Manchester avait déjà vécu une soirée mémorable avec le Real Madrid en ville. C’était il y a déjà bien longtemps, et c’est un club en rouge qui était de l’autre côté du terrain. Quinze ans plus tard et un tour plus loin dans la compétition, c’est City qui s’est offert une nuit de gala face au club aux 13 victoires en C1. Il y a quinze ans, Ronaldo avait volé la vedette à tout le monde. Le Real avait perdu 4-3 (mais s’était qualifié après son succès de l’aller). Mardi, le Real a aussi perdu et connaîtra son sort dans une semaine. On a hâte d’y être. Et de revoir les héros du soir, Karim Benzema en particulier.
Depuis l’hiver, le Real Madrid est un sparadrap qui colle aux basques de tous les adversaires qui croisent la route des futurs champions d’Espagne. Le PSG pensait l’avoir décroché, Chelsea aussi, Manchester City également. Mardi à l’Etihad, les Mancuniens ont mené 2-0 après onze minutes, puis 3-1, puis 4-2 et le Real est toujours revenu sur les talons des champions d’Angleterre en titre. Une spécialité maison incarnée par Karim Benzema, toujours aussi exceptionnel.

Quatre buts marqués mais des regrets à la pelle : City doit-il trembler ?

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14 buts en C1

"Manchester City a réussi une meilleure entame de match pendant 20 minutes, a reconnu Benzema sur Canal Plus. Ils ont mis beaucoup de pression et ces deux buts, mais on n'a pas lâché. On a commencé à prendre le ballon, à jouer et revenir au score. Il y a des moments où il faut faire le dos rond, on l'a fait."
Mardi, Le Français a une nouvelle fois fait trembler les filets. Deux buts qui font quatorze en C1 cette saison, celui du 2-1 puis du 4-3 et, toujours, avec une force de caractère exceptionnelle. Le brassard qu’il porte autour du bras n’est pas là pour décorer. On l’a vu constamment encourager ses troupes. "J’essaie de leur donner encore plus confiance, a-t-il confié sur Canal Plus. Sur des matches comme ça, tout le monde est au même niveau techniquement. Après, c’est le mental qui fait la différence. J’essaie d’être avec eux et leur donner encore plus confiance."

Karim Benzema auteur d'une Panenka face à Manchester City

Crédit: Getty Images

Si tu ne tires pas, c'est sûr que tu ne vas pas en louper
La confiance passe par l’exemple et, une fois encore, l’international français a fait le job sur ce point-là. Il fut rapidement auteur d’un pressing qui aurait pu être gagnant, en première période. Et puis, il a réussi ce qu’il fait de mieux actuellement : marquer. Une reprise du gauche de toute beauté en première période. Et, après la pause, un penalty transformé d’une Panenka. Il fallait la tenter ici, à ce moment-là, et après avoir manqué deux tirs de réparation face à Osasuna la semaine dernière.
"Si tu ne tires pas, c'est sûr que tu ne vas pas en louper. Les deux penalties en Liga, je les ai bien tirés mais il y avait un bon gardien. Aujourd'hui c'est la force mentale, le sang-froid. Les gardiens me regardent… ils regardent comment je tire les penalties. Il y a des moments où il faut changer."
Ni à gauche, ni à droite. Mais au centre et en finesse. Et c'était prévu, comme a fini par le révéler Carlo Ancelotti sur Sky Italia. "C’est vrai qu’il avait essayé cette solution ça dans la semaine… Mais qu’importe comment, il a marqué. Benzema a tout : la qualité, la technique, la personnalité. Pour tirer un penalty comme ça, il en faut.”
Interrogé sur le serpent de mer du Ballon d’Or, Karim Benzema a balayé le sujet d’un revers de main. Pas le moment. Ni l’endroit. "Je pense surtout à gagner la Liga et à gagner la Ligue des champions. Ce qui vient après on verra, je suis vraiment concentré sur les trophées collectifs." A raison. Quand viennent les trophées collectifs, le reste a des chances de suivre.
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