On le savait déjà mais c’est une confirmation de plus : le PSG est pris à son propre piège. Avec cette équipe-là, chaque match est un test, chaque virage un tournant et chaque manquement une faute. Ainsi va l’hystérie à Paris. Ander Herrera, présent en conférence de presse, a eu beau jeu de déclarer "injuste" cette pression gravitant autour du PSG, il ne la doit qu’à des dirigeants qui ont vu les choses en XXL pour espérer, enfin, rêver plus grand.
Ce mardi, ce n’est qu’un match de poules de Ligue des champions, le deuxième d’une saison qui sera jugée en mai mais ce rendez-vous de septembre ressemble déjà à un moment charnière. Parce qu’il rappelle un rendez-vous raté en avril dernier, avec une star sur le flanc et une autre en mode artiste égaré. Parce qu’il peut déjà mettre Paris dans l’embarras comptable. Parce qu’il peut rappeler, encore une fois, la primauté du collectif sur les solistes décisifs. Et surtout parce qu'elle accentue encore la pression autour d’un groupe qui semble déjà en dégager suffisamment comme ça. Ce PSG-Manchester City sent déjà la poudre et c’est aussi pour ça qu’il arrive à point nommé.
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Le pétard mouillé de Bruges, le défi de City

La poudre, justement, c’est précisément ce qu’il manque au trio star du PSG. Lionel Messi - Neymar - et Kylian Mbappé n’ont passé que 125 minutes ensemble sur les terrains mais elles sont restées vierges de but pour eux dans le jeu et pauvres en promesses pour les autres. Le feu d’artifice attendu à Bruges a débouché sur un pétard mouillé que la réception de l’OL a peiné à embraser. Là encore Paris s’est tendu un piège dont il a du mal à se défaire : à la vie à la mort avec la MNM, quitte à ce que les confiseries ne soient pas au bout du processus de fabrication.
A la recherche de l’alchimie parfaite, Mauricio Pochettino a surtout joué le rôle de démineur ces derniers jours, entre polémique sur la sortie de Messi, lassitude supposée de Gianluigi Donnarumma et mécontentement visible de Mbappé face à Montpellier. C’est pourtant tactiquement que l’Argentin est attendu au tournant avec une question qui gagne en intensité : et si Mbappé était le laisser pour compte de l’affaire ? A l'animation de Pochettino de prouver l’inverse.
Le tout face au "meilleur entraîneur du monde", selon ses dires, et sa troupe citizen qui n’ont pas manqué d’envoyer un message samedi à l’Europe en général, au PSG en particulier. Chez eux, pas de Messi mais un bloc équipe toujours aussi impressionnant, une capacité à presser à même de couper un peu plus Paris en deux et des joueurs aux talents individuels suffisants à faire plier n’importe quelle défense d'Europe. Sur le papier, le contraste entre les deux équipes qu’on adore rapprocher pour leurs millions illimités n’a pourtant jamais été aussi saisissant.

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Il y a déjà urgence

"C’est un fait, pas une opinion de dire que le PSG est une équipe en construction, a d’ailleurs insisté Pochettino en conférence de presse lundi. […] Ils sont peut-être en avance par rapport à nous dans le processus de construction". L’Argentin a raison de se projeter sur le temps long. Mais, à court terme, il y a déjà urgence pour Paris.
Avec ce nul peu glorieux rapporté de Belgique, le PSG a grillé une première cartouche. Un résultat négatif face à son adversaire supposé pour la première place du groupe A mettrait presque déjà un terme aux envies parisiennes de trôner au sommet de celui-ci. Et obligerait Neymar et consort à faire quasiment carton plein contre Leipzig par la suite pour voir le printemps. Alors, ce mardi, au Parc, c’est un peu plus qu’une simple affiche de gala. Et c’est encore mieux comme ça.
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