Le chemin fut long, escarpé, semé d’embuches et de chutes plus mémorables les unes que les autres. Mais, à force de croire en son destin européen, le PSG y est enfin ! Ce mardi, les Parisiens n’ont fait qu’une bouchée d’une triste équipe de Leipzig (0-3) pour s’offrir leur place en finale de Ligue des champions pour la première fois de leur histoire. Désormais, c’est acté, ils peuvent rêver plus grand.

Ligue des champions
Thiago Silva : "C'est historique, mais ce n'est pas fini..."
18/08/2020 À 21:58

Dimanche, à Lisbonne, ils seront à un match du Graal ultime, après lequel ils n’ont cessé de courir ces dernières années. Après Reims, Saint-Etienne, Marseille et Monaco, le PSG devient le cinquième club français à réussir pareille performance. Historique et mérité.

Une première période de rêve, un Di Maria XXL

On leur promettait un enfer d’intensité, un match de boxe où Leipzig rendrait coup pour coup. Ce fut une balade de santé, un miroir presque perturbant de ses sorties domestiques habituelles. Car, très vite, Paris a compris qu’il était plus fort, surtout devant où Neymar aura encore beaucoup provoqué mais aussi joué de malchance avec le poteau à deux reprises (6e, 35e). Son habituel acolyte Kylian Mbappé un peu trop discret, c’est donc à Angel Di Maria qu’est revenu la charge de mettre Paris sur orbite.

Marquinhos buteur avec le PSG face au RB Leipzig en demi-finale de la Ligue des champions

Crédit: Getty Images

Sa galette parfaite a d’abord permis à Marquinhos de prouver qu’il était bien un futur capitaine à l’âme de leader pour ouvrir le score plus haut que tout le monde (0-1, 12e). Juste avant le retour des vestiaires, "El Fideo" a profité d’une relance ratée d’un Péter Gulácsi aux abois et d’une talonnade aérienne somptueuse de Neymar pour mettre Paris à l’abri (0-2, 42e). Hors du coup, Leipzig était déjà à bout après la fin de la première période.

La maladresse de Neymar-Mbappé, la faiblesse de Leipzig

La deuxième ne fut qu’une longue gestion parisienne face à des Allemands trop imprécis et surtout bien trop dociles pour espérer mieux. Symbole de ce naufrage, le pauvre Nordi Mukiele, pourtant solide en début de match mais malheureux au retour des vestiaires. Sa glissade a permis à Di Maria, encore lui, de servir Juan Bernat sur un plateau pour le but du chaos (0-3, 56e). Comble du luxe, Thomas Tuchel s’est même permis de faire souffler certains ou de donner du temps de jeu à d’autres en vue de la finale, comme Marco Verratti entré en jeu en toute fin de match.

Angel Di Maria et Neymar

Crédit: Getty Images

Seule ombre au tableau : la maladresse de son duo star devant le but. Tantôt dans l’axe, tantôt à gauche, Neymar et Mbappé n’ont cessé de combiner et de donner des sueurs froides à la défense allemande. Mais, comme face à Bergame, le Brésilien aura manqué de précision dans le dernier geste (44e, 86e) tandis que le Français a buté sur Gulácsi à plusieurs reprises (17e, 73e). Symbole de cet échec relatif : cette contre-attaque éclair qu’ils ont fini par gâcher (77e). Rien de grave. Après tout, l’essentiel est ailleurs.

Sûr de sa force, Paris n’a jamais tremblé et a assumé son statut comme jamais avant, bien aidé également par une défense centrale aux airs de muraille. Neuf ans après l’arrivée de QSI et les millions dépensés avec, cinquante ans après la naissance du club, le PSG y est enfin donc ! A force de l’avoir rêver, ils ont fini par arracher leur ticket à la force d’une saison pleine de rebondissements et de petits miracles. Ce serait bête de se réveiller avant dimanche. Rien ne vaut les songes d’été.

Ligue des champions
Les notes du PSG : Marquinhos transcendé, Mbappé muselé
18/08/2020 À 21:25
Ligue des champions
Après l'OM, Saint-Etienne et les autres : Paris, cinquième club français en finale de C1
18/08/2020 À 20:59