"Nous devons aborder le match retour différemment, pour savoir mieux le gérer que lorsque nous avons rencontré Barcelone." Sur Sky Italia quelques minutes après la belle victoire en terre munichoise (2-3), Leonardo avait tout de suite pointé du doigt le défi qui attend les Parisiens, ce mardi. Car le directeur sportif brésilien le sait bien : le PSG n'a fait qu'une partie du chemin en Bavière en quart de finale de la Ligue des champions. Si le succès ramené à l'aller par les coéquipiers de Kylian Mbappé et de Neymar a marqué les esprits et donne un avantage considérable aux champions de France, le plus dur reste même peut-être à venir : confirmer cette victoire au Parc des Princes pour retrouver le dernier carré pour la deuxième année d'affilée.
Cela peut sembler paradoxal. Mais pour cette formation parisienne, recevoir au Parc n'est pas forcément une assurance tous risques. Loin de là même. Si l'absence de public a modifié le rapport de force des matches à domicile sur le Vieux Continent durant cet exercice bouleversé par la pandémie du Covid-19, le PSG a en effet pris la mauvaise habitude d'être bien accueillant dans son antre. Beaucoup trop même pour une équipe aussi ambitieuse. En L1 où Paris a perdu ses trois derniers matches sur sa pelouse – un record dans l'ère qatarienne -, Marseille (0-1), Lyon (0-1), Monaco (0-2), Lille (0-1) et même Nantes (1-2) sont ainsi repartis du Parc des Princes avec le plein de points.

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Fébriles en L1 à la maison mais aussi en C1

Ces nombreuses défaites notamment contre des rivaux directs pour le titre pourraient coûter sa couronne nationale au PSG. Et ont de quoi laisser songeur avant ce match retour face au géant bavarois à domicile. Surtout que ce n'est pas qu'une tendance en L1, où les champions de France ne montrent pas toujours la même intensité. Manchester United est aussi reparti du Parc la tête haute (1-2) pour lancer cet opus de la C1. Et la victoire aussi laide que précieuse contre Leipzig (1-0) quelques semaines après a également laissé l'impression d'un Parc loin d'être une forteresse imprenable. Tout comme évidemment le match retour face au FC Barcelone en huitièmes de finale (1-1).
Malgré la démonstration de l'aller au Camp Nou (1-4), Paris a réussi ce soir-là à raviver la flamme catalane lors d'un huitième de finale retour qui aurait pu basculer sans un grand Keylor Navas (1-1). On avait alors revu une certaine fébrilité dans le onze parisien et une incapacité coupable à gérer sereinement comme lors de la gifle reçue en 2019 par une équipe de Manchester United amoindrie venue s'imposer au Parc (1-3) pour effacer sa défaite à Old Trafford (0-2). "Il est compliqué de comprendre la différence de rendement entre nos résultats à domicile et à l'extérieur. On espère que ça ira mieux à partir de mardi et qu'on pourra inverser cette tendance", a d'ailleurs avoué Mauricio Pochettino, l'entraîneur parisien ce lundi.

Neymar lors de Bayern - PSG

Crédit: Getty Images

Afficher les valeurs de Dortmund la saison passée

Par rapport à ce duel face aux Catalans, le contexte sera évidemment tout autre mardi face au Bayern Munich. Cette fois-ci, les Parisiens ont bien conscience de ne pas avoir une marge trop importante après avoir signé le coup parfait en s'imposant malgré les 31 tirs allemands (contre 6 pour le PSG). "C'est du 50-50 pour moi. Les deux équipes peuvent se qualifier, a d'ailleurs prévenu l'entraîneur argentin. Je le répète encore le Bayern est la meilleure équipe du monde, je pense. Face à des super champions, il faut avoir beaucoup de respect, mais une chose ne chasse pas l'autre: nous essaierons de nous imposer sur le terrain".
Pour s'offrir le scalp de leur bourreau en finale de la dernière Ligue des champions, les coéquipiers de Neymar connaissent leur mission : réaliser une toute autre copie pour ne pas se faire peur. Et ne pas faire ressurgir de vieux démons. Le PSG devra ainsi moins souffrir, mieux contrôler le ballon. Et afficher la solidarité mais aussi un esprit de conquête entrevus par exemple face à Dortmund lors du huitième de finale retour mémorable de la saison passée. Dans un Parc déjà tristement vide en raison de la pandémie, les Parisiens, portés par les chants de leurs fans à l'extérieur de l'enceinte, avaient montré le visage qu'il fallait. Depuis, le Parc a pris l'habitude de sonner creux. Et de faire moins peur. Mais il serait bon de retrouver cet état d'esprit pour s'offrir un printemps européen radieux.
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