Icardi, de plus en plus impliqué

  • Le modèle : Harry Kane
L'un n'est rien d'autre que l'attaquant le plus complet d'Europe. L'autre a, sur certaines périodes, été l'un des plus létaux. A priori, Harry Kane et Mauro Icardi n'avaient pas grand-chose en commun. Pourtant, depuis l'arrivée de Mauricio Pochettino à Paris, le rôle du buteur argentin a sensiblement évolué. Révolue, l'époque où l'on pouvait compter le nombre de ballons touchés par l'attaquant sur les doigts des deux mains. Désormais, le joueur de Rosario tient un rôle capital.
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Offensivement, il délaisse quelque peu la surface adverse pour jouer les points d'appui et garder beaucoup de proximité avec ses compagnons d'attaque, comme le fait Kane avec les Spurs. Au Camp Nou, il a touché 38 ballons, total relativement haut si on le compare à ses standards habituels, surtout dans ce type de matches. Défensivement, il est impliqué : à l'aller, il s'était appliqué à fermer des angles de passes pour gêner Sergio Busquets. Reste à savoir si, à moyen et long-terme, cette évolution affectera son efficacité devant le but.

Kurzawa, le rôle-clé du latéral opposé

  • Le modèle : Danny Rose
C'est l'une des raisons pour lesquelles Pochettino réclame à ses attaquants excentrés d'occuper les demi-espaces plutôt que les couloirs : ouvrir le champ à l'un des latéraux et disposer d'une solution favorable à un jeu direct, souvent via des passes diagonales venant de l'arrière. Le technicien argentin en avait fait l'un de ses circuits préférentiels à Tottenham, notamment avec Danny Rose. Paris reproduit ce schéma de plus en plus souvent avec, lui aussi, un penchant pour le côté gauche.

Layvin Kurzawa (PSG)

Crédit: Getty Images

Ce fut un franc succès à l'aller, puisque les deux premiers buts du club de la capitale ont été construits de cette manière. Juste avant l'égalisation, Kurzawa avait remisé en une touche une transversale de Marquinhos. Pour son doublé, Mbappé avait été servi par Florenzi qui, lui-même, avait été trouvé par Paredes. Plus pragmatique que certaines de ses influences - Bielsa, notamment - Pochettino avait été capable de mettre en place ce type de solutions pour favoriser la verticalité et ainsi, s'adapter à la Premier League mais aussi à des adversaires supérieurs dans le domaine de la possession (Manchester City, Liverpool).

Verratti, deux pour le prix d'un

  • Le modèle : Le milieu récupérateur… et Dele Alli
Avec lui, Pochettino pourrait avoir l'impression d'évoluer à douze. Marco Verratti était déjà essentiel au Paris Saint-Germain, il est devenu le joueur le plus important du onze depuis l'arrivée du technicien argentin. Ici, pas de comparaison possible entre le Petit Hibou et un seul des hommes forts de Pochettino à Tottenham. La qualité de l'Italien est telle qu'il remplit les missions de deux joueurs : le milieu récupérateur gauche (Mousa Dembélé au début de mandat, Harry Winks à la fin) et Dele Alli.

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Lorsqu'il est au point physiquement, Verratti a le bagage pour faire des différences dans les deux camps. En phase défensive puis de transition, l'ancien joueur de Pescara évolue sur la même ligne que ses deux coéquipiers de l'entrejeu, Leandro Paredes et Idrissa Gueye. Pour gratter les ballons. Et relancer. La nouveauté réside dans son rôle offensif, bien plus consistant qu'auparavant, donc plus énergivore. Là, il fait ce que Dele Alli faisait avec les Spurs de Pochettino… en mieux. Lui aussi très à l'aise dans les zones denses, le milieu parisien a également noué une relation fructueuse avec l'attaquant excentré, en l'occurrence Kylian Mbappé. La zone qu'il occupe en phase offensive, proche des 18 mètres adverses et de la pointe est sensiblement la même que l'ex prodige des Three Lions. Même si le dernier geste diffère souvent, Verratti étant plus attiré par la passe que par le but.

Rigueur et discipline, les piliers

C'était l'un des maitres-mots de Pochettino au moment de sa présentation à la presse : la discipline. "Il faut créer cette âme et cette envie pour l'équipe", avait-il également répété au micro d'Eurosport après le 16e de finale remporté face à Brest. Le technicien argentin y est très attaché car elle a constitué le ciment de sa longévité à Tottenham. Seule la finale de la Ligue des champions perdue face à Liverpool avait fini par affecter un groupe que "Poche" avait été capable de maintenir sous pression durant quatre saisons et demi.

Un PSG à la sauce Tottenham ? Pochettino veut "créer une âme et une envie pour l'équipe"

Sur le plan purement technique, elle doit permettre à son équipe de réduire considérablement ses temps faibles, en quantité et en durée, et ainsi lui offrir plus de régularité. C'était là aussi l'une des forces du club londonien… et l'un des points faibles du PSG version Tuchel. Pour l'instant, la mayonnaise semble prendre mais il faudra jauger cette nouveauté sur la durée, afin de lisser l'impact psychologique de l'arrivée d'un nouveau coach. Et quoi de mieux qu'un match retour face au Barça pour découvrir plus de garanties ?
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