Unai Emery, le stratège retrouvé

Son terrain de chasse favori, c'est normalement la Ligue Europa. Mais cette saison, Unai Emery, quadruple vainqueur de la C3 (ndlr : 3 sacres avec Séville, 1 avec Villarreal), démontre qu'il peut aussi faire parler sa science des matches couperets dans la compétition-reine du Vieux Continent. Après ses passages au PSG et à Arsenal, le Basque s'est ressourcé à Villarreal où il démontre qu'il n'a pas perdu sa magie européenne.
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Etienne Capoue, le cœur de l'entrejeu

Son arrivée à Villarreal a fait office de résurrection. Recruté en janvier 2021, l'ancien Toulousain a retrouvé la lumière au sein du "Sous-marin jaune", jusqu'à devenir une pièce essentielle du trio du milieu. A tel point qu'il estime "avoir appris le football à 33 ans" sous les ordres d'Unai Emery, comme il l'a glissé dans L'Equipe. Véritable métronome du club espagnol où il dispose de la liberté de se projeter vers l'avant, son abattage est déterminant au cœur du jeu, où il fait parler son physique et son aisance technique. En C1, Emery ne se passe d'ailleurs jamais du meilleur joueur de la finale de la Ligue Europa 2021.

La délivrance d'Etienne Capoue et de ses partenaires de Villarreal après leur qualification en demi-finale de Ligue des champions aux dépens du Bayern Munich

Crédit: Getty Images

Francis Coquelin, pilier fragile mais si précieux

Voilà deux saisons maintenant que ce véritable globe-trotter du football européen a posé ses valises à Villarreal. Arrivé de Valence – 60 km plus au sud –, l'ancien joueur de Lorient, d'Arsenal ou encore de Fribourg et Charlton a trouvé sa place au sein du club espagnol. Si des pépins physiques l'ont souvent tenu éloigné des terrains – comme cette année avec une opération du tendon d'Achille en janvier -, il reste un joueur clef du trio du milieu aux côtés d'Etienne Capoue et de Dani Parejo pour son impact physique et son expérience. Emery l'a d'ailleurs laissé au repos lors des deux derniers matches de Liga avec l'espoir de pouvoir compter sur lui pour ces chocs face à Liverpool en C1.

Francis Coquelin face au Bayern

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Giovani Lo Celso, la patte Emery fait merveille

Il a retrouvé un coach qui lui fait totalement confiance et met en place un style qui lui correspond. Et ça se ressent sur la pelouse. Devenu titulaire indiscutable dès son arrivée en janvier, le milieu de terrain offensif prêté par Tottenham s'éclate à Villarreal. L'international argentin (38 sélections, 10 buts) s'est ainsi déjà imposé comme un rouage essentiel d'Emery. Sa performance exemplaire en quart de finale aller face au Bayern Munich contre qui il a fait l'étalage de ses qualités, a illustré son adaptation express et son renouveau. Relancé, il séduit tout le monde, même son ancien entraîneur à Tottenham : "Je suis content pour Lo Celso. Retourner là-bas (en Espagne) et prouver qu'il est en pleine forme, c'est une bonne chose, surtout parce que Tottenham avait dépensé beaucoup d'argent pour lui", a rappelé début avril Antonio Conte, entraîneur des Spurs.

Giovani Lo Celso face au Adrien Rabiot lors de Juventus-Villarreal

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Serge Aurier, relance discrète

Il est parti de Tottenham par la petite porte. Après une rupture à l'amiable avec les Spurs en août, l'Ivoirien a répondu en octobre à l'appel du pied de son ancien coach au PSG, Unai Emery, avec l'espoir de se relancer. Plus en vue en Liga où il est régulièrement titulaire, il se contente cependant des miettes en Ligue des champions. Doublure de Juan Foyth, il n'a fait que trois apparitions en C1 pour moins de cent minutes de temps de jeu.

Serge Aurier avec Daniel Parejo

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Aïssa Mandi, la C1 comme spectateur

Formé au Stade de Reims où il a lancé sa carrière professionnelle avant d'y évoluer en L1 pendant quatre saisons, l'international algérien de 30 ans s'est fait d'abord connaître en Liga sous les couleurs du Real Betis. Incontournable en défense à Séville durant près de cinq saisons, il a débarqué libre à Villarreal l'été dernier. Pas vraiment sous son meilleur jour lors des premiers mois, il joue plus actuellement en Liga. Mais il reste considéré comme la troisième option dans l'axe et n'a ainsi eu droit qu'à 24 petites minutes de temps de jeu en C1 cette saison, et plus une seule seconde sur les sept derniers matches européens.

Aissa Mandi

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Boulaye Dia, adaptation timide

Comme Mandi, c'est un ancien de Reims, où il a participé à trois saisons en L1. Débarqué à Villarreal lors de l'été 2021, l'avant-centre a connu une adaptation timide en Liga pour sa première saison en Espagne. Son bilan jusqu'ici est ainsi modeste : l’international sénégalais de 25 ans a marqué cinq buts en championnat cette saison (21 matches). Depuis son retour de la CAN, il est rarement titulaire et ne joue même plus en C1 depuis les huitièmes de finale (1 minute contre la Juve à l'aller), bloqué par Arnaut Danjuma et Gerard Moreno.

Boulaye Dia (Villarreal) buteur contre Alavés

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Geronimo Rulli, un dernier rempart fiable

Il n'a fait qu'une petite saison en L1, sous les couleurs de Montpellier (2019-2020). Convaincant au MHSC, le gardien argentin a poursuivi sur sa lancée à Villarreal qu'il a rejoint en 2020. Cette saison, il a ainsi piqué la place de titulaire à Sergio Asenjo après avoir déjà été le numéro 1 lors de la campagne victorieuse en Ligue Europa la saison passée. Auteur régulièrement de performances remarquées et de clean sheets à répétition, l'Argentin marque les esprits à Villarreal.

Geronimo Rulli

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