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Real-PSG (3-1) : Arbitrage complaisant avec le Real ? Oui mais Paris ne peut pas crier au vol

Arbitrage complaisant avec le Real ? Oui mais Paris ne peut pas crier au vol

Le 15/02/2018 à 19:06Mis à jour Le 16/02/2018 à 02:22

LIGUE DES CHAMPIONS - Les Parisiens ont très clairement pointé du doigt l'arbitrage de M.Rocchi après la défaite du PSG à Santiago-Bernabeu (3-1). Il serait exagéré d'affirmer que ses décisions ont fait basculer la rencontre. Mais il semble clair qu'elles sont trop souvent allées dans le sens du Real Madrid.

C'est la première excuse de Nasser Al-Khelaifi et Unai Emery. Sitôt le match terminé les deux hommes s'en sont pris à l'arbitrage dans une charge assez violente. Le président parisien a même tracé un parallèle osé entre les évènements de mercredi et ceux du Camp Nou, un an plus tôt. En décortiquant les faits de jeu minutieusement, il est bien difficile de comparer les deux situations.

Au Camp Nou, les décisions arbitrales avaient précipité l'improbable chute du PSG avec, notamment, un penalty inexistant accordé à Suarez et un autre oublié sur une grossière faute de Mascherano sur Di Maria. Ce mercredi, Paris a pu se sentir floué mais il serait faux d'admettre que l'arbitrage de M.Rocchi a clairement fait basculer la rencontre. La preuve en sept décisions.

Vidéo - Emery : "Si les décisions arbitrales avaient été plus équilibréees..."

01:05

16e minute : Luka Modric est coupable d'une faute grossière sur Neymar. Le ton est donné : le Brésilien aura le droit à un traitement viril et à la limite de l'acceptable. L'arbitre aurait pu prévenir le Real qu'il ne resterait pas impuni mais il choisit de ne pas sanctionner Modric au-delà d'un simple coup franc. Le signal donné par M. Rocchi n'est pas le bon. D'autant que quelques minutes plus tôt, Neymar est justement averti pour une balayette sur Nacho.

  • Erreur de l’arbitre ? Un poids, deux mesures.

35e minute : Tony Kroos emboîte le pas. Cette fois sur Kylian Mbappé. L'international français est séché par l'Allemand qui s'en sort sans carton. Le Real continue de cibler les attaquants parisiens en toute impunité.

  • Erreur de l’arbitre ? Evidente.

44e minute : Les Madrilènes obtiennent un penalty logique. Giovani Lo Celso retient Kroos de la main gauche. Si le milieu allemand en rajoute dans sa chute, le contact est réel et illicite. La décision est lourde de conséquences mais elle paraît juste.

  • Erreur de l’arbitre ? Non.
Lo Celso (PSG) provoque un penalty sur Kroos

Lo Celso (PSG) provoque un penalty sur KroosGetty Images

54e minute : La reprise d'Adrien Rabiot est parfaite mais Sergio Ramos la dévie du bras. Les images ne trompent pas. La décision de M.Rocchi est plus litigieuse. Le bras de Ramos n'est pas tout à fait collé au corps mais la faute n'est pas flagrante non plus. Difficile de se montrer totalement affirmatif et donc de crier au scandale mais encore une fois, l'arbitrage va dans le sens du Real Madrid.

  • Erreur de l’arbitre ? La situation est litigieuse. Difficile d’être affirmatif.

64e minute : Flagrante simulation de Modric sur un contact avec Rabiot. Le Madrilène s'écroule et le Parisien écope d'un carton jaune imaginaire. M. Rocchi se laisse clairement abuser.

  • Erreur de l’arbitre ? Evidente.

80e minute : Paris a des contres et Mbappé file au but. Il est stoppé dans son élan par un hors-jeu imaginaire. Voilà la décision la plus lourde de conséquences parce qu'elle annihile une action de but et marque un tournant dans cette rencontre. Puisque quelques minutes plus tard, le Real va prendre l'emprise sur la rencontre.

  • Erreur de l’arbitre ? Evidente.
L'arbitrage de Gianluca Rocchi à Madrid n'a pas plu au PSG

L'arbitrage de Gianluca Rocchi à Madrid n'a pas plu au PSGGetty Images

83e minute : Le deuxième but madrilène est-il valable ? Sans aucun doute. Pourtant, à vitesse réelle, Ronaldo semble laisser traîner le pied sur Presnel Kimpembe. Mais le contact est inexistant et le Parisien se jette sans avoir été touché. Certes, le mouvement du défenseur français et celui du Portugais peut instiller le doute mais le ralenti est formel.

  • Erreur de l’arbitre ? Non.

Bilan

Difficile de parler de vol caractérisé. Si Ramos touche bien le ballon du bras, si le hors-jeu de Mbappé est imaginaire, l'arbitrage n'est pas scandaleusement partial. On est loin du Camp Nou et de l'injustice patente de décisions orientées. A Santiago Bernabeu, ce fut plus insidieux et il est clair que toutes les décisions litigieuses ont basculé en faveur du Real. Encore une fois, Paris a pâti d'un arbitrage complaisant pour le grand d'Europe mais ses conséquences sur le score final n'ont rien à voir avec celles du Camp Nou un an plus tôt. Paris a quelques raisons de râler mais n'a pas à en faire la cause principale de sa défaite à Madrid.

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