"Le Real ne s'est pas arrêté d'être une très grande équipe avec ces absents, cela ne change rien tous ces blessés". Les mots sont de Luis Muriel et ce n’est vraiment pas sûr que Zinédine Zidane soit sur la même longueur d’ondes, à quelques heures d’affronter l’Atalanta en 8e de finale aller. Car l’entraîneur français sera privé d’une ribambelle de joueurs, dont certains essentiels comme Karim Benzema, Sergio Ramos, Eden Hazard ou Marcelo.

D’ailleurs, Zidane n’a pas caché que sa tâche était tout autre depuis quelques semaines. "Il n'y a pas d'explication raisonnable, a balayé le Français. On est tous peinés d'avoir des joueurs blessés. On l'explique difficilement. On a eu un début de saison anormal, on n'a pas fait de présaison, mais comme toutes les équipes. C'est vrai que là ça fait beaucoup d'absents pour nous, beaucoup de joueurs qui ne sont pas disponibles... mais c'est inévitable, c'est la situation d'aujourd'hui. Il y a des joueurs qui ne sont pas là, mais il y a des joueurs qui sont là, et on va faire avec les joueurs qui sont là".

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En cadre essentiel de la Casa Blanca, Toni Kroos n’a pu que surenchérir : "Cela ne change pas grand-chose à mon travail, je ferai mon travail comme d'habitude, peu importe les joueurs qui jouent derrière ou devant moi", a expliqué froidement l’Allemand. Alors, le Real aussi redoutable même avec autant d’absents ?

Gian Piero Gasperini y croit dur comme fer : "On doit rester concentré, parce que, concernant ces absences au Real, je suis convaincu qu'on va en fait trouver une équipe encore plus attentive et déterminée (...). Cette équipe est l'une des plus fortes au monde. Le Real Madrid se transforme en Ligue des champions par rapport au championnat".

Ce que j'ai vu Zidane faire, je l'ai vu de très peu d'autres joueurs dans le monde

Reste que le choix des hommes sera plus que limité pour son homologue sur le banc madrilène. De quoi provoquer une petite boutade en conférence de presse : "Je serais très inquiet si Zidane devait jouer demain, heureusement il sera sur le banc…" Entre les deux, c’est une histoire méconnue qui se mêle à une période charnière pour Zidane, le joueur. Celle de son passage à la Juventus Turin.

"Ce que j'ai vu Zidane faire, je l'ai vu de très peu d'autres joueurs dans le monde, a commenté l’entraîneur de l’Atalanta, admiratif face à la grâce de ZZ. Quand il jouait à la Juventus, j'avais la chance d'être l'entraîneur de la Primavera (l'équipe des jeunes). Et souvent, quand notre entraînement était terminé, on allait voir celui de l'équipe première. Les capacités de Zidane, en particulier, étaient extraordinaires. Et comme entraîneur, il a continué à faire ce qu'il faisait comme joueur, il a continué à gagner, et tout de suite. C'est quelqu'un qui a l'ADN du foot en lui".

Des mots doux qui sont remontés aux oreilles du Français, qui a loué à son tour le travail du technicien italien : "Blague à part, je crois que Gasperini a fait un travail énorme avec l'Atalanta, a avoué ZZ. Quand je jouais à la Juventus, il était l'entraîneur de la réserve, et là aussi il avait fait un super boulot. Il a fait de grandes choses, il me plaît beaucoup comme entraîneur".

Avec AFP

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