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Une équipe séduisante mais sans références européennes : l’Atalanta, un bon tirage pour le PSG ?

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Les joueurs de l'Atalanta célèbrent un des quatre buts inscrits face à Valence.

Crédit: Getty Images

ParEnzo Guerini
10/07/2020 à 13:50 | Mis à jour 10/07/2020 à 15:12

LIGUE DES CHAMPIONS - Le tirage au sort du Final 8 de la Ligue des champions s'est tenu vendredi à Nyon. Le PSG a hérité de l'Atalanta Bergame pour le quart de finale. Un adversaire qui, à première vue, semble abordable pour les hommes de Tuchel. Mais cette équipe, sans expérience sur la scène européenne, développe l'un des jeux les plus séduisants en Europe. De quoi faire trembler Paris ?

C’est sans doute l’équipe la plus agréable à voir jouer depuis que le football a repris ses droits dans la plupart des championnats européens. Invaincue depuis le 20 janvier dernier, l’Atalanta reste sur onze victoires consécutives toutes compétitions confondues. La Dea impressionne par son style et ses principes de jeu très offensifs, qui font d’elle une des équipes les plus prolifiques d’Europe. De quoi inquiéter le PSG, son futur adversaire en Ligue des champions ? Un petit peu, oui.

Un jeu fluide et débridé : Paris va peut-être souffrir…

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Thomas Tuchel, lui, semble déjà avoir tranché. "C'est (un tirage, ndlr) compliqué. L'Atalanta est une équipe qui attaque, qui attaque, qui marque beaucoup de buts et est une équipe offensive. On va se préparer. Il y a encore beaucoup de semaines pour se préparer. C'est bien qu'on sache, ça commence maintenant. Il y a de l'excitation." a confié l’entraîneur parisien auprès de PSG TV, quelques minutes après le tirage au sort. Malgré son statut de favori, l’Allemand se méfie.

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Les hommes de Gasperini évoluent en 3-4-1-2, avec des latéraux très offensifs. Ils pratiquent un jeu débridé tourné vers l’attaque, en faisant circuler rapidement au sol et en cherchant la verticalité et des dédoublements. Avec l’Atalanta, une chose est sûre : le danger peut venir de partout. Robin Gosens, le piston gauche de la Dea, a inscrit 10 buts et délivré 6 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison. Un exemple parmi tant d’autres qui démontre la capacité de l’Atalanta a varié ses combinaisons offensives et la capacité de chacun de ses joueurs à créer le danger.

Robin Gosens

Crédit: Getty Images

Depuis la reprise de la Serie A le 20 juin dernier, Gomez et sa troupe sont tout simplement inarrêtables : 6 matches, 6 victoires, 15 buts marqués contre 5 encaissés. Le tout en s’appuyant sur le travail colossal de Duvan Zapata, le talent d’Ilicic, un pressing constant mais aussi une meilleure gestion de l’effort. Les hommes de Gasperini ont d’ailleurs développé une caractéristique depuis la reprise du football italien, en faisant de la seconde période leur temps fort. Face à la Lazio, le 24 juin dernier, la Dea était menée de deux buts à la 38e minute, avant de trouver son second souffle et de complètement renverser la situation en seconde période pour finalement s’imposer 3-2.

… Mais aura des espaces

Mais ce match face à la Lazio, les Parisiens devraient fortement s’en inspirer. Du moins, de la première période. Car les Laziale ont exploité au maximum les failles du système et des principes de jeu mis en place par Gian Piero Gasperini. Sur le premier but de la rencontre, Milinkovic-Savic a profité de l’énorme espace laissé par Gosens dans le couloir droit pour lancer Correa, totalement esseulé. Après seulement cinq petites minutes de jeu, un quatre contre quatre se présentait déjà dans les trente derniers mètres de l’Atalanta, poussant De Roon à l’erreur en marquant contre son camp.

Ces espaces, les Parisiens devront les exploiter. Et la capacité de création de Neymar combinée à l’explosivité de Mbappé seront des armes redoutables qui feront sans doute beaucoup de mal à l’Atalanta. Au milieu, les qualités techniques de Verratti seront très précieuses pour résister au pressing constant des hommes de Gasperini. Enfin, l’arrière garde parisienne devra se montrer vigilante. Mais l’expérience européenne de Keylor Navas sera un atout de taille. Un atout que les joueurs de l’Atalanta, eux, n’ont pas.

Neymar et Mbappé

Crédit: Getty Images

Une première campagne à deux vitesses pour la Dea

C’est la première fois de son histoire que l’Atalanta participe à la Ligue des champions. Et les choses avaient très mal commencé pour les hommes de Gasperini. Après trois journées disputées, les Bergamasques sont derniers du groupe C, sans le moindre point. Avec, à la clé, deux humiliations subies face au Dinamo (4-0) et Manchester City (5-1). Mais l’Atalanta n’a pas abdiqué, et a réussi à se qualifier pour les 8es de finale en empochant sept points en trois journées et en bénéficiant de résultats favorables sur les autres pelouses. Première campagne, premier exploit.

En 8e, l’Atalanta hérite de Valence. Et là, la Dea régale. A San Siro, les hommes de Gasperini surclassent Valence lors du match aller (4-1), avant de livrer un match tout autant spectaculaire au match retour (3-4) avec un quadruplé d’Ilicic à la clé. En tremblant à peine, l’Atalanta s’est donc défaite d’une équipe pourtant habituée aux coupes d’Europe. Elle rappelle l’Ajax Amsterdam de l’an passé : joueuse, sans complexe, qui ne déroge pas à ses principes de jeu même quand la physionomie du match aurait pu l’imposer. Mais qu’en sera-t-il face à un adversaire bien plus coriace ?

Josip Ilicic (Atalanta), auteur d'un quadruplé à Valence (3-4)

Crédit: Getty Images

Face aux gros, c’est moins limpide

Peu d’indicateurs permettent de juger la Dea face à des équipes qui, sur le papier, semblent supérieures à elle. En Ligue des champions, Gomez et sa troupe ont affronté deux fois Manchester City et n’ont pas réussi à s’imposer (5-1 et 1-1). En Serie A, l’Atalanta s’est inclinée sur sa pelouse en novembre dernier face à la Juventus (1-3), et n’a pas réussi à se défaire de l’Inter Milan (1-1). Malgré de nombreux éclats face à des adversaires coriaces (Lazio, Shakthar, Roma…), la Dea a tout de même plus de mal face aux grosses écuries.

Sur le papier, les Parisiens partent favoris. Après avoir chassé ses démons en élimant Dortmund lors du 8e de finale retour le 11 mars dernier, le PSG a fait un pas en avant dans sa course au titre, en démontrant un état d’esprit à la hauteur de l’évènement. Et même si les hommes de Tuchel ont toutes leurs chances d’accéder au dernier carré, ils devront respecter leur adversaire et garder la même mentalité que face à Dortmund. Parce qu’une chose est sûre : l’Atalanta est capable de tout.

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