C'est comme un disque rayé. Avec Lille, la Ligue des champions rime avec regrets. C'était déjà le cas lors de leur entrée en lice face à Wolfsburg (0-0), dans un match où les Dogues n'avaient pas su faire la différence malgré une supériorité numérique. C'est une nouvelle fois le constat qui s'impose après leur défaite à Salzbourg mercredi (2-1). Mais pour des raisons différentes. La frustration après le nul face aux Allemands était légitime. Sur sa défaite en Autriche, le LOSC peut surtout s'en prendre à lui-même. Parce qu'il ne s'est pas vraiment donné les moyens d'espérer mieux.
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Les hommes de Jocelyn Gourvennec ont fait illusion dix minutes. Puis ils ont subi. Car le plan de jeu de l'entraîneur lillois laissait difficilement la place à un autre scénario. Le technicien breton a fait des choix forts, notamment en laissant ses deux latéraux titulaires, Mehmet Zeki Celik et Reinildo, sur le banc au coup d'envoi. Ou en se passant d'un créateur comme Jonathan Ikoné. Sans possibilité de dédoublement, sans idée pour déséquilibrer le bloc adverse, Lille n'a jamais vraiment joué sur des qualités pourtant retrouvées, en partie, depuis quelques matches.
Ligue des champions
Lille, c'est désespérant…
20/10/2021 À 22:11
C'est bien ce contenu qui pose problème. Même si les Dogues ont aussi été plombés par ce penalty accordé après une longue intervention du VAR sur l'ouverture du score autrichienne, avec un contact litigieux sur Gabriel Gudmundsson sur l'action. "Il y avait la place pour jouer, on a fait trop d'erreurs, on a perdu trop de ballons, a reconnu un Benjamin André lucide au micro de Canal+. Les faits de jeu ne sont pas en notre faveur, c'est sûr, mais on n'a pas eu beaucoup d'occasions, on n'a pas poussé et on aurait dû mieux négocier certains coups. On savait que c'était une équipe agressive, les ballons qu'on a perdus, ils n'attendaient que ça. Il fallait plus de maîtrise."

"On va se qualifier"

Cette maîtrise, Lille ne l'a caressée que dans la dernière demi-heure de jeu, sans vraiment la trouver totalement. Mais il y a eu du mieux après le coaching de Gourvennec et les entrées simultanées d'Amadou Onana, Ikoné et Jonathan David. Les Dogues ont enfin montré quelques mouvements offensifs, même s'il a fallu une grossière erreur de Philipp Köhn, le gardien de Salzburg, pour permettre à Burak Yimaz de réduire l'écart. Mais cela n'a pas suffi pour renverser la situation compromise dans laquelle Lille s'était initialement placée.

Jonathan David au duel avec Maximilian Woeber lors du match opposant Salzbourg à Lille, le 29 septembre 2021, en Ligue des champions

Crédit: Getty Images

C'est le plus contrariant avec ce LOSC. Parce que sa prestation face à Wolfsburg, malgré le résultat frustrant, l'autorisait à aborder ce déplacement en Autriche avec beaucoup plus d'ambitions dans le jeu. Parce qu'il avait repris confiance après avoir enchaîné deux victoires consécutives en championnat, en affichant certaines vertus essentielles dans la conquête du titre de champion de France la saison passée. Parce qu'il avait les moyens d'aller chercher la victoire. Et qu'au lieu de cela, la formation lilloise n'a été que dans la réaction.
Ce n'est pas suffisant pour un niveau aussi exigeant que la Ligue des champions. Et la réalité comptable ne fait que le confirmer. Tombé dans un groupe G plutôt ouvert, Lille occupe la dernière place après deux journées. Mais le LOSC n'est qu'à trois longueurs de son adversaire du soir, leader, et garde toutes ses chances de qualification. "Il nous reste quatre matches, on va les jouer à fond, avance André. Il y a la place, c'est ça qui est rageant. Il faut faire mieux, c'est sûr, mais on va se qualifier." À condition de jouer le jeu. C'est bien l'enseignement à tirer de son revers en Autriche.

La déception de Lille face à Salzbourg

Crédit: Getty Images

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