Il a beau avoir changé de maillot, il n’a rien perdu de son ambition. Mercredi, Lionel Messi fait sa grande rentrée européenne sous la tunique parisienne, après son transfert inattendu de l’été. Son objectif ? Regagner une C1 qu’il n’a plus conquise depuis 2015. Et d’un point de vue plus personnel, essayer de combler le déficit de but qui le sépare désormais de Cristiano Ronaldo pour le titre honorifique de meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions (135 au Portugais, 120 à l’Argentin).
Pour ce faire, le numéro 30 parisien va pouvoir compter sur une phase de poules souvent prolifique puisqu’il reste devant son "rival" dans ce domaine. Avec le Barça, Messi en a torturé plus d’un. La preuve avec cinq carnages en règle.

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5) Le Panathinaikos subit, Boumsong enrage

14 septembre 2010
Camp Nou
FC Barcelone 5 - 1 Panathinaikos
Lionel Messi n’a plus grand-chose à voir avec la dernière merveille du football mondial. Sacré Ballon d’Or en 2009, il est l’un des meilleurs joueurs du monde, surtout sous les ordres d’un Pep Guardiola qui l’a fait changer de dimension. Après un été compliqué en Afrique du Sud, Messi est survolté. Pour son premier match de l’année en C1, il sera infernal. Après l’ouverture du score de Sidney Govou pour le club grec, Messi change de braquet. Sur un service de Xavi, il égalise du droit avant de s’offrir le but du 3-1 sur une percée dont il a le secret.
Sur un nuage, il gratte un penalty qu’il rate finalement. Alors, Messi redouble d’efforts. Il offre d’abord une passe décisive à Pedro bien involontaire après une frappe qui heurte les deux poteaux avant de conclure son festival sur un délice de pichenette pour servir Dani Alves qui marquera de la tête.
Un doublé, deux passes décisives et une facilité presque insolente qui laissera un goût amer à Jean-Alain Boumsong, titulaire pour le Pana ce soir-là. "Lionel a fait deux-trois choses qui ne se font pas lorsqu'on gagne 4-1, lâchait le Français après le match. Cette fois, Barcelone a gagné, mais on verra au match retour. Lionel est un immense joueur, mais ça ne lui donne pas le droit de faire ce qu'il veut sur le terrain quand le score est aussi lourd". Au retour, Messi sera "plus calme" avec un but et une victoire 3-0 pour les Barcelonais. Efficacité limitée.

Lionel Messi et Jean-Alain Boumsong s'expliquent avec l'arbitre

Crédit: Getty Images

4) Le triplé… du pied droit

25 novembre 2014
GSP Stadium
Apoel Nicosie 0 - 4 FC Barcelone
Des triplés, Lionel Messi en fait collection en C1. En ôtant son quintuplé face à Leverkusen et son quadruplé face à Arsenal, on en compte six. Mais celui marqué dans la douceur chypriote en ce mois de novembre 2014 gardera toujours un goût particulier pour l’Argentin. Pour sa place dans l’histoire, la grande comme la petite.
La grande d’abord : en déviant une frappe de Rafinha du droit, la Pulga s’offre son 72e but en Ligue des champions et égale à l’époque Raul Gonzalez comme meilleur buteur de l’histoire de la C1. Mais Messi ne va pas s’arrêter là. Deux buts viendront compléter le total pour faire de lui le seul et unique détenteur du titre honorifique, avant le réveil tonitruant de Cristiano Ronaldo sur la seconde moitié de la décennie.
La petite ensuite : ce triplé aura uniquement été marqué… du pied droit, lui le gaucher qu’on dépeint trop souvent comme exclusif. A tort. Sur ses 120 buts en C1, 16 sont nés de son pied droit et 4 de la tête. Pour son pied gauche, on vous laisse faire le calcul vous-même (il est simple) car c’est indécent.

