Il paraît que le meilleur joueur du monde a signé à Paris. Ce qui est embêtant c’est que le meilleur joueur du monde n’est même pas le meilleur joueur de son équipe, la faute à un gamin omnipotent. Oui, Lionel Messi est bien un joueur du PSG. Non, il n’a encore rien à voir avec l’homme qui martyrisait les défenses du côté de Barcelone.
Ce mardi, face à Leipzig, ce fut un condensé presque parfait de ses débuts parisiens. Pour son sixième match seulement avec le PSG, Messi a marqué. Un doublé s’il vous plait, deux pions décisifs car nécessaires auxquels le génie argentin a donné une envergure supplémentaire avec une panenka pleine de malice. Pour le reste, on serait bien embêté de vous dresser l’inventaire des choses extraordinaires que le numéro 30 parisien a réalisées.

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Un ailier droit qui n’en a que le nom

Chez Opta, on n’a d’ailleurs noté aucune passe amenant à une occasion de la part du joueur le plus créatif de la planète. Vu du stade non plus. Sa première période aura été traversée comme un fantôme, avec une position très basse pas franchement prévue et une manie de coller à la ligne qui ne correspond plus à ses qualités à 34 ans.
Fatalement, son influence fut maigre. D’ailleurs, c’est de son propre fait qu’il a fini par dézoner à la demi-heure de jeu pour se rapprocher de l’axe et donc du duo Verratti-Mbappé. Mais ce choix a fatalement exposé un peu plus Achraf Hakimi, laissé seul dans son couloir.
Alors, où est le souci ? Sans doute dans le fait de considérer Messi comme un ailier droit, ou en tout cas de lui en donner le rôle. Par son absence de flexibilité, l’Argentin se retrouve cantonné à une fonction qui ne magnifie en rien son jeu et n’aide pas beaucoup plus le PSG depuis son arrivée. C’est dans l’axe, en soutien d’un attaquant, qu’on a des chances de revoir le Messi du Barça, le facilitateur de scénarios ultimes.

Lionel MEssi

Crédit: Getty Images

4 fantastiques ou système rationnel ?

Pour cela, Pochettino a deux choix. Retenter l’expérience d’une attaque à 4 avec un Di Maria qui revient à droite et un Messi qui tourne autour de Mbappé. Au vu des tests récents (OL ou Rennes, par exemple), pas sûr que cette option soit la plus viable à long terme. Elle risquerait de couper encore un peu plus un bloc équipe déjà peu compact et de couper les ailes à des latéraux qui ne demandent qu’à les déplier.
Car si Messi pose problème à droite, c’est aussi qu’il ne laisse pas forcément le champ libre à un Achraf Hakimi qui ne demande qu’à arpenter cette ligne de touche. En ce sens, le passage en 3-5-2 mardi a eu plusieurs vertus : aider Paris a retrouver de la supériorité dans l’axe défensivement, placer Messi, Verratti et Wijnaldum dans un même périmètre, rapprocher l’Argentin de Mbappé mais surtout libérer les énergies de Nuno Mendes et Hakimi. C’est d’ailleurs grâce à un pressing haut lancé par le Marocain que Paris a pu égaliser.

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"Nous devions chercher des solutions en fonction des caractéristiques des joueurs que nous avions sur le banc des remplaçants, apporter des solutions, a ainsi révélé Pochettino, interrogé sur ce changement de système. Ça fait partie de nos missions en tant qu'entraîneurs de proposer des solutions différentes. C’est clair qu’avoir des joueurs offensifs sur les ailes comme Achraf et Nuno te donne un peu plus de liberté en attaque. Je pense que mettre Leo un peu plus dans l’axe et Julian puis Wijnaldum, en plus de Marco, a permis d’avoir plus de contrôle mais aussi de passer beaucoup plus par les ailes, par l'extérieur, et surtout de fixer dans l’axe les joueurs de Leipzig".
Bref, un assemblage plus cohérent à défaut d’être totalement rassurant encore. Plus qu’une option de secours à dégainer en cas de difficulté, le 3-4-3 imaginé au début d’année, avec Messi et Neymar en soutien axial de Mbappé et des pistons supersoniques sur les côtés, a des airs d’évidence à laquelle Pochettino ne veut pas encore céder. Messi n’attend que ça, et nous aussi par la même occasion. Alors, Mauricio, il est temps de libérer Léo pour enfin voir le vrai joyau.
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