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Et si l'arme principale de Liverpool n'était pas son trio offensif... mais ses latéraux

Et si l'arme principale de Liverpool n'était pas son trio offensif... mais ses latéraux

Le 17/04/2019 à 20:16

LIGUE DES CHAMPIONS - Liverpool, qui se déplace à Porto fort de son succès à l'aller (2-0), possède de nombreux arguments cette saison. Et notamment sur les côtés, où ses latéraux font un travail précieux. En défense mais aussi, et peut-être surtout, sur le plan de l'organisation offensive.

Quand on parle de Liverpool, il est tentant d'encenser l'efficacité du trio Salah-Firminio-Mané. Ou de louer sa défense en vantant les qualités du roc Virgil van Djik et du redoutable Alisson dans le but. Ces dernières semaines, l'installation de Fabinho au milieu aux côtés de Naby Keita a aussi été régulièrement mis en exergue. Mais dans le lot, il est facile d'oublier deux joueurs aux rôles clefs : les latéraux. Depuis un an et demi, Trent Alexander-Arnold et Andrew Robertson sont pourtant devenus des pions essentiels du succès des Reds.

Dans le football moderne, les latéraux ont pris une place cruciale au fil des années. Ce n’est pas nouveau. Mais Liverpool pourrait en être l'exemple typique. Si Pep Guardiola n'a ainsi pas hésité à dépenser des millions pour renforcer les côtés de sa défense à Manchester City, Jurgen Klopp exploite à fond cette arme tactique. A outrance même. Mais avec une réussite certaine. Grâce à l’efficacité de Trent Alexander-Arnold (20 ans) et Andrew Robertson (25 ans), les couloirs sont en effet devenus des circuits privilégiés du club de la Mersey.

Dans le style de jeu mis en place par Klopp qui s'appuie sur un contre-pressing ponctué par des attaques fulgurantes, les latéraux sont déterminants. Aussi bien défensivement qu'offensivement. Dans son couloir gauche, Andrew Robertson est ainsi l'illustration parfaite de cette donne. Capable de multiplier les courses à rythmé élevé et de se projeter à bon escient, l'ancien de Hull City, qui cherche toujours à jouer vers l'avant, participe énormément au jeu des Reds. C'est même un élément clef de l'animation offensive du finaliste de la dernière C1.

Bien plus que de simples latéraux

"C'est le latéral gauche moderne parfait grâce à son énergie et sa manière d'aller toujours vers l'avant", applaudit John Arne Riise, l'ancien défenseur de Liverpool, sur Goal.com. Une stat illustre son impact immense : Robertson est le cinquième meilleur passeur de Premier League avec déjà 9 caviars offerts cette saison. Et le deuxième défenseur de ce classement ? Son homologue du côté droit, Alexander-Arnold, avec ses 7 passes. Les deux jouent très haut sur le terrain, notamment Alexander-Arnold. Et grâce à leur impact offensif, les ailiers de Liverpool peuvent se décaler plus dans l'axe. Et ainsi être des dangers multiples dans la surface, l’une des forces des Reds.

Avec leur activité, leur créativité et leur rendement, Robertson et Alexander-Arnold sont clairement bien plus que des simples latéraux. "Parler de latéral n'est pas la bonne description, confirme Pep Lijnders, l'assistant de Klopp sur le site du club. Nous voulons avoir le ballon sur les ailes. Prendre l'initiative". Et la cerise sur le gâteau ? Ce ne sont pas uniquement des "faux ailiers" qui oublient de défendre. Ce n'est ainsi pas un hasard si Liverpool possède la meilleure défense du Royaume avec seulement 20 buts encaissés après 34 journées et l'une des meilleures de C1 cette saison (0.89 but encaissé par match). D'autres sont bien sûr là pour compenser leurs montées mais Trent Alexander-Arnold et Andrew Robertson assument leur part en défense. Tout en étant des atouts devant. Une association gagnante donc. Une de plus dans ce Liverpool version Klopp.

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