Deux matches en un. C’est l’impression générale retenue par les acteurs de cette demi-finale aller de Ligue des champions. Séduisants dans le jeu et saignants dans les duels en première période, les joueurs de Mauricio Pochettino ont peu à peu sombré après le repos, étouffés par le pressing haut des Citizens qui ont alors imposé leur rythme au match. Une mi-temps chacun donc, mais comme face au Bayern Munich il y a quelques semaines, une défaite à domicile à la clé pour le PSG (1-2) qui entamera le match retour virtuellement éliminé.
Mais comment expliquer ce contraste saisissant ? Auteur de l’ouverture du score, Marquinhos a d’abord fait preuve de lucidité dans le constat. "On a été trop derrière en seconde période. On n’arrivait pas à sortir le ballon. Ils ont été plus agressifs, ils jouaient plus haut. Il faudra mieux jouer pendant 90 minutes pour passer là-bas", a-t-il noté au micro de RMC Sport. L’hypothèse d’un effondrement physique collectif a bien entendu été soulevée. C’est l’interprétation qui vient le plus vite à l’esprit, en considérant que le PSG a peut-être évolué en surrégime lors des 45 premières minutes.
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Il faut être plus intelligent tactiquement parfois à la récupération
Le capitaine courage du club de la capitale y a souscrit en partie, sans oublier de parler d’un autre élément fondamental : la gestion des temps faibles. "C’est dur de courir derrière le ballon. On n’arrivait pas à les contrer, il faut être plus intelligent tactiquement parfois à la récupération. On prend des buts bêtes. Ce sont des petits détails qui font la différence", a-t-il pointé du doigt. Dans le sport de haut niveau, la tête et les jambes sont intimement liés, le Brésilien en a bien conscience.

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A la télévision italienne (Sky Italia), Alessandro Florenzi ne disait pas autre chose. "On a perdu les distances en deuxième mi-temps. Cela ne nous ressemble pas (...) Premier but chanceux, deuxième le mur s’ouvre : les détails font la différence en C1. Mais nous ne sommes pas abattus. Ils ont gagné une bataille, pas la guerre." Le latéral droit le sait : le PSG voyage beaucoup mieux qu’il ne reçoit cette année. Et Marquinhos d’embrayer : "Il faut avoir de la personnalité. Si on n’y croit pas, il ne faut même pas y aller. Il faut avoir une mentalité de guerriers. On est très proches, ce n'est pas le moment d'avoir des doutes. On a tout ce qu'il faut pour renverser la situation. Il faut y croire."

L'importance de la maîtrise du rythme

Auto-persuasion, méthode Coué, ou réel sentiment que tout est possible ? La sensation que les deux buts encaissés étaient évitables doit en tout cas conforter les Parisiens dans la croyance que la réussite peut basculer de leur côté à l’Etihad, mardi prochain. Mais s’ils n’ont pas eu envie de trop s’attarder sur l’analyse de la seconde période devant les micros, à l’image de leur entraîneur Mauricio Pochettino, ce travail vidéo devra impérativement être fait dans les jours qui viennent.

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Car Pep Guardiola, lui, a bien analysé la première période et a agi en conséquence. Il a demandé à son équipe de conserver le ballon le plus haut possible et de multiplier les passes, sans forcément vouloir faire mal à l'adversaire. Et si finalement, ce n’était pas physiquement, mais dans la capacité à gérer le rythme, voire le faux-rythme d’une rencontre que Manchester City avait construit sa victoire ? A méditer avant de repartir au combat à l’Etihad Stadium.

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