Le gros bonnet : Manchester United

  • Pourquoi le titre est pour eux : Avant l’arrêt forcé des compétitions, Manchester United brillait par son inconstance et devait davantage ses succès continentaux à la relative faiblesse de ses adversaires qu’à une véritable maîtrise de son sujet. Mais Bruno Fernandes s’est vite adapté, Paul Pogba est revenu et la donne a radicalement changé. Après une fin de saison en boulet de canon en Premier League (3e), les Red Devils semblent parfaitement armés pour rafler une nouvelle Ligue Europa. Leur large succès à Linz en 8e aller (0-5) et la perspective d’un quart face à un adversaire sans référence à ce niveau (Copenhague ou Basaksehir) leur permet en outre d’aborder la suite avec sérénité.
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  • Pourquoi ça risque de coincer : Ce sprint final mené à tombeau ouvert en championnat pourrait justement peser dans les jambes des protégés d’Ole Gunnar Solskjaer. Physiquement d’une part, mais aussi mentalement. D’ores et déjà qualifiés pour la prochaine C1, les partenaires d’Anthony Martial trouveront-ils des ressources supplémentaires pour enchaîner les victoires jusqu’à fin août ? En fin de compte, le principal adversaire de Man United, c’est peut-être Man United lui-même.

Anthony Martial, en compagnie de Paul Pogba, après son but pour Manchester United contre Sheffield en Premier League le 24 juin 2020

Crédit: Getty Images

L’ambitieux frustré : Inter Milan

  • Pourquoi le titre est pour eux : Se focaliser uniquement sur Manchester United serait malgré tout une erreur, car l’Inter Milan aura aussi son mot à dire. Renforcés à grands coups de noms clinquants (Romelu Lukaku, Alexis Sanchez, Christian Eriksen…) et désormais dirigés par Antonio Conte, les Nerazzurri n’avaient pas fait mystère de leurs ambitions pour cette saison. Des ambitions déçues jusqu’alors, puisque le club lombard a fini 3e de son groupe en Ligue des champions et n’a pas titillé la Juventus jusqu’au bout en championnat. Il ne lui reste donc plus que la C3 pour ne pas finir bredouille.
  • Pourquoi ça risque de coincer : Parce que Conte a fracassé sa direction samedi soir, affirmant que son travail n’avait "pas été reconnu" et que le club était "faible". Un départ du technicien italien à court terme paraît inéluctable et difficile, dans ces conditions, de se préparer à des échéances européennes. Surtout que Getafe, l’adversaire des Milanais mercredi (21h) n’a rien de la victime idéale.

Antonio Conte lors de Inter - Torino en Serie A le 13 juillet 2020

Crédit: Getty Images

Le vieil habitué : FC Séville

  • Pourquoi le titre est pour eux : Triompher en C3, le FC Séville sait faire. La formation andalouse détient d’ailleurs le record de victoires finales dans l’épreuve, avec cinq sacres (dont un probant triplé entre 2014 et 2016 sous les ordres d’Unai Emery). Les Nervionenses ont par conséquent l’habitude de ces rendez-vous couperets. Une expérience à laquelle viendra s’ajouter la confiance engrangée tout au long d’une fin de saison réussie en Liga (4e).
  • Pourquoi ça risque de coincer : Le parcours menant jusqu’à la finale sera vraisemblablement semé d’embûches pour Lucas Ocampos et ses coéquipiers. Ceux-ci devront d’abord se défaire d’une AS Rome qui a remporté sept de ses huit derniers matches de Serie A. S’ils y parviennent, ils pourraient se retrouver face à Wolverhampton - en ballottage favorable après avoir accroché l’Olympiakos au Pirée en 8e aller (1-1) - et cela n’aurait absolument rien d’une sinécure. Enfin, il faudrait peut-être affronter Manchester United en demie. Tout sauf évident, donc.

Lucas Ocampos (Sevilla)

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Le poil à gratter : Bayer Leverkusen

  • Pourquoi le titre est pour eux : Pas grand monde ne se méfie du Bayer Leverkusen. Et pourtant, le 5e du dernier championnat d’Allemagne a de sérieux arguments à faire valoir. La qualité du jeu déployé, tout d’abord, qui a ravi les observateurs et mis le FC Porto au supplice au tour précédent (2-1, 3-1). Mais aussi le talent de sa pépite Kai Havertz, capable de faire la différence à n’importe quel moment. Sans oublier que son entraîneur, Peter Bosz, avait guidé l’Ajax Amsterdam en finale de la compétition en 2017.
  • Pourquoi ça risque de coincer : La belle mécanique rouge et noire s’est grippée en juin (deux victoires lors des cinq dernières journées de Bundesliga, une défaite contre le Bayern en finale de la Coupe d’Allemagne), laissant échapper son billet pour la prochaine édition de la Ligue des champions. Les Rhénans vont donc devoir relancer une dynamique positive sans tarder. Il faudra en outre espérer que Havertz, ardemment sollicité par de très grands clubs du Vieux Continent, n’ait pas déjà la tête ailleurs.

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