Qu'avez-vous retenu de vos affrontements contre Liverpool, lorsque vous évoluiez en Angleterre, à Tottenham puis Watford ?
Etienne Capoue (E.C) : Anfield, c'est un enfer. C'est le pire stade que j'ai fait en Angleterre. Que ce soit l'ambiance, leur manière de jouer... Ils ont cette faculté à se transcender, à te créer des problèmes tout le temps, dans n'importe quelle partie du terrain... Ils ne s'arrêtent jamais, ils te pressent partout, ils veulent toujours marquer, et même quand ils marquent, ils vont continuer, t'assommer. Et ce qu'il y a en face, ils n'en ont rien à faire. Ils ont leur plan, et ils veulent juste te tuer, c'est tout.
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Le titre en C1, est-ce toujours un rêve, ou est-ce devenu un objectif ?
E.C : Gagner la Ligue des champions ?! On n'a jamais eu la prétention de dire qu'on pouvait gagner la Ligue des champions ! Jamais de la vie ! On reste Villarreal, le plus petit club des demies. Non, l'objectif était ailleurs. On savait qu'on pouvait faire de grandes choses contre des grandes équipes, mais après, le faire avec régularité, ça reste la chose la plus difficile dans le foot. Pour l'instant on le fait, mais si on perd contre Liverpool, les gens vont nous oublier.

La délivrance d'Etienne Capoue et de ses partenaires de Villarreal après leur qualification en demi-finale de Ligue des champions aux dépens du Bayern Munich

Crédit: Getty Images

N'en avez-vous pas marre d'être sans cesse qualifié de Petit Poucet ?
E.C : Pourquoi ? C'est la vérité ! On n'est pas favoris ! Regardez les autres équipes... Ici, il y a 50.000 habitants, et eux, leurs stades font 70.000 places... Non, ça ne nous dérange pas. On ne nous manque pas de respect en disant qu'on est le Petit Poucet. C'est juste la vérité.
Vous sortez d'un sacre en Ligue Europa, aux tirs au but contre Manchester United, quand même. C'était votre premier trophée, d'ailleurs...
E.C : Ce sentiment-là est incroyable. Surtout quand on en connaît la rareté. Dès que le gardien a arrêté le penalty, je me suis revu quand j'avais 8-9 ans, quand on gagnait des tournois avec mon équipe. Je suis retourné en enfance. Incroyable. (Silence) Imaginez si on gagne la Ligue des champions ? Wouaah, ce serait encore plus magnifique ! Ce ne sont que des rêves, tout ça. Mais rêver, c'est gratuit.

Etienne Capoue soulevant le trophée de la Ligue Europa 2021 avec Villarreal

Crédit: Getty Images

Pourquoi avez-vous opté pour Villarreal, en janvier 2021 ?
E.C : Moi-même, je ne m'attendais pas à venir ici. Je pensais que j'allais finir ma carrière à Watford, je m'y sentais bien, même si on était en D2. J'avais eu un transfert avorté l'été précédent, ça m'avait fait mal à la tête. Je savais que je pouvais encore jouer en D1 dans n'importe quel pays, donc descendre et te dire que tu dois tout recommencer à zéro, à plus de trente ans... ça a été un moment difficile, oui. Et Villarreal est venu comme ça, ça s'est fait en deux jours. Archi-rapidement. J'ai demandé : "C'est où, Villarreal ?". On m'a dit "au soleil, à côté de Valence. Tu vas jouer la Ligue Europa". J'ai dit "allez, on y va". Et j'ai joué mon premier match quatre ou cinq jours après.
Comment s'est passé votre rencontre avec votre entraîneur Unai Emery ?
E.C : Quand je suis arrivé, il m'a beaucoup parlé, pour comprendre son style de jeu, la culture de Villarreal. Et il m'a surtout donné l'opportunité de jouer directement. Franchement, si on en est là aujourd'hui, c'est beaucoup grâce à lui.

Unai Emery et Etienne Capoue lors du match Villarreal-Young Boys Berne en Ligue des champions.

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Ses séances vidéo sont-elles si usantes que ce qu'on en dit?
E.C : Moi, je ne regarde pas du tout de foot. Donc ça ne me dérange pas. Je sais qu'il ne fait pas cela par plaisir. Il le fait pour te donner un maximum d'informations. Donc il faut regarder, écouter, absorber toutes ces infos. Car toutes ces situations-là, en match, elles arrivent toujours. Et à la fin du match, tu te dis "le coach, il est vraiment trop intelligent". C'est ça qui m'a marqué. La passion qu'il met dans tout ce qu'il fait. La manière dont il arrive à nous transmettre ces émotions, c'est incroyable. Et on le suit aveuglément.
Vous êtes en contrat jusqu'en 2023. Vous voyez-vous finir votre carrière à Villarreal ?
E.C : Je me sens super bien ici. Maintenant, je vais me donner à fond chaque année, et on verra si je peux encore continuer. Moi, j'ai envie de continuer l'aventure avec Villarreal. Mais c'est entre les mains du club.

L'international français Etienne Capoue, tout sourire à Villarreal

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Propos recueillis à Villarreal par Patxi VRIGNON-ETXEZAHARRETA.
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