Vous n’êtes pas trop porté sur l’arithmétique ? Parfait. L’équation du jour est limpide. Si l’équipe de France s’incline face à l’Autriche, ce jeudi à partir de 20h45, elle sera reléguée en Ligue B de la Ligue des Nations. Tenants du titre, les Bleus sont déjà assurés de perdre leur bien. Mais le dessein "maintien" et l'importance du classement final en vue de l'Euro 2024 viennent donner un enjeu à ce match au Stade de France, autre que celui de préparer la Coupe du monde, du 20 novembre au 18 décembre prochain. Une préparation qui ne ressemble en rien à une répétition générale.
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Face à la cascade de blessés qui affaiblit l’effectif de Didier Deschamps, les conclusions pour le Qatar risquent d’être principalement individuelles, avec le cas d’Olivier Giroud en tête de gondole. Comment imaginer que le staff tricolore puisse tirer de nombreux enseignements tactiques, quand plus de la moitié de ses habituels titulaires lui font défaut ? Reste donc, outre une bonne dynamique globale à réenclencher, un classement général à améliorer et le but d’éviter le fiasco d’une dernière place du groupe synonyme de relégation. Pour cela, les Français sont maîtres de leur destin.

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Gagner, un point c’est tout

Sur le strapontin du relégué après quatre journées, les Bleus ne comptent que 2 points de retard sur leurs adversaires autrichiens. Puis ils se déplaceront dimanche au Danemark. Deux victoires et le camouflet sera évité. "L’objectif reste le même. La recherche de la performance, que ce soit dans le contenu ou le résultat", résume un laconique Deschamps, à la veille de la pénultième rencontre d’une compétition qu’il assume de considérer comme un tremplin, parlant de "deux derniers matches avant l’immense défi de novembre."
Même son de cloche du côté de Raphaël Varane. Le défenseur mancunien évoque "un moment important pour continuer à avoir un état d’esprit collectif" : "On sait par expérience que la force du groupe, c’est ce qui permet de gagner les grandes compétitions." Il veut rester champion du monde. Le reste… "Avant la Coupe du monde 2018, on n’avait pas eu de très bons résultats en mars, on avait eu quelques critiques et on avait vu naître une très grande force collective lors de la compétition", se remémore l’ancien joueur du Real.

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Pas seulement symbolique

Quand il était question de gagner la Ligue des Nations, le prestige balbutiant de ce trophée n’avait pas empêché Didier Deschamps et ses hommes d’en faire un objectif, il y a un an. Et même d’y voir une sorte de lot de consolation, après un Euro quitté dès les huitièmes de finale. Mais la culture de la gagne, à raviver, n’est pas celle du maintien, à apprendre. Surtout à quelques encablures d’un grand rendez-vous planétaire qui écrase tout. Dans les discours tricolores, l’importance de ne pas chuter en Ligue B n’est ainsi pas manifestée.
Toujours est-il qu’un tel déclassement ferait désordre, pour la nation championne du monde en titre. D’autant plus que la relégation française ne reposerait pas sur une baisse de régime à deux mois du Mondial ni donc sur la contrainte d’aligner à cette période de la saison une équipe B, sans Paul Pogba, N’Golo Kanté, Karim Benzema ou autre Hugo Lloris. La situation dans laquelle les Bleus se trouvent est significative. Terminer en queue d’un peloton constitué de la Croatie, du Danemark et de l’Autriche serait préoccupant par essence.
La campagne de qualification de la France pour l’Euro 2024 va aussi être conditionnée par les deux matches qui arrivent. Pour figurer dans le chapeau 1, lors du tirage au sort de la phase de qualification, le 8 octobre, il faut prendre place parmi les dix premiers de la ligue des Nations 2022-23. Pour cela, les Français doivent terminer au moins à la 3e place de leur groupe, et faire alors partie des deux ou trois meilleurs troisièmes de Ligue A, en fonction du résultat de l'Allemagne, pays hôte. La perspective paraît lointaine mais elle n'est pas à négliger.

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