lignes de Manchester City.
Pris par l'activité de Fernando et Fernandinho à la récupération, Rabiot et Matuidi n'ont jamais réussi à surprendre leurs adversaires directs, que ce soit par la course ou le dribble. Et à l'inverse de Motta (et de Di Maria), ils n'ont pas cette science de la "passe Ligue des Champions", qui permet de faire la différence au plus haut niveau.
Cette incapacité du milieu parisien à "casser les lignes adverses" a eu des répercussions sur toute l'équipe. Cavani a encore une fois dû jouer contre nature, collé à la ligne de touche côté gauche ou dans un rôle dos au but qui ne lui sied guère. Plus ennuyeux, Ibrahimovic est lui redescendu trop bas, au-delà de la ligne de pression (milieu de terrain) de Manchester City, afin d'offrir des solutions à ses partenaires incapables de l'atteindre autrement.
Résultat, les Parisiens ont subi le pressing adverse et perdu beaucoup plus de ballons que d'habitude. C'est à partir de ces ballons de récupération que City a construit certaines attaques, dont celle qui lui a permis d'ouvrir le score par l'intermédiaire de De Bruyne.

Zlatan Ibrahimovic avec Angel Di Maria, Adrien Rabiot ou encore Serge Aurier et Edinson Cavani lors de PSG - Manchester City - 2016

Crédit: Panoramic

C'est le choix le plus naturel pour Laurent Blanc

La suspension de Blaise Matuidi, le risque existant autour de Verratti et la nécessité de marquer (et sans doute gagner) à l'Etihad pour se qualifier sont autant de raisons qui doivent pousser Paris à refaire confiance à Di Maria dans ce secteur.
L'Argentin est aujourd'hui le seul membre de l'effectif parisien à être à la fois en pleine possession de ses moyens physiques et à avoir les qualités pour faire la différence dans un tel match. Capable de traverser le milieu adverse par la passe ou par le dribble, il serait pour le PSG une deuxième rampe de lancement de qualité au côté de Thiago Motta.
Cela soulagerait le milieu de terrain italien, bien seul dans ce domaine (et donc plus simple à contrôler pour l'adversaire) à l'aller. Le recul de Di Maria dans l'entrejeu permettrait aussi à Ibrahimovic de jouer plus haut et ainsi retrouver le rôle d'attaquant qui lui réussit si bien cette saison.
Dernier point, et pas des moindres, Di Maria pourrait apporter une vraie solution sur les transitions défense-attaque. Manchester City a perdu de nombreux points cette saison en Premier League en étant pris de vitesse sur ces phases de jeu. La vitesse de l'Argentin balle au pied pourrait permettre au PSG d'exploiter ce point faible en se projetant rapidement en contre-attaque. Mais pour cela, Paris devra aussi progresser dans un autre domaine : celui de l'activité défensive, lui aussi défaillant à l'aller.

Laurent Blanc et Angel Di Maria (PSG) à Troyes

Crédit: AFP

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