Getty Images

Avant Bilbao - Marseille : Ne rien changer, la recette de l'OM pour tenir

Ne rien changer, la recette de l'OM pour tenir

Le 15/03/2018 à 01:12

LIGUE EUROPA - Vainqueur 3-1 au match aller, l'OM est en ballotage favorable avant d'aborder le 8e de finale retour de la Ligue Europa sur le terrain de l'Athletic Bilbao. Mais de quoi auront besoin les Marseillais pour ne pas se faire peur à San Mamès ?

"Cette année, on va aller en quarts de finale car avec Mitroglou, on a notre nouveau Brandao !" Cette boutade fait beaucoup rire Marvin, supporter olympien abonné à l'humour pinçant chez les Dodgers. Malgré son âge, ce jeune supporter d'une vingtaine d'années se souvient que la dernière fois que l'OM a passé le stade des 8e de finale d'une Coupe d'Europe, c'était grâce à son ancien attaquant brésilien. Buteur après un contrôle mémorable du dos, Brandao avait permis à l'équipe de Didier Deschamps de marquer sur la pelouse de l'Inter Milan. Même si les Italiens l'avaient finalement emporté (2-1), ils se retrouvaient éliminés de la Ligue des champions en raison de la victoire de l'OM au match aller (1-0).

Cette saison, Mitroglou peut-il imiter Brandao en marquant ce fameux but à l'extérieur ? L'attaquant grec a tout en cas bien préparé cette rencontre en trouvant le chemin des filets juste après son entrée en jeu à Toulouse (1-2), dimanche dernier. Et l'OM a repris sa dynamique de succès.

" Compter sur notre avance du match aller, ce serait une grande erreur."

Forts de leur victoire à l'Orange Vélodrome (3-1), les Marseillais abordent le match retour avec une certaine sérénité. Auteurs d'une rencontre aboutie, les coéquipiers de Steve Mandanda regrettent simplement le penalty accordé et transformé par Aduriz pour les Espagnols. "On connaît l'importance de ce but à l'extérieur, soupire ainsi Dimitri Payet. Il faudra maintenant jouer pour gagner à San Mamès. C'est comme ça que l'on doit finir le travail !" Et Rudi Garcia d'enfoncer le clou : "On ne vient pas pour jouer le 0-0, explique le coach marseillais. Et on ne va pas rester dans notre surface. Compter sur notre avance du match aller, ce serait une grande erreur."

Rudi Garcia

Rudi GarciaGetty Images

Dans la peau du favori avant ce déplacement à Bilbao, l'OM se remémore également qu'il a déjà tenu tête aux Basques. C'était il y a deux ans. Et Michy Batshuayi avait trouvé la faille dans la défense ibérique. Malgré le nul obtenu (1-1), l'OM quittait la Coupe d'Europe au stade des 16e de finale. "La donne a changé, explique Maxime Lopez. Cette fois, on a l'avantage. Mais il faudra tenir. Car je regarde souvent les matchs espagnols. Et l'ambiance de San Mamès est très chaude. Il ne faudra pas s'affoler si on prend un but."

Mandanda et Rami en habitués de San Mamès

Pour éviter de se faire peur, Garcia a décidé de présenter une équipe résolument portée vers l'offensive. "Mon discours, c'est d'attaquer comme on a pu le faire au match aller, poursuit le technicien de l'OM. Il faut marquer des buts et gagner ce match." Afin de refaire son retard, Bilbao a prévu de mettre d'entrée la pression sur l'OM. Une stratégie dont le club olympien veut profiter. "Je sais que le début de la rencontre sera très rythmé, analyse encore Garcia. Mais on aura des espaces dans leur dos. A nous d'en profiter pour contrer cette équipe." Vainqueurs ce week-end à domicile de Leganés (2-0), les Basques ont bien préparé la réception de l'OM. Ils remontent ainsi à la 12e place de la Liga et reprennent confiance avant ce match "très important" pour les deux équipes selon José Angel Ziganda, l'entraîneur de Bilbao.

Si l'OM devait peiner pour marquer à San Mamès, Rudi Garcia peut faire confiance à Steve Mandanda pour (très) bien garder sa cage. Homme du match à Toulouse, le gardien marseillais est en forme internationale. Seul rescapé avec Florian Thauvin de l'expérience malheureuse de 2016 à Bilbao, Mandanda sait ce qui l'attend. "On va devoir affronter une équipe super motivée qui va évoluer devant un public très chaud", analyse le capitaine de l'OM qui pourra compter sur le soutien de 800 fans marseillais en Espagne.

Lucas Ocampos - OM Marseille

Lucas Ocampos - OM MarseilleGetty Images

Et ce n'est pas Adil Rami qui va le contredire. Car l'ancien défenseur du FC Séville connaît également très bien l'enceinte basque. Il a plusieurs fois tenu tête aux attaquants de Bilbao. "Je sais comment ça se passe là-bas, lance-t-il. Mais on est prêt pour ce grand match." Remonté comme une pendule après le penalty injustement sifflé contre lui à l'aller, Rami croise les doigts pour que l'OM ne soit pas victime d'une nouvelle erreur d'arbitrage. Il devrait apprécier la nomination par l'UEFA d'Anthony Taylor pour cette rencontre. Ce Britannique de 39 ans est escorté d'une très bonne réputation en Premier League.

De notre correspondant à Marseille,

Vincent Bantit

0
0