Vous pouvez lutter contre elle mais la nature finit toujours par prendre le dessus. A l'automne, les feuilles tombent des arbres, les jours se raccourcissent et Cristiano Ronaldo enquille les buts en Ligue des champions. Personne ne peut rien y faire. Même quand Manchester United est en énorme difficulté, même quand Paul Pogba est à côté de ses pompes, même quand on ne voit pas bien comment Ole Gunnar Solskjaer pourrait survivre à cette galère, Cristiano Ronaldo, cinq buts en quatre matches, gère et s'occupe de tout.
Ce mardi à Bergame, le Portugais, auteur d'un doublé, a sauvé Manchester United pour la troisième fois de la saison… après quatre journées. Un but dans les arrêts de jeu pour battre Villarreal, un autre à la 81e pour venir à bout de l'Atalanta en octobre et un dernier, ce mardi, d'une reprise de volée croisée imparable sur la pelouse des Italiens toujours dans le temps additionnel, pour offrir le point du nul (2-2) aux siens et laisser MU en tête son groupe. Ronaldo, c'est Superman et Zorro à la fois : un surhomme qui signe chacune de ses sorties d'un but capital. Son coach, Solskjaer, a usé d'une autre comparaison, plus efficace encore.
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Nous n'abandonnons jamais
"C'est un leader et son rôle, c'est de marquer. Cristiano, pour nous, est comme Michael Jordan pour les Chicago Bulls, a expliqué le Norvégien qui sait plus que quiconque ce qu'il doit à son attaquant portugais. Ce sont ces champions qui font les grandes équipes. Il devient de plus en plus bon avec nous." Ce mardi, comme depuis le début de saison, Ronaldo a enlevé une tonne de pression au-dessus des épaules de son coach et permis aux siens d'aborder les deux derniers matches avec leur destin entre les mains.

Ronaldo, auteur d'un doublé mardi

Crédit: Getty Images

Mais pas question de fanfaronner. C'est juste une habitude, une journée de travail ordinaire pour l'homme aux cinq Ligues des champions. "Nous y avons cru jusqu'à la fin. J'ai aidé mon équipe à obtenir un point, a-t-il simplement constaté. Nous n'abandonnons jamais, c'est un bon résultat pour nous, je pense. On doit s'adapter entre nous. Cela va prendre du temps, nous devons nous améliorer." Ses coéquipiers, en particulier un Eric Bailly dévoré par Duvan Zapata sur le second but de l'Atalanta, doivent une fière chandelle à leur talisman.
Et dire que pour quelqu’un, c’était un problème…
"Quand Cristiano Ronaldo est sur le terrain, il y a toujours un espoir de marquer. C'est son ADN", a confié, admiratif, le défenseur ivoirien au micro de Canal+. Le coup est rude en revanche pour ses adversaires du soir qui méritaient mieux. Déjà corrigée à l'aller par le quintuple Ballon d'Or, l'Atalanta a perdu deux points qu'elle méritait. Mais le mérite ne pèse pas bien lourd face à un joueur de cette trempe.

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"Cristiano Ronaldo ? Qu’est-ce que je dois dire… Il est incroyable, fou, a constaté un Gian Piero Gasperini dépité. Il ne frappe jamais à côté. Et dire que pour quelqu’un, c’était un problème…" Un message à peine voilé pour la Juve qui s'en est débarrassé l'été dernier. Et de conclure dans un sourire : "À la fin, je lui ai dit : “Tu sais comment on dit en Italie, 'ma vai a quel paese'" (ndlr : "va voir ailleurs si j'y suis"). Non décidément, impossible de lutter contre l'inéluctable.
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