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Tirage au sort - Géants, historiques et épouvantail : un plateau royal pour les quarts

Géants, historiques et épouvantail : un plateau royal au tirage des quarts

Le 16/03/2018 à 11:00Mis à jour Le 16/03/2018 à 11:01

LIGUE DES CHAMPIONS - La France n'a plus de représentant, mais le plateau des quarts de finale, dont le tirage au sort aura lieu vendredi (12h00), n'en sera pas moins prestigieux. Au contraire même, puisqu'il ne réunit que des clubs des quatre plus grandes ligues européennes. Gros plan sur les derniers prétendants à la Coupe aux grandes oreilles.

Les trois géants

  • Real Madrid : la bête est réveillée

Le double tenant du titre avait hérité, sur le papier, du tirage le plus compliqué des huitièmes de finale en tombant sur le PSG avec un match retour au Parc des Princes. Mais sur le terrain, il a parfaitement assumé son statut en signant deux victoires. Le club aux 12 titres de champion d'Europe a confirmé a montée en puissance ces dernières semaines, à l'image de sa star Cristiano Ronaldo. Il disputera les quarts de finale pour la 8e saison consécutive. Avec une motivation extrême, puisque la formation de Zinédine Zidane est distancée en Liga et éliminée de la Coupe du Roi.

  • FC Barcelone : Messi est sur son nuage…

C'était plus compliqué que prévu dans le jeu pour le Barça face à Chelsea. Mais les Catalans ont pu compter sur un Lionel Messi au sommet de sa forme cette saison pour franchir l'obstacle londonien et atteindre les quarts de finale une 11e fois d'affilée, un record dans l'histoire de l'épreuve. Largement en tête du classement et invaincue en Liga, l'équipe d'Ernesto Valverde est, collectivement et défensivement, bien plus solide que celle qui avait sombré face à la Juve la saison passée. Et avec Messi, elle a l'arme fatale pour revendiquer un sixième titre de champion d'Europe.

Lionel Messi

Lionel MessiGetty Images

  • Bayern Munich : le mode machine est activé

Contrairement aux deux cadors espagnols, le Bayern avait été relativement épargné au tirage des huitièmes avec le Besiktas. Mais il a mis un point d'honneur à afficher sa supériorité (5-0, 1-3). Avec le talent et le sérieux qu'il manifeste depuis le retour de Jupp Heynckes sur son banc. Sous sa direction, le FCB a signé 25 victoires en 27 matches, pour 1 nul et 1 défaite. Une machine à gagner qui avance dans la compétition avec plus de discrétion que le Real ou le Barça. Mais il ne faut pas s'y tromper. Le quintuple champion d'Europe, jamais absent des quarts depuis 2011, est un favori.

L'épouvantail

  • Manchester City : la "Pep touch" à l'épreuve européenne

Historiquement, Manchester City ne peut pas encore s'inscrire parmi les favoris de la Ligue des champions, une compétition dont il n'a atteint les demi-finales qu'une seule fois dans toute son histoire. Ce qui lui donne ce statut d'épouvantail, c'est sa qualité de jeu. Une force de frappe offensive et un collectif abouti, et attractif, dans le style caractéristique de Josep Guardiola. City n'a pas le CV d'un favori mais il en a le niveau. C'est ce qui lui a permis de dominer la Premier League cette saison. Le défi, immense, de "Pep", c'est de matérialiser cette supériorité au niveau européen.

Vidéo - Guardiola : "Tous les tirages seront compliqués"

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Les historiques

  • Juventus : La Vieille Dame ne pardonnera rien

Tottenham peut en témoigner : avec la Juventus, la moindre erreur est immédiatement sanctionnée. Le vice-champion d'Europe a été assez nettement dominé dans le jeu sur l'ensemble des deux matches par les Spurs. Il n'a dû sa qualification qu'à cette culture de la gagne, ce sens du détail et, quand même, ce petit brin de réussite qui ont si souvent fait sa gloire. La Juve, qui compte deux titres européens à son palmarès, n'a pas les arguments collectifs et individuels du Real, du Barça, du Bayern ou même de City. Elle en a d'autres. Toujours les mêmes. Et ils sont toujours aussi efficaces.

  • Liverpool : Le revenant est d'attaque

Au palmarès, le quintuple champion d'Europe est un géant. Mais Liverpool n'avait plus goûté aux joies de disputer un quart de finale de Ligue des champions depuis 2008-2009. Il a facilement validé son billet face à Porto avec une impressionnante victoire au Portugal (0-5) qui a mis en lumière son atout maître : l'attaque. L'équipe de Jürgen Klopp est la plus prolifique du plateau cette année avec un total de 28 buts inscrits. Le technicien allemand a déjà réussi de jolis coups dans cette compétition avec Dortmund. Avec la générosité et l'enthousiasme qui caractérisent bien Liverpool cette année.

Jürgen Klopp et Mohamed Salah (Liverpool)

Jürgen Klopp et Mohamed Salah (Liverpool)Getty Images

Les invités surprise

  • AS Rome : Avec un peu plus de constance…

Dix ans que la Roma n'avait pas atteint ce stade de la compétition. Mais la bande à Eusebio Di Francesco n'a pas volé sa place en quarts de finale. Ses atouts ? Le gardien Alisson, exceptionnel dans les cages romaines, et des joueurs d'expérience comme Daniele De Rossi, Edin Dzeko ou Radja Nainggolan, même si le Belge n'est pas à son meilleur niveau. Son défaut ? Une inconstance chronique en cours de match, comme elle l'a montré face au Shakhtar dans une situation de supériorité numérique. Cela ne lui a pas été préjudiciable. Face au Real ou au Barça, ce sera fatal.

  • FC Séville : Un novice (ou presque) qui sait ce que l'Europe veut dire

Attention au club andalou. Il n'a peut-être disputé qu'un seul quart de finale de C1 dans toute son histoire, et cela remonte à la saison 1957-58. Mais la pire erreur serait de le prendre à la légère. Si Séville manque d'expérience en C1, c'est parce qu'il évolue dans le même championnat que le Real, le Barça et l'Atlético. Cela le condamne le plus régulièrement à jouer la Ligue Europa... dont il est le club le plus titré avec cinq trophées. Séville sait ce que l'Europe exige et n'attend que de le montrer face aux clubs les plus prestigieux du Vieux Continent. Manchester United en a fait l'expérience.

Wissam Ben Yedder célèbre un but lors de Manchester United-Séville, le 13 mars 2018 à Old Trafford.

Wissam Ben Yedder célèbre un but lors de Manchester United-Séville, le 13 mars 2018 à Old Trafford.Getty Images

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