Ils ne sont plus que quatre à avoir survécu au jeu de massacre au bout d'une saison interminable, sans public mais pas sans bobo. Le PSG, Manchester City, Chelsea et le Real Madrid forment une photo assez fidèle du football d'aujourd'hui avec deux représentants du nouveau monde que sont Paris et City, le plus prestigieux ambassadeur des historiques, le Real Madrid, et le club qui fait la parfaite jonction entre les deux, Chelsea.
Contrairement à 2019 (Tottenham, Ajax Amsterdam) et 2020 (Lyon, Leipzig) où l'ordre des choses avait été bousculé par des clubs moins bien armés venus mettre la pagaille, 2021 offre une hiérarchie plus attendue même si le Bayern, le Barça ou la Juventus ne sont pas au rendez-vous. Bien sûr, deux des demi-finalistes n'ont jamais remporté la Ligue des champions mais Paris et Manchester City, à coups de millions et de titres nationaux, ont acquis une légitimité et des ambitions qui rejoignent celles des plus grands clubs européens.

Manchester City plutôt que Dortmund, vraiment une mauvaise nouvelle pour le PSG ?

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La dynamique pour Paris

Leur affrontement incarne l'évolution d'un jeu dopé par les fonds infinis et étatiques d'investisseurs souverains. Paris vs Manchester, c'est aussi le Qatar vs Abu Dhabi. Deux états qui rêvent plus que quiconque de sacre européen. L'anomalie, au vu des millions engloutis depuis des années, n'est pas de les retrouver en demie mais plutôt de n'en avoir aucun des deux au palmarès de la C1.

"Paris devient naturellement le favori de la Ligue des champions"

Pour la deuxième fois seulement de leur histoire, et la première avec Guardiola, les Citizens rejoignent un dernier carré que Paris, finaliste l'an passé, atteint pour la deuxième saison consécutive. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle le PSG sera favori de cette double confrontation. Le parcours des Parisiens (FC Barcelone et surtout Bayern Munich), leur démonstration du Camp Nou, leur maîtrise face au champion sortant au Parc des Princes et la forme étincelante du duo Neymar-Mbappé dessinent une dynamique ascendante pour un club dont l'heure semble enfin venue. Rien ne sera simple face à City et Guardiola mais l'ADN même des Citizens, équipe de possession et assez peu inspirée face à Dortmund, va comme un gant à un PSG jamais aussi dangereux qu'en transition.

PSG, Real, Manchester City : trois des quatre demi-finalistes de la Ligue des champions

Crédit: Getty Images

Le Real connaît la chanson

Suffisant pour faire de Paris le favori absolu du plateau ? D'une courte tête alors. Car il ne faut jamais enterrer le Real. Même lors d'une saison mal née qui a vu Zinedine Zidane passer tout près de l'échafaud, les Merengues sont là. Comme souvent. Avec plus d'expérience qu'aucun autre, avec des cadres (Ramos, Varane, Kroos, Casemiro, Benzema) qui savent mieux que quiconque comment aller au bout. Le Real est un candidat naturel au début de l'aventure.
En demie, il est un fauve qui lâche rarement sa proie. Le Chelsea de Thomas Tuchel, en pleine résurrection, est prévenu. Dans un choc qui verra s'affronter aux deux bouts du terrain Olivier Giroud et Karim Benzema, les Espagnols partent avec un avantage certain. Curiosité de l'histoire : ce sera la première confrontation entre les deux clubs en C1. Les Blues, de retour dans le dernier carré de la Ligue des champions après sept années d'absence, vont surtout se coltiner une institution européenne sans égal. On n'est pas 13 fois vainqueur de la compétition, et neuf fois demi-finaliste des onze dernières éditions, par hasard. Et si dans cette saison sans queue ni tête, tout finissait par rentrer dans l'ordre ?

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