De notre envoyé spécial
On nous avait promis une nuit magique, on nous l'avait rabâché à longueur d'articles et d'émissions sur les médias espagnols. Et très franchement, même prévenu, on n'a rien vu venir. Dans un Santiago Bernabeu anesthésié par un Kylian Mbappé gigantesque, le PSG filait tranquillement vers les quarts de finale. Et puis, soudainement, le grand effondrement. Tout a basculé dans l'irrationnel. Une erreur de Gianluigi Donnarumma et tout a resurgi. Les noches magica du Bernabeu, son désormais fameux "el miedo escenico" ("le trac des comédiens") qui paralysent les adversaires, et les fantômes du PSG. "C'était une nuit magique", notait Carlo Ancelotti qui avait prophétisé une telle issue dès la veille.
Ligue 1
Le PSG reste très intéressé par Ekitike
IL Y A UNE HEURE
Après l'égalisation de Benzema, le stade a tremblé, a rugi. "Il suffit d'un but pour que le stade brûle, chauffe. Je crois que c'est ce qu'il s'est passé", a savouré Thibaut Courtois après la rencontre. L'atmosphère a changé et alors même que la route vers les quarts de finale restait dégagée, le PSG a plongé dans l'abysse. Et dans le stade, même si le score laissait une ouverture, l'issue semblait inéluctable. Les conquérants de Pochettino ont semblé soudainement porté tout le poids du monde sur les épaules. De Neymar à Marquinhos, de Hakimi à Kimpembe. Une démission collective aussi spectaculaire qu'inattendue. "C'est un moment important pour eux cette égalisation, a raconté le défenseur brésilien devenu l'ombre de lui-même en un claquement de doigts. Ils ont emporté les supporters avec eux et ça donne de l'énergie."

"Quand l'émotion s'en mêle…"

Remonté comme jamais face à ce qu'il considère comme une faute non sanctionnée de Benzema sur son gardien, Mauricio Pochettino n'a pas digéré l'ouverture mais n'a pu que constater la démission de ses troupes : "A partir de cette action tout a changé dans le stade, nos joueurs étaient énervés, même s'il faut reconnaître que nous avons fait des erreurs. Mais quand l'émotion s'en mêle, le football change complètement." Les émotions, voilà ce qui, au-delà du débat autour de l'égalisation madrilène, a sans doute coûté la qualification à Paris. Encore une fois. Car jamais les Parisiens n'ont semblé en mesure de reprendre le dessus sur la situation. Même avec, sur le terrain, un septuple Ballon et des joueurs aux armoires remplies de trophées.

Leo Messi incrédule

Crédit: Getty Images

L'histoire se répète à 500 kilomètres du Camp Nou. "On doit assumer notre incapacité à gérer les moments difficiles, a tranché un Leonardo direct au micro de Canal Plus. (...) On doit regarder ça, on doit savoir vivre des moments difficiles. On a dépensé beaucoup d'énergie et à ce moment-là, on en avait peut-être un peu moins. On a perdu un peu le contrôle." Pour finir droit dans le mur. Comme face au Barça en 2017 ou face à Manchester en 2019. On pensait pourtant que Paris avait appris. "Même si ce sont des moments un peu semblables, ce sont des histoires différentes, avec des équipes différentes et des joueurs différents, s'est défendu Marquinhos. Il faut continuer à travailler, grandir, gagner en maturité. On dit toujours un peu la même chose." Parce que Paris est sans doute un peu toujours malade.
Ligue 1
Pochettino remercie Al-Khelaïfi et souhaite "le meilleur" au PSG
IL Y A 21 HEURES
Ligue 1
Galtier arrive : le PSG organise une conférence de presse mardi
04/07/2022 À 11:40