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"Même après quatre ans, Pep vous surprend parfois"

"Même après quatre ans, Pep vous surprend parfois"

Le 27/02/2020 à 00:26Mis à jour Le 27/02/2020 à 10:42

LIGUE DES CHAMPIONS - La victoire de Manchester City sur la pelouse du Real mercredi (1-2) a été marquée par le coup tactique réussi par Pep Guardiola. L'Espagnol a fait parler son pragmatisme, quitte à surprendre, y compris ses joueurs.

Pep Guardiola est revenu hanter Santiago-Bernabeu. Vainqueur du Real Madrid mercredi (1-2), en 8e de finale aller de la Ligue des champions, l'entraîneur de Manchester City a désormais gagné six fois en neuf matches sur la pelouse des Merengue. Il est également devenu le coach ayant remporté le plus de matches en phase à élimination directe de la C1 (28). Mais cette fois-ci, le Catalan a innové. Quitte à surprendre, en laissant de côté quelques joueurs importants, et quelques principes qui semblent lui coller à la peau.

Le premier étonné ? Kevin De Bruyne, buteur décisif sur penalty en fin de match. "Même après quatre ans, Pep vous surprend parfois, a glissé le Belge à BT Sport. Parfois, les joueurs doivent attendre le match pour savoir ce qu'ils doivent faire." Dès sa composition, Guardiola a ainsi surpris, en se passant de Sergio Agüero et de Raheem Sterling (certes de retour de blessure). Mais c'est surtout dans l'animation que City s'est distingué.

"Quand vous gagnez, tout est rose…"

Guardiola, parfois caricaturé comme dogmatique, a fait parler son pragmatisme au Bernabeu : ses Citizens ont abandonné le ballon au Real, particulièrement en première période (47% de possession), et ont joué le contre dans un dispositif sans réel numéro 9, Gabriel Jesus et Riyad Mahrez désertant l'axe. Une hérésie ? Pas le moins du monde pour l'ex-coach du Barça, interrogé par BT Sport. "Je regarde nos adversaires le plus possible. Pendant la trêve, j'ai regardé le Real pendant dix jours. J'ai pris mes décisions en fonction d'eux."

L'entraîneur catalan avait bien préparé son coup : "Au Camp Nou, j'ai vu qu'ils pressaient très haut, et je me suis dit que s'ils le faisaient à Barcelone, ils le feraient contre nous. Alors j'ai cherché des alternatives, parce que je dois dire à mes joueurs ce qui va se passer sur le terrain. Par exemple, je ne connais pas bien Valverde, donc j'ai dû l'étudier." Gabriel Jesus n'a par exemple pas semblé perturbé : "Nous apprenons beaucoup. Parfois, vous devez jouer à un poste différent."

Pour autant, City a autant profité de son dispositif malin que des failles du Real pour s'imposer. Et son coach a refusé de tirer la couverture à lui : "Vous allez dire que j'ai battu Zidane tactiquement parce que nous avons gagné. Quand vous gagnez, tout est rose et les entraîneurs qui gagnent sont les plus intelligents. Et c'est l'inverse quand vous perdez." Avant de rappeler que sur le banc d'en face, se trouvait tout de même un triple vainqueur de la C1 : "Je suis sûr que Zidane a pris des notes et va essayer de nous surprendre…"

Guardiola et Zidane se saluent avant Real Madrid - Manchester City

Guardiola et Zidane se saluent avant Real Madrid - Manchester CityGetty Images

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