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L'Inter a laissé passer sa chance

L'Inter a laissé passer sa chance

Le 10/12/2019 à 22:54Mis à jour Le 11/12/2019 à 00:32

LIGUE DES CHAMPIONS - L'Inter ne verra pas les huitièmes de finale. Le club italien s'est incliné devant un Barça pourtant très remanié mardi, à San Siro (1-2). La formation d'Antonio Conte abandonne la deuxième place du groupe F au Borussia Dortmund, vainqueur du Slavia Prague (2-1) et qualifié pour le prochain tour. Le FC Barcelone avait déjà validé son billet et la première place.

L'Inter Milan restera à quai. Alors que les Nerazzurri avaient leur destin entre les mains et que le Barça, déjà assuré de finir premier, s'est présenté à San Siro avec un effectif largement remanié, ils n'ont pas su terminer le boulot. Pire, ils ont chuté à domicile en montrant un visage indigne d'une équipe qui avait une qualification à aller chercher (1-2). Reversée en Europa League, l'Inter cède finalement son ticket à Dortmund, qui s'est imposé à domicile face à Prague (2-1).

C'était pourtant un Barça bis

En ballotage favorable au coup d'envoi, l'Inter Milan connaissait l'équation par cœur : une victoire ou un résultat similaire à celui de Dortmund et c'était un retour en phase finale de la Ligue des Champions, huit ans plus tard. L'actuel leader de Serie A devra patienter au moins un an de plus. Car les hommes d'Antonio Conte ont fait pale figure face à des Blaugrana venus disputer un match sans enjeu. Il faut dire que le onze bis du Barça, à trois défenseurs français, a été plutôt très appliqué face à des Nerazzurri approximatifs et intermittents.

Malmenés, les Italiens ont fini par être logiquement menés quand Carles Pérez, opportuniste, a marqué en récupérant une passe d'Antoine Griezmann déviée par Diego Godin (0-1, 23e). Malgré une réaction qui a tardé à venir, l'Inter a eu la bonne idée d'égaliser au meilleur moment, juste avant la pause, grâce à Romelu Lukaku. Le Belge a profité d'un excellent travail de conservation de Lautaro Martinez, intenable dos au but (1-1, 44e).

Diego Godin (Inter) face à son ex-coéquipier Antoine Griezmann (Barça)

Diego Godin (Inter) face à son ex-coéquipier Antoine Griezmann (Barça) Getty Images

L'Inter n'a pas mis les ingrédients

On pensait naïvement que le FC Barcelone, peu concerné, allait finir par céder. Et, surtout, que le Nerazzurri monteraient en puissance. Ce fut le cas à de rares moments. Mais Lukaku a loupé un face-à-face avec Neto (61e). Une occasion gâchée que l'attaquant a ruminé pendant longtemps, en témoignent son manque de spontanéité sur une frappe qu'il pouvait tenter du droit (64e) et sa position de hors-jeu qui a privé Martinez d'un but (80e).

Martinez a eu d'autres munitions. L'Argentin a été dangereux après un coup du sombrero sur Clément Lenglet (72e) et à la réception d'un centre de Godin où il était hors-jeu (73e). L'affaire s'est définitivement compliquée après le but d'Ansu Fati, tout juste entré en jeu (1-2, 86e). A 17 ans et 40 jours, il devient au passage le plus jeune buteur de l'histoire de la Ligue des Champions.

Favre a peut-être sauvé sa place

De son côté, le Borussia Dortmund a battu Prague, non sans quelques frayeurs. Jadon Sancho avait ouvert le score (1-0, 10e) mais Tomas Soucek a prolongé le suspense jusqu'au second acte (1-1, 43e). Au retour des vestiaires, Julian Brandt s'est chargé de valider le succès (2-1, 61e) avant l'expulsion de Julian Weigl (77e). Grâce au match décevant de l'Inter, Dortmund se qualifie donc pour les huitièmes de finale, ce qui donnera un peu d'air à Lucien Favre.

Jadon Sancho (Borussia Dortmund)

Jadon Sancho (Borussia Dortmund)Getty Images

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