Le PSG s'est fait épingler et devra s'acquitter de 10 millions d'euros. L'OM et Monaco ont aussi été sanctionnés par l'UEFA avec une amende de 300.000 euros chacun à la clef. Leur faute ? Avoir transgressé les règles du fair-play financier, comme cinq autres formations qualifiées en 2021-22 pour les compétitions européennes et soumises à ce titre au fair-play financier. Pendant ce temps-là, le FC Barcelone est lui encore passé entre les mailles du filet, ce qui en a agacé plus d'un.
"Certains clubs ont une dette de 1,8 milliard d’euros, ce n’est pas sain. Grâce à Dieu, ce que nous faisons c’est d’avoir zéro dette. Bien sûr, nous avons perdu de l’argent durant le Covid mais nous n’avons rien à cacher. D’autres clubs ont de grosses dettes. Et c’est le risque, le danger pour le football", a notamment lancé Nasser Al-Khelaïfi, lundi lors de la conférence Football Talks repris par RMC. Le président parisien est aigri. Et ça peut se comprendre.
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Alors que les trois pensionnaires de L1 devront se montrer bons élèves en respectant un plan de redressement sur trois saisons - sinon ils devront repasser à la caisse, et pas qu'un peu (65 millions pour le PSG et à 2 millions d'euros pour l'OM et l'ASM) -, le FC Barcelone peut poursuivre tranquillement ses activités. L'UEFA lui a certes demandé des informations complémentaires. Mais sinon, le club catalan peut se frotter les mains et attendre avec envie cette nouvelle saison européenne, où les Blaugrana voudront laver l'affront du dernier exercice avec leur sortie précoce dès la phase de poules de la Ligue des champions.

Joan Laporta

Crédit: Eurosport

Une raison simple l'explique : "La pandémie de Covid"

On parle pourtant d'un club qui était endetté à hauteur d'1,35 milliard d'euros et qui avait dû se séparer de Lionel Messi en août 2021, même si les Blaugrana pointent au cinquième rang des clubs de football qui génèrent le plus de revenus en 2020-2021 selon le cabinet Deloitte (582 millions). D'une formation qui a trouvé le moyen d'être l'un des grands animateurs du marché des transferts avec plus de 150 millions injectés sur le mercato cet été pour enrôler des joueurs de classe mondiale, à l'instar de Robert Lewandowski. Mais ce n'est pas un souci aux yeux de l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l'UEFA.
Alors pourquoi ? "Pour une raison simple : la pandémie de Covid, nous répond Ivan Cabeza, spécialiste espagnol de l'économie du sport et associé directeur chez Laudem Partners. Le Barça a pu prouver que son déficit était dû au Covid. Or, l'UEFA a laissé déduire pour le calcul du ratio, les pertes venant directement du Covid." Consciente de l'impact de la crise liée au Covid, l'instance européenne a en effet assoupli pour 2020-21 et 2021-22 sa règle imposant aux clubs engagés dans les compétitions continentales de ne pas dépasser les 30 millions d'euros de déficit cumulés sur trois saisons.

Laporta a réussi son coup

Surtout, Joan Laporta, le président blaugrana, a réussi son tour de passe-passe estival avec brio. Avec la vente d'actifs et de nouveaux sponsors, le Barça a assaini sa situation financière. La vente d'une partie des revenus issus des droits TV de la Liga au fonds d'investissement américain Sixth Street, la cession de 25% des parts de Barça Studios ou encore le contrat de sponsoring passé avec Spotify ont permis d'enregistrer un joli pactole dans les comptes blaugrana et ainsi de répondre aux exigences de la La Liga afin d'inscrire toutes ses nouvelles recrues. "Avec les ventes d'actifs durant l'été, avec un bénéfice d'environ 800 millions, la situation a été résolue. Le club a pu restructurer son bilan de manière normale", estime Ivan Cabeza.
D'après le quotidien madrilène Marca, l'UEFA s'interroge cependant sur ces fameux leviers mis en place par le Barça. Et se demanderait si cela peut coller avec les nouvelles réformes que l'instance souhaite mettre en place pour son gendarme financier. "Ce n'est pas un vrai souci. Les quelque 800 millions de profits récupérés changent tout pour l'avenir", balaye cependant d'un revers de main l'économiste espagnol, qui se penche de temps en temps sur la situation du Barça pour El Confidential ou encore El Mundo. En clair si le club catalan a peut-être misé gros pour son avenir en actionnant ces leviers, le Barça n'a pas de raison de s'inquiéter pour le fair-play financier à l'heure actuelle.
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