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PSG - Etoile Rouge (6-1), l'antisèche : Paris doit imposer cet enfer à d'autres adversaires

L'antisèche : Paris doit imposer cet enfer à d'autres adversaires

Le 03/10/2018 à 22:27Mis à jour Le 03/10/2018 à 22:37

LIGUE DES CHAMPIONS - Avec un pressing constant et un rythme infernal, le Paris Saint-Germain a fait exploser l'Etoile Rouge de Belgrade mercredi (6-1). Le club de la capitale a confirmé qu'il commençait à s'imprégner du style de Thomas Tuchel. Mais la claque de Liverpool n'est pas oubliée pour autant. Il faudra une opposition plus relevée pour valider les progrès du PSG. Notre antisèche.

Le jeu : Un rouleau-compresseur

Paris n'a jamais laissé respirer l'Etoile Rouge. Les Parisiens ont exercé un pressing très haut dès le coup d'envoi, avec une intensité extrême dans les duels, de telle sorte que les Serbes n'ont jamais pu être en mesure de sortir des ballons propres. Le PSG s'est installé dans le camp adverse et son talent a fait le reste. Après l'ouverture du score, l'Etoile Rouge a explosé devant la multiplication des vagues noires. Aussi parce que le rouleau-compresseur parisien ne s'est jamais arrêté.

Paris a su maintenir le même rythme infernal jusqu'au coup de sifflet final, malgré son net avantage au score. Ou presque. Un léger relâchement après le cinquième but a permis à l'Etoile Rouge de sauver l'honneur. Cela n'a pas empêché PSG de reprendre sa marche en avant, inlassablement. Avec un peu plus d'adresse devant le but, il aurait même pu s'imposer plus largement encore. Mais ces cinq buts d'écarts sont déjà une récompense méritée pour la qualité de jeu déployée.

Marco Verratti, symbole du pressing infernal imposé par le PSG à l'Etoile Rouge

Marco Verratti, symbole du pressing infernal imposé par le PSG à l'Etoile RougeGetty Images

Les joueurs : Et pourtant, Neymar n'est pas à 100%

C'est ce que le Brésilien, et son entraîneur, disaient mardi en conférence de presse. Mais cela ne s'est pas vu sur la pelouse du Parc. Où Neymar a signé un récital pour donner la meilleure des réponses après sa performance très décevante à Liverpool. Avec un triplé, des coups francs magnifiquement bottés, mais aussi des gestes de classe et des passes inspirées, dans la lignée de sa brillante prestation à Nice. Le Brésilien a confirmé qu'il se sentait bien dans ce rôle de numéro dix. C'est peu de le dire.

Marco Verratti lui a aussi facilité la tâche. L'Italien a incarné la qualité du pressing parisien par sa capacité à harceler constamment le porteur du ballon adverse. Dans ce domaine, son absence à Liverpool n'était pas passée inaperçue. Il donne du corps à ce PSG. Dans le sillage de Neymar et Verratti, tous les Parisiens ont réussi une prestation aboutie. A l'Etoile Rouge, Lorenzo Ebecilio a signé une entrée remarquée en délivrant une passe décisive. A part ça, c'était le néant.

Thomas Tuchel félicite Neymar après son triplé face à l'Etoile Rouge

Thomas Tuchel félicite Neymar après son triplé face à l'Etoile RougeGetty Images

Le facteur X : C'était la face cachée de l'Etoile Rouge

L'Etoile Rouge de Belgrade était invaincue depuis 34 matches toutes compétitions confondues. Mais c'était bel et bien un leurre. Au Parc, la formation serbe a davantage ressemblé à une équipe qui n'avait plus disputé la compétition reine des coupes d'Europe depuis plus 1991-92. Il y avait un écart de niveau abyssal avec le PSG. Paris a eu le mérite de le matérialiser au tableau d'affichage. Mais il est clairement tombé sur un client bien plus docile que Liverpool.

La stat : 30

Le tweet croisé

La décla : Thomas Meunier (défenseur du PSG)

" Je ne veux pas que les gens prennent le match comme référence, je préfère qu'on effectue une très bonne prestation contre Liverpool ou Naples. "

La question : Faut-il minimiser la victoire du PSG ?

Ce n'est pas la première fois que Paris passe un carton en Ligue des champions. Il avait même fait plus fort la saison passée en écrasant le Celtic sur un écart encore plus large (7-1). Avant de tomber de très haut deux semaines plus tard à Munich face au Bayern (3-1). Le PSG a prouvé sa capacité à briller face aux clubs moins huppés du Vieux Continent. Cela ne suffira pas à faire oublier la claque reçue à Anfield il y a deux semaines. La victoire parisienne doit ainsi être relativisée.

Mais pas minimisée. Si Paris n'avait rien montré à Liverpool, il s'est bien repris depuis. Sa démonstration face à l'Etoile Rouge vient après deux prestations déjà abouties face à Reims (4-1) et à Nice (0-3). Avec quelques constantes. Un pressing intense et une volonté de faire mal à l'adversaire du coup d'envoi au coup de sifflet final. Le PSG version Tuchel commence à prendre une belle forme. Mais il faudra le voir reproduire la même performance face à une opposition plus relevée pour en avoir le cœur net.

Le PSG a fait exploser l'Etoile Rouge de Belgrade

Le PSG a fait exploser l'Etoile Rouge de BelgradeGetty Images

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