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Ligue des champions : Azmoun, le "Messi iranien" qui fait le bonheur de Rostov

Azmoun, le "Messi iranien" qui fait le bonheur de Rostov
Par AFP

Le 12/09/2016 à 20:17Mis à jour Le 12/09/2016 à 20:41

LIGUE DES CHAMPIONS - Rostov démarre mardi sa campagne de C1 par un déplacement difficile en Allemagne pour affronter le Bayern. Pour défier le géant bavarois, le club russe pourra compter sur l'international iranien Sardar Azmoun, 21 ans, décisif lors des tours préliminaires de la compétition.

Il est pompeusement surnommé "le Messi iranien" dans son pays mais Sardar Azmoun fait, pour le moment, plus modestement le bonheur de Rostov, comptant sur la Ligue des champions pour booster sa carrière, avant, pourquoi pas, d'atterrir un jour dans un championnat européen beaucoup plus huppé.

La comparaison avec le quintuple Ballon d'Or argentin est plus qu'osée mais témoigne, de manière caricaturale, des espoirs suscités en Iran par l'émergence express de cet attaquant de 21 ans, parti intégrer le championnat russe (Rubin Kazan) dès sa 17e année. Dans un pays dingue de ballon rond où les derbies entre les deux grandes équipes de Téhéran (Persepolis et Esteghlal) réunissent jusqu'à 100 000 spectateurs au stade Azadi, il n'en faut pas plus pour enflammer les fans et l'éclosion rapide de ce jeune joueur n'en finit pas de nourrir les fantasmes les plus fous.

Un petit tour sur les réseaux sociaux permet de mesurer la popularité d'Azmoun en Iran où on a tôt fait de voir en lui le successeur d'Ali Daei et d'Ali Karimi, deux attaquants qui ont réussi à se faire une place au sein du prestigieux Bayern Munich. Ses buts, loin d'être aussi spectaculaires que ceux de Messi, fleurissent sur Youtube et l'Iran se plaît ainsi à voir en lui sa nouvelle tête d'affiche.

Famille de sportifs

Sous le maillot de l'équipe nationale iranienne, Azmoun doit encore se contenter d'affrontements pas très glamour contre des équipes asiatiques de très faible niveau, comme actuellement dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2018. Mais il va, enfin, tutoyer le plus haut niveau européen en C1.

Si Rostov a gagné le droit de disputer la plus prestigieuse des compétitions continentales, il le doit d'ailleurs, en grande partie, à son jeune buteur iranien. Avec deux buts, face à Anderlecht et l'Ajax Amsterdam, il a contribué à la réussite du club russe au 3e tour préliminaire et en barrages après l'avoir conduit à la 2e place du Championnat russe la saison dernière.

Féru d'équitation (il possède six chevaux), une tradition au Turkménistan iranien dont il est originaire, Azmoun, né à Gonbad Kavous le 1er janvier 1995, a profité d'un environnement familial propice à la pratique du sport. Son père, Khalil Azmoun, a été entraîneur de volley-ball, une discipline également pratiquée par sa soeur et sa mère. Un soutien particulièrement utile au moment de débarquer en Russie dans l'anonymat le plus total. "Personne ne m'a aidé quand je suis arrivé en Russie, excepté ma famille", a-t-il récemment déclaré à la télévision d'Etat iranienne.

A Kazan, il aura pu compter aussi sur le soutien de l'entraîneur Kurban Berdyev, de nationalité turkmène, avant de l'accompagner à Rostov, un prêt transformé en transfert définitif à la suite d'un bel imbroglio. Alors que Rostov avait levé l'option d'achat, Kazan a tout tenté pour faire capoter l'opération avant que le Tribunal arbitral du sport (TAS) ne donne gain de cause au joueur et à Rostov.

Les rêves de gloire d'Azmoun, grand fan du Real Madrid, passeront toutefois fatalement par un départ de Russie. Mais pour taper dans l'oeil d'une grosse écurie européenne, il lui faudra d'abord exister dans un groupe D de Ligue des champions qui fait froid dans le dos avec le Bayern Munich, l'Atletico Madrid et le PSV Eindhoven. Ou propulser l'Iran vers une 5e phase finale de Coupe du monde en Russie. Tout un programme.

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