"Je me sens de Madrid, du club, de cette ville" : arrivé en 2001 comme joueur, Zinédine Zidane a conquis le coeur des Madrilènes. Devenu entraîneur, le Français reste adulé au stade Santiago-Bernabeu, où son Real reçoit le Paris SG mardi en Ligue des champions. "J'ai toujours été bien traité ici en Espagne. Je ne peux rien reprocher aux Espagnols sur leur accueil. Pas simplement dans le foot, en dehors aussi", a-t-il résumé en conférence de presse début novembre.
Le 25 octobre, une enquête réalisée par l'institut de sondages Sigma Dos révélait que plus de la moitié (51,8%) des supporters madrilènes souhaitaient que "Zizou" finisse la saison sur le banc merengue, alors que son équipe traversait une mauvaise passe, avec une défaite 1-0 à Majorque et une petite victoire 1-0 à Galatasaray.
"D'avoir un soutien comme ça, je le prends avec beaucoup de respect. C'est très important, parce qu'à l'arrivée, ce sont les gens qui te supportent. Je me sens de Madrid, du club, de cette ville, et quand tu es encouragé comme ça, tu te sens mieux", a réagi Zidane.
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Real - Zidane : "On m'a toujours bien traité ici en Espagne"

Joueur "momifié", entraîneur adulé

Une histoire d'amour débutée en tant que joueur (2001-2006), puis cultivée pendant son premier mandat sur le banc du Real (2016-2018), où il a raflé 9 trophées sur 13 possibles, dont trois Ligues des champions consécutives. "Ily a deux Zidane. Le joueur et l'entraîneur", précise à l'AFP Frédéric Hermel, correspondant de L'Equipe et RMC Sport à Madrid, auteur d'une biographie de Zidane qui vient de sortir (Flammarion).
"Le joueur est au musée. Il est quasiment momifié, le tableau est accroché, ça ne bougera plus. (...) Mais Zidane sera un plus grand entraîneur qu'il n'a été joueur", assure-t-il. Certes, l'état de grâce qui l'avait protégé des critiques pendant son premier passage sur le banc de la "Maison blanche" semble s'être estompé depuis son retour, le 11 mars, pour rebâtir une équipe en fin de cycle.
Mais son excellente maîtrise de l'espagnol reste un formidable vecteur d'intégration professionnelle et culturelle... au point que "Zizou" commet parfois d'énormes hispanismes en français ("plantille" pour "effectif", "disfrute" pour "savourer"). L'Espagnol est sa langue de travail au quotidien avec son staff élargi, et cette compétence permet à Zidane de "s'échapper des questions" piégeuses devant la presse, relève Alfredo Relaño, ex-directeur du quotidien "AS" (1996-2019) et mémoire vivante du football espagnol.

Zinedine Zidane

Crédit: Eurosport

Il est Madridiste, et Madrilène adopté
Dpuis 18 ans qu'il vit à Madrid, le Marseillais s'est coulé dans le mode de vie de la capitale. "En novembre 2018, on était ensemble dans le quartier de Conde de Orgaz, (...) il allait vers sa voiture, il regarde Madrid et il dit: 'Qu'est-ce que je suis bien ici'", raconte Frédéric Hermel. "Je suis persuadé que dans sa décision de revenir au Real, alors qu'il paraît évident qu'il avait des contacts avec la Juve, il y avait la possibilité de continuer à vivre à Madrid", soutient-il.
Mais Zidane garde aussi un côté très Français, relève Alfredo Relaño. "Il n'est pas Madrilène dans le sens où il est casanier, très famille, très discret... Il est presque austère, il a peu de vie sociale, alors que les Madrilènes sont extravertis et tout le temps dans la rue", nuance-t-il. "Il est Madridiste, et Madrilène adopté."
"Il est arrivé comme joueur avec un respect, presque une fascination pour le Real Madrid, qui est propre aux Français je crois. Il est resté très loyal envers ce club, dont il incarne les valeurs", ajoute Relaño. Dans son quartier du nord de Madrid, non loin du Lycée français, Zidane vit presque normalement, comme il ne pourrait plus se le permettre à Marseille, sa ville de naissance, où l'amour est trop débordant. "C'est un vrai Madrilène, un vrai Français de Madrid", sourit son biographe, Frédéric Hermel. "Il est tombé dans le piège madrilène ! Tu viens pour quelques années, et tu y restes toute ta vie".

Zinedine Zidane

Crédit: Getty Images

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