Il fait tellement partie des meubles que Marco Verratti ressemble à un grand témoin dans le procès qui touche le PSG. Le milieu parisien, arrivé au club en 2012, vient de boucler sa dixième saison avec le champion de France. Pour Le Parisien, il a accepté de répondre longuement aux questions des lecteurs du journal. Et, sans grande surprise, c'est l'élimination face au Real Madrid en 8e de finale de Ligue des champions qui aura constitué une sorte de fil rouge d'un entretien très complet.
"À ce niveau-là, en Ligue des champions, ce sont des matchs où tout peut aller très vite, estime Verratti. D’ailleurs, le Real l’a répété face à Chelsea et Manchester City. Madrid est une équipe qui a l’habitude de jouer ces matchs et de souffrir. Ici à Paris, on oublie parfois qu’il faut souffrir pour gagner. Et ça, on doit le comprendre tous ensemble : les joueurs, le club, les supporteurs. Nous sommes sur le terrain, mais il y a cette atmosphère autour qui fait qu’il faudrait toujours que nous gagnions 3, 4 ou 5-0. Mais le football, ce n’est plus ça. Il n’y a plus de petites équipes en Ligue des champions".
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Cette élimination surprise aura fait surgir bien des contestations au club et l'attitude des supporters a surpris l'effectif parisien, comme l'a confirmé Verratti dans un surprenant écho aux mots de Marquinhos après le boycott face à l'OM (2-1). "Je pense que leur colère n’est pas simplement liée aux résultats, avance l'Italien. Madrid a été le révélateur de tout ça, mais il y avait des attentes énormes au début de la saison. On disait : Leonardo et Nasser (Al-Khelaïfi) ont acheté des joueurs formidables, et aujourd’hui c’est leur faute si on ne réussit pas ? C’est trop facile…".

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Selon lui, la méthode employée par le CUP, entre grève des encouragements et célébrations en dehors du Parc, n'était pas la bonne. "Les supporteurs ont le droit de siffler mais pas pendant le match, estime-t-il. Pendant le match, on est tous ensemble. Parfois on n’avait plus l’impression de jouer à la maison. C’est dur à comprendre. On a besoin des supporteurs, et il y a d’autres manières de faire comprendre sa colère".
Dans son interview, Verratti réclame ainsi de la patience et un peu de mesure. "Ils ont le droit d’applaudir, de siffler à la fin des matchs, mais si on veut grandir tous ensemble, il ne faut pas tout jeter à la poubelle, dit-il. C’est dur, mais on a été éliminés par Madrid, une grande équipe. Imaginez si on avait été sortis par Villarreal comme le Bayern Munich, on ne serait même pas sortis du stade !".

Une banderole au Parc des Princes demandant le départ de Leonardo, 2022

Crédit: Getty Images

Dans le reste de son entretien, Verratti écume tous les sujets et forcément le plus brûlant d'entre eux : l'avenir de Kylian Mbappé. Alors que le Français a annoncé que sa décision était prise et que l'annonce ne devrait plus tarder, l'Italien, proche du Français, ne cache pas qu'il est impatient de connaître l'issue finale du dossier.
"Cela aura un impact sur le club quelle que soit sa décision, explique-t-il. C’est un des plus grands joueurs de la planète en ce moment donc on veut tous qu’il reste ici. Mais quand je parle avec lui, c’est plus pour rigoler. En football, quand on a quelque chose dans la tête, qu’une décision est proche, on n’en parle pas beaucoup. C’est sa décision, et je l’attends, comme vous. Quand je suis en repos et que je vois des notifications qui disent que Kylian est à Madrid, ça me donne mal au ventre (rires). Même si après il me dit : 'Tranquille, j’étais en vacances'. On attend tous de savoir".

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