Le jeu : Une maîtrise de A à Z

Ce fut un long fleuve tranquille. Du genre de ceux que Paris connaît habituellement en Ligue 1, sans faire injure à une équipe de Leipzig qui n’a jamais autant fait son jeune âge. Sérieux, appliqué et supérieur dans tous les domaines, le PSG a imposé sa loi. Sereinement, avec détermination et sans précipitation. Grâce à un 4-3-3 très complémentaire au milieu et ultra-remuant devant, les hommes de Thomas Tuchel ont déroulé leur jeu et ont fait dérailler l’adversaire. La physionomie du match, avec un suspense tué dans l'œuf et un Leipzig rapidement résigné, a facilité la donne. Mais c’est aussi parce que Paris avait fait le travail auparavant. Sérieux, de A à Z.

Ligue des champions
Un rêve en grand
18/08/2020 À 20:52

Les joueurs : Di Maria superstar, Marquinhos exemplaire

C’est toujours la même histoire : Neymar-Mbappé, Mbappé-Neymar. Mais, ce mardi, Angel Di Maria a encore montré pourquoi il reste toujours aussi indispensable à ce PSG. Un caviar pour un Marquinhos encore buteur et plus que jamais leader et un pion plein de sang froid pour mettre Paris à l’abri : "El Fideo" a bien fêté son retour de suspension avec une autre offrande, pour le plaisir, à Bernat.

A ses côtés, Neymar et Mbappé se sont démenés mais ont, encore, pêché dans la finition. Mais si le PSG en est là, c’est aussi parce que son Brésilien avait encore endossé ses habits de lumière et ses dribbles éclairs, si précieux à l’animation. Au milieu, le marathonien Herrera a colmaté les brèches tandis que Leandro Paredes a joué en smoking. Mention spéciale, enfin, à une charnière centrale ultra-solide. Côté allemand, sale soirée pour Péter Gulácsi, responsable sur le deuxième but et pas exempt de tout reproche sur le troisième où Nordi Mukiele aura symbolisé la naïveté allemande. Seul à surnager, Dayot Upamecano aura réussi à museler quelque peu Mbappé.

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Le facteur X : Le choix de Tuchel

Ce devait être le 4-2-4, avec ces "Quatre Fantastiques" pour mettre au pas Leipzig avec une puissance offensive de feu. Mais pour allumer des mèches, Neymar, Di Maria et Mbappé suffisent. Alors, l’entraîneur allemand a refusé le chaos pour préconiser la maîtrise. La présence du duo Herrera-Paredes aura sécurisé Marquinhos et aura permis à Paris de gagner haut la main la fameuse bataille du milieu. Et ça, Paris le doit à Tuchel avant tout.

La stat : 5

Cocorico ! Grâce à sa qualification en finale, Paris est devenu le 5e club français à se qualifier en finale de la Ligue des champions (ou de son ancêtre). Marseille a réussi à vaincre là où Reims, Saint-Etienne et Monaco ont échoué. Mine de rien, l’Italie et l’Allemagne (6 finalistes différents) ne sont pas si loin. Rendez-vous mercredi pour une mise à jour ?

Le tweet qui va faire réagir

La décla : Alessandro Costacurta, sur Sky Italia

Cette rencontre est une preuve que le PSG grandit. On a vu une équipe avec une grande maturité ce soir.

La question : Et maintenant ?

Paris n’a jamais été aussi proche. C’est une évidence qu’il convient de rappeler. Un match pour accomplir son destin européen, sa raison d’être, ce pourquoi le Qatar a choisi la capitale française pour "rêver plus grand". Et, oui, tous les rêves sont permis.

Car ce frémissement aperçu face à Dortmund, cette ébullition miraculeuse face à l’Atalanta a donné naissance à une chose derrière laquelle Paris courait depuis des années et pour laquelle il dépensait sans compter : une équipe avec une identité collective. C’est aussi bête et simple que ça. L’addition d’individualités flamboyantes a laissé place à une troupe cohérente, enfin consciente de ses qualités mais surtout de ses défauts. Alors, forcément, quand tout le monde pousse dans le même sens, le bateau parisien avance plus vite. Surtout avec de tels joueurs.

Le temps des jambes qui tremblent, des têtes qui se baissent et des incompréhensibles défaites semble derrière eux. Sa crise d’adolescence avalée, ce PSG s’assume enfin. Ça ne garantit pas des titres mais ça ressemble quand même à un ingrédient indispensable à n’importe quelle épopée. Paris y est. Presque. Que cela soit Munich ou l’OL, aucune différence pour eux. Il faudra, quoiqu’il arrive, être soi-même, sûr de sa force et de son étoile. C’est à ça qu’on reconnaît les géants. Et Paris commence franchement à y ressembler grandement.

La joie des Parisiens après l'ouverture du score de Marquinhos

Crédit: Getty Images

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