La Juventus n’a pas tardé à prendre sa décision. Au lendemain de l’élimination du club italien en 8e de finale de la Ligue des champions face à l’Olympique lyonnais, Maurizio Sarri a été remercié par la direction de la Vieille Dame. Cette annonce rapide a fait suite aux rumeurs apparues dans la presse italienne samedi matin. Le sort de Sarri a été réglé en moins de 24h. C'est du Juventus dans le texte. Et pour annoncer son remplaçant, Andrea Pirlo a été nommé à la surprise générale, le club italien est également allé à toute vitesse.

"La Juventus FC annonce que Maurizio Sarri a été relevé de ses fonctions d’entraineur de l’équipe première", a précisé le club italien sur son site officiel. "Le club aimerait le remercier pour avoir écrit une nouvelle page de l’histoire de la Juventus en remportant un neuvième titre de champion consécutif, le point d’orgue de son parcours qui l’a mené aux sommets du football italien."

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La presse transalpine semblait sûre de son fait quant à la non-continuité de l’homme aux lunettes. Et elle ne s’était pas trompée. Cette décision marque la fin d’un drôle de mariage tant dans la personnalité que dans les idées de jeu. La rigide Juventus, bâtie par Antonio Conte, et consolidée par Massimiliano Allegri, et le Napolitain n’étaient clairement pas faits pour vivre ensemble. Alors qu'il avait annoncé une période de réflexion, Andrea Agnelli, le président turinois, a tranché dans le vif.

Une Juve hybride qui est partie en fumée

Le technicien de 61 ans, nommé le 16 juin 2019, n’aura finalement tenu qu’une saison aux commandes du club piémontais. Malgré l’obtention de ce neuvième titre de champion d’Italie consécutif, sacre une nouvelle fois salué par le président de la Juve, Andrea Agnelli, vendredi soir, l’ensemble de l’action de Sarri à Turin n’aura convaincu personne. Acquis dans la douleur, ce titre national l’a été sans réellement convaincre dans tous les compartiments du jeu. Pas de "Sarri touch", pas de jeu, la Juve, trop marquée, n'a pas réussi sa transformation en équipe séduisante et plus joueuse. Cette version hybride de la Juve d'Allegri, mal en point physiquement, a même perdu sa rigidité défensive.

Privée de Giorgio Chiellini, le patron de la défense, blessé au genou en début de saison, le secteur défensif a également été défaillant et la bonne saison de Matthijs de Ligt n’a pas suffi à compenser le faible niveau de ses coéquipiers. La Juve de Sarri a aussi été marquée par un entrejeu d’une faiblesse rarement vue depuis une décennie. Tous ces facteurs ont mené les coéquipiers de Cristiano Ronaldo droit dans le mur en Europe. Sarri et ses troupes avaient aussi perdu la finale de la Coupe d’Italie face au Napoli en juin dernier ainsi que la Supercoupe d’Italie en début d’année. La C1 faisait office de solution à ses maux et l'entraîneur s’est planté dans des proportions plus grandes.

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