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3) Tottenham soufflé, l’Angleterre époustouflée

3 octobre 2018
Wembley
Tottenham 2 - 4 FC Barcelone
L’avantage avec Messi, c’est qu’il respecte les traditions. D’Arsenal à Manchester United en passant par Manchester City, l’Argentin a toujours pris un malin plaisir à étriller les équipes anglaises qui se dressent sur sa route en C1. Le Tottenham de Mauricio Pochettino en 2018 ne fera pas exception. Pourtant, l’Argentin a mué, moins buteur et plus créateur que lors de ses années fastes sous Guardiola. Electron libre, il mettra un boxon pas possible dans la défense anglaise ce soir-là pour finalement s’offrir un doublé presque "normal pour lui", selon les termes de Pochettino après coup. Mais le match éclatant de Messi n’était pas uniquement au niveau statistique.
Orientations au cordeau, prises de balle impeccables, choix toujours justes, feintes dévastatrices et dribbles délicieux auront laissé un souvenir incroyable au public de Wembley. Mais pas que. "Messi a été incroyable, s’extasiait Kieran Trippier, alors adversaire direct de la Pulga. Quand il est dans cette forme, il est magique à regarder". "Son cerveau de footballeur a deux fois la taille de celui des autres sur le terrain", estimait Andy Townsend pour la BBC tandis que Darren Fletcher allait encore plus loin : "Jouer un peu plus bas va permettre à Messi de prolonger sa carrière. Il va continuer à marquer un nombre incalculable de buts. C'est comme s'il était à la fois Messi et Iniesta. C'est quelque chose".

Lionel Messi célèbre son doublé face à Tottenham à Wembley

Crédit: Getty Images

2) Le bijou de la MSN

24 novembre 2015
Camp Nou
FC Barcelone 6 - 1 AS Roma
En cet automne 2015, le Barça ronronne, repu par sa saison précédente XXL et franchement serein au moment de faire la décision grâce à son trident magique de la MSN. Mais le réveil sera terrible. Trois jours après avoir corrigé le Real dans un Clasico à sens unique (4-0), le trident va faire la fête à la Roma de Rudi Garcia.
Sur une accélération de Neymar, les trois hommes récitent une partition aussi supersonique que franchement splendide, à base de remises à une touche de balle et de mouvement constant. En bout de chaîne, Messi conclut l’action d’un piqué dont il a le secret. Une réalisation qui restera puisqu’il sera élu but de cette édition de Champions League, comme un symbole du potentiel destructeur d’une MSN encore dans la force de l’âge.
La suite : une démonstration de force où Messi ne force pas son talent pour s’offrir le doublé, tout comme son compère Suarez. "Le Barça était trop fort, comme face au Real Madrid, concédera logiquement Rudi Garcia après coup. Nous n’avons rien pu faire. Il aurait fallu un miracle pour accrocher quelque chose, ils sont stratosphériques, invincibles".
(Le but est à revivre à partir de 1'45")

1) Messi et la torture de Guardiola

19 octobre 2016
Camp Nou
FC Barcelone 4 - 0 Manchester City
Un match de gala. Un prétendant historique contre un nouveau riche ambitieux. Et les retrouvailles de Pep Guardiola avec sa "créature" Lionel Messi. En cet automne 2016, l'événement est au Camp Nou avec ce FC Barcelone – Manchester City. Et qui dit grand match dit grand Messi.
Avec sa teinture blonde, la Pulga sera l’homme d’un match où il aura fait vivre un calvaire à l’arrière-garde des Citizens. Son triplé, plein de sang-froid, ne rend pas totalement hommage à sa partition de haut vol et à son niveau ahurissant en ce début de saison 2016. La preuve, l’Argentin terminera sa phase de groupes avec 10 buts au compteur, dont deux triplés et un doublé. Tranquille.
"Messi a conclu les actions comme s’il jouait dans la cour de récréation", analysera après coup son entraîneur Luis Enrique. Pep Guardiola, lui, n’aura pas fini de connaître la douleur d’affronter Lionel Messi. En quatre matches (2 avec le Bayern, 2 avec Manchester City), le Catalan aura vu l'Argentin marquer six fois. Et, devinez quoi ? Ils ont à nouveau rendez-vous le 28 septembre prochain
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