La Vieille Dame est encore en vie. Menée 2-0 et auteure d’une prestation proche du médiocre, la Juventus a réduit le score en fin de rencontre face à Porto, mercredi soir, pour maintenir l’espoir en vue du huitième de finale retour (2-1). Mehdi Taremi et Moussa Marega avaient permis aux locaux de sanctionner les largesses adverses, mais Federico Chiesa a rendu plus relative la déconvenue des Bianconeri, qui devront toutefois afficher un tout autre visage sur leur pelouse pour renverser la vapeur dans trois semaines.
Deux équipes dont la suprématie est remise en cause sur la scène nationale s’affrontaient mercredi soir, à l’Estadio do Dragao. Mais la grande différence entre Porto et la Juventus tient au fait que le club portugais a su changer de visage au moment de retrouver la scène européenne. Au ralenti en championnat, la formation de Sérgio Conceição a très nettement accéléré la cadence face à des Bianconeri complètement amorphes, pas au niveau techniquement et globalement pas remis de leur défaite à Naples samedi (1-0).
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Deux entames catastrophiques pour la Juve

Au tout début de chaque période, les locaux ont sanctionné les errements adverses. Après à peine deux minutes de jeu, Rodrigo Bentancur a redonné bien trop mollement un ballon à son gardien Wojciech Szczesny, devancé par le tacle rageur de Taremi (1-0, 2e).

Le but de Taremi (FC Porto) face à la Juventus

Crédit: Getty Images

Une énorme bourde qui a donné le ton de la soirée turinoise. Puis, une poignée de secondes après le retour des vestiaires, les Dragons se sont rués à l’attaque et Wilson Manafa a profité d’un boulevard pour servir Moussa Marega, qui a conclu en tueur dans la surface (2-0, 46e).
Il a encore fallu une parade de Szczesny pour éviter que la soirée ne tourne à l’humiliation, sur une frappe d’un Sergio Oliveira libre de progresser balle au pied jusque dans la surface (52e). D’une potentielle énorme déconvenue, la Juve est finalement passée à une bonne opération quand Federico Chiesa a repris en première intention un centre parfait d’Adrien Rabiot (2-1, 82e). Presque inespéré, tant Agustin Marchesin avait passé une soirée tranquille jusque-là.

Un penalty qui aurait pu tout changer

Cristiano Ronaldo, par exemple, n’a presque pas existé, lui qui n’a jamais été servi dans de bonnes conditions pour déstabiliser le solide bloc portugais, qui a encaissé mercredi son premier but à domicile dans cette campagne de C1. Certes, on entendra beaucoup parler, en Italie, de ce penalty qu’aurait pu (dû) obtenir CR7, accroché par Zaidu Sanusi sur l’ultime action de la rencontre (94e).
Mais se réfugier derrière cette excuse frôlerait l’indécence pour la Juve, qui devra profondément se remettre en question en vue du retour, le 9 mars. À commencer par Andrea Pirlo, dont les choix - Morata sur le banc, entre autres - vont lui coûter, au minimum, de sévères critiques.

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