AFP

Ligue Europa : Qualifié au bout de la nuit, Séville est toujours là pour défendre son trophée

Séville, avec le coeur du champion

Le 14/04/2016 à 23:54Mis à jour Le 15/04/2016 à 02:07

LIGUE EUROPA - Le FC Séville, double tenant du titre, est toujours en course dans cette Ligue Europa. Battus dans le temps réglementaire par l'Athletic Bilbao jeudi soir, et donc poussés dans une prolongation après leur victoire à l'aller, les Sévillans se sont qualifiés pour les demi-finales au bout du suspense et d'une séance de tirs au but (1-2, 5 t.a.b. à 4) en quart de finale retour.

Bilbao s'était pourtant mis en bonne position pour l'exploit avec l'ouverture du score d'Aduriz à la 57e minute, son dixième but de la saison dans la compétition avec l'involontaire assistance de Soria, le gardien de Séville. Gameiro égalisait deux minutes plus tard, mais Raúl García, d'une tête lobée (80e), emmenait logiquement les 22 acteurs en prolongation.

Gameiro libère Séville malgré les crampes

Volontaires, appliqués tactiquement, les joueurs d'Ernesto Valverde ont offert une superbe prestation à partir de la seconde période, dominant de la tête et des épaules lesdoubles tenants du titre. La prolongation restait sur cette même intensité. Susaeta manquait un face-à-face à la 97e. Deux minutes plus tard, le poteau puis San José sur sa ligne sauvait l'Athletic. Irrespirable.

Au bout de l'usure, Beñat manquait complètement son tir au but, le quatrième des siens et le seul raté de la séance. Cruel pour le milieu de Bilbao, excellent pendant la rencontre. Jusqu'à son terme, ce match écrivait sa dramaturgie en lettres capitales, celles que l'on n'oublie pas. Gameiro, perclus de crampes juste avant le coup de sifflet final, trouvait la force pour s'élancer et crucifier Bilbao d'un maître tir au but en lucarne.

Gameiro, buteur et décisif, pour Séville face à Bilbao

Gameiro, buteur et décisif, pour Séville face à BilbaoAFP

Séville a eu très peur, mais le double tenant du titre est toujours en vie. La première période des Sévillans a montré toute la qualité d'une équipe taillée pour sa propre succession. Mais incapables de remonter leur bloc et de se montrer dangereux comme ils avaient su le faire avant la mi-temps, les hommes d'Unaï Emery ont subi, s'exposant à la qualité de passe du milieu de terrain basque.

Ils ont su faire le dos rond et résister tant bien que mal jusqu'au coup de sifflet final. Cela a suffi pour cette fois mais le sort aurait pu être tout autre. Les promesses sont bien là pour les demi-finales que l'on ne peut qu'espérer aussi palpitantes.

0
0