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Ligue des champions - Al-Khelaifi : "Ça suffit cet arbitrage, l'UEFA doit faire quelque chose"

Al-Khelaifi : "Ça suffit cet arbitrage, l'UEFA doit faire quelque chose"

Le 15/02/2018 à 01:13Mis à jour Le 15/02/2018 à 10:16

LIGUE DES CHAMPIONS – Quelques minutes après le coup de sifflet final, Nasser Al-Khelaifi et Unai Emery ont pointé l'arbitrage pour expliquer la défaite des Parisiens à Madrid (3-1). Le président s'est montré inhabituellement virulent envers l'homme en noir.

De notre envoyé spécial à Madrid,

Il a perdu son flegme et son sourire. Nasser Al-Khelaifi sort rarement de ses gonds mais ce mercredi, dans les couloirs de Santiago Bernabeu, le président parisien avait la mine des mauvais jours. Dans son viseur : l'arbitre de Real-PSG (3-1), Gianluca Rocchi.

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Un an après l'humiliation à Barcelone, le patron du PSG a l'impression de revivre le même scénario : "Quand on joue contre des grandes équipes, c'est toujours la même chose. Ça suffit cet arbitrage", a-t-il pesté. "L'UEFA doit faire quelque chose." En cause, pour lui, deux décisions. La première, surprenante : le carton jaune adressé à Adrien Rabiot. S'il est extrêmement sévère, c'est un fait de jeu qui n'influe pas directement sur le match. "Nous allons faire appel sur le carton", a prévenu le président.

"Même Modric a dit à l'arbitre qu'il n'y avait rien sur le coup", a râlé Verratti. "Ils ont eu toutes les fautes pour eux." Le second, le hors-jeu sifflé à tort contre Kylian Mbappé alors que le match pouvait basculer des deux côtés. Sur cette décision précise, Paris peut en vouloir à Gianluca Rocchi parce que la flèche parisienne fondait sur Navas et que la face du match aurait pu en être bouleversée.

"On n'a pas perdu à cause de l'arbitrage mais…"

"On n'a pas perdu à cause de l'arbitrage mais les petits détails changent beaucoup de choses", a continué Al-Khelaifi. Même son de cloche chez son coach, Unai Emery. Le technicien basque a, lui aussi, retenu deux décisions arbitrales : "La main de Sergio Ramos qui aurait dû faire penalty pour nous et l'action de Kimpembe (sur le dernier but madrilène) qui aurait dû valoir faute." Avant de conclure dans un soupir : "L'arbitre a été plus (en faveur) du Real que de nous." Si le défenseur central du Real arrête bel et bien la frappe de Rabiot avec son bras, celui-ci semble collé au corps alors que la faute sur Kimpembe est loin d'être évidente.

Les vieux démons du Camp Nou ont ressurgi à quelques kilomètres de là. Ce penalty inexistant sur Suarez ou cette faute flagrante de Mascherano sur Di Maria dans les 16 mètres catalans. Ce mercredi, les erreurs sont sans doute moins évidentes, l'injustice moins criante mais le constat est réel : Paris, chez les cadors européens, pâtit d'un arbitrage peu conciliant. C'est sans doute le prix à payer pour se faire une place parmi la crème de la crème.

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