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Mandanda : "Il ne faut pas chercher de coupable, c'est une sortie de balle qu'on fait régulièrement"

"Il ne faut pas chercher de coupable, c'est une sortie de balle qu'on fait régulièrement"

Le 17/05/2018 à 00:57Mis à jour Le 17/05/2018 à 11:07

LIGUE EUROPA - La finale de l’Olympique de Marseille a basculé mercredi sur un événement aussi cruel qu’inattendu : un contrôle complètement raté de Zambo Anguissa qui a ouvert les portes du paradis à Antoine Griezmann. Impitoyable, le Français a réussi ce que Valère Germain avait manqué un quart d’heure plus tôt. Cruel parallèle qui résume ce qui sépare les deux équipes.

On a coutume de dire qu'un match de haut niveau bascule sur des détails. Sur des petits riens qui font un grand tout. Mercredi soir, au cœur d'un Parc OL bruyant au possible, l'Olympique de Marseille l’a vérifié, s’inclinant très lourdement face à l'implacable Atlético (0-3). Malgré une entame globalement réussie et qui laissait présager du meilleur, les Phocéens se sont ramassés et ont terminé la soirée médaille de perdant autour du cou et le bec dans l'eau.

L'Atlético est un tueur silencieux à qui il ne faut pas donner de munitions. S'il l'ignorait avant cette funeste soirée, Zambo Anguissa ne l'oubliera jamais. Comme Steve Mandanda et le reste de ses partenaires, punis à la première occasion. Celle-là même que, Valère Germain, dans des conditions différentes et de l’autre côté du pré, avait gâchée quelques minutes auparavant.

Vidéo - "L'erreur de Zambo Anguissa, c'est interdit à ce niveau-là"

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Vingt-et-unième minute de la finale. Au cœur de sa surface, Steve Mandanda décide de relancer court sur Zambo Anguissa, qui traine une quinzaine de mètres devant lui. Plein axe, l’international français délivre une passe à ras de terre que le milieu de terrain transforme inexplicablement en présent pour Antoine Griezmann, via une remise de Koke. Son contrôle est catastrophique. Le meilleur buteur du dernier Euro file ouvrir le score. L'Olympique de Marseille, qui se tenait bien droit depuis le début de la finale, courbe l'échine.

Garcia : "C'est du 50-50"

Comme de nombreux Olympiens, Steve Mandanda s'est arrêté en zone mixte pour refaire le match. Et, évidemment, il s'est expliqué sur l’action de la vingt-et-unième minute, celle qu’on reverra encore dans trente ans parce qu’elle est (malheureusement) destinée à entrer dans l’histoire. Se sent-il coupable ? Sa réponse fuse : "Il ne faut pas à chercher de coupable. On perd en équipe. Cette action, c'est une sortie de balle qu'on fait régulièrement et, aujourd'hui, on l'a payée (sic)." Très cher.

Vidéo - Finale - Garcia : "Sur le premier but, les torts sont partagés"

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Rudi Garcia, en conférence de presse, a livré sa version du raté marseillais. Pour lui non plus, il n'y a pas de coupable. Mais deux responsables. Un accord à l'amiable, en quelque sorte. "Ce n'est pas très important car le mal est fait désormais... mais les torts sont partagés. C'est 50-50". A partir de là, l'Olympique de Marseille a commencé à baisser de pied, jusqu'à plonger au début de la seconde période, bien "aidé" aussi par la sortie prématurée de Dimitri Payet. Un deuxième but après la pause, un dernier juste avant la fin, dans un coin de la surface qui aurait pu sourire à Valère Germain en début de soirée.

On jouait alors la quatrième minute et, déjà, l'OM avait laissé passer sa chance. Le principal intéressé ne s'est pas caché non plus. Comment a-t-il gâché la première grosse occasion du match apportée sur un plateau d’argent par Dimitri Payet ? "Je voulais la mettre fort au premier poteau car j'ai vu qu'il (Oblak) partait de l'autre côté. Je n'ai pas revu l'action mais je l'ai complètement loupée. Je ne sais pas quoi vous dire. Peut-être aurait-on gagné. Ou non… Et puis, à partir de là, on prend un premier but sur une petite erreur, malheureusement. Contre l'Atlético, on a toujours l'impression qu'on peut… et on ne peut pas." Tout est résumé dans cette dernière phrase. Germain aura été efficace là où on l'attendait le moins : en zone mixte. Dommage.

